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  • Silence 7 décembre 2008 13:25

    C’est bien de voir des articles sur ce sujet, dommage qu’il soit si mal noté.

    Je suis globalement d’accord avec vous. La démarche la plus sensée serait de maintenir une présence humaine a minima sur l’ISS, de se concentrer sur la recherche d’un moyen sûr et peu onéreux d’accéder à l’orbite basse, (par exemple la technologie du "statoréacteur à éjecteur" qui permettrait de faire voler de véritables avions spatiaux), et de laisser du champ aux initiatives privées.
    Mais il me semble que vous omettez un facteur essentiel dans la politique spatiale actuelle des Etats-Unis, qui risque pas vraiment de disparaître : la puissance du complexe militaro-industriel.

    Le problème tient à l’histoire et aux origines de la Nasa : ce mastodonte, né en plein coeur des Trente Glorieuses, dont le but était de réaliser l’impossible - parvenir, en moins d’une décennie, à expédier un Américain sur la Lune et le ramener vivant. Un objectif brillamment rempli, au prix d’une mobilisation de ressources colossales. Mais voilà, avec la crise la Nasa s’est vu confier des missions bien plus modestes ; la gigantesque administration, et l’énorme complexe militaro-industriel qui lui est associé, se sont alors mis à craindre la cure d’amaigrissement. Voilà pourquoi ils ont systématiquement privilégié des solutions complexes et coûteuses, avec à la clé retards, dépassements budgétaires, et finalement des programmes annulés. Le fameux "X-33", que vous citez, en est la parfaite illustration. La Nasa n’était plus un moteur, mais un boulet pour la conquête de l’espace.

    La meilleure solution pour briser ce cercle vicieux aurait été de démanteler la Nasa, mais il aurait alors fallu affronter le puissant lobby militaro-industriel - particulièrement inimaginable pour Bush, car ses amis et soutiens en font partie.
    La seule possibilité qui restait à l’administration Bush était de rendre à la Nasa sa "raison d’être", en lui confiant un objectif ambitieux (la Lune) sans augmenter fortement son budget. Voilà pourquoi la Nasa s’est mise à procéder "à l’économie" et à faire du neuf avec du vieux. Reste à savoir si davantage de résultats en sortiront...

    Personnellement, je ne crois pas qu’Obama va renoncer à la Lune. D’abord parce que pour lui, l’heure n’est pas aux économies, mais à la dépense : les sommes en jeu sont après tout modestes comparées à celles engagées dans les différents plans de relance, y compris en France, et les dépenses spatiales génèrent elles aussi de l’activité économique.
    Et ensuite parce que si jamais il suivait votre conseil et déclarait : "No, we can’t ", alors Chinois, Russes et Indiens s’empresseraient de lui répondre : "You can’t... but we can !"



  • Silence 22 novembre 2008 15:11

    Tout ce que cette étude démontre, c’est que différents groupes de populations humaines ont longtemps vécu isolés les uns des autres, point. Il n’y est pas question des "phénotypes", qui sont, je le rappelle, les caractères visibles.



  • Silence 21 novembre 2008 19:11

    @ sisyphe :

     Bien sûr que la science identifie des "populations" et "sous-populations" dans l’espèce humaine (qui sont d’ailleurs identifiées par des séquences de nucléotides qui n’influent pas sur le phénotype).
    Cependant le mot de "race" implique un lien entre des différences culturelles et sociales et celles, indiscutablement héréditaires, de l’apparence. Autrement le concept est vide de sens. Zemmour a la peau claire et son interlocutrice la peau foncée, et alors ? Si c’était leur seule différence, ça mériterait à peine qu’on le mentionne.
    Le concept de race ne fonctionne que lié à d’autres caractéristiques que la couleur ou la forme du visage. On le voit bien avec les commentaires précédents sur l’Autriche et Haiti : et là, où sont les études scientifiques ? On retombe sur l’argument des Romains, qui voyaient les Germains comme des animaux parce qu’ils vivaient dans des huttes et qu’ils ne savaient pas écrire.



  • Silence 21 novembre 2008 18:01

    Difficile de juger Zemmour sans savoir ce qu’il voulait dire au juste.
    "Les races existent " : oui, mais uniquement dans l’esprit des gens. Scientifiquement ce terme n’a aucun sens.

    Les races telles qu’on les connaît aujourd’hui n’ont pas toujours existé : elles sont apparues avec les grands échanges commerciaux et la volonté de catégoriser le monde en grands ensembles. Auparavant, l’Afrique par exemple n’était pas peuplée "de Noirs", mais d’une multitude de peuples très différents, aussi bien par leur culture que par leur physique, qui se trouvaient avoir tous la peau sombre. Une couleur de peau différente ne marquait pas quelqu’un comme "membre d’une race", mais simplement comme un étranger très exotique.

    Les races peuvent très bien cesser d’exister  : il suffit qu’on arrête d’y croire. Et ça n’a rien de ridicule.
    Un exemple : dans l’Antiquité, les Romains considéraient les Germains comme une "race" inférieure, à peine plus élevée que des animaux. (Selon certains, cela justifiait une colonisation pour "civiliser" ces peuples, selon les mêmes méthodes suivies en Afrique près de 2000 ans plus tard : présence militaire, éducation à Rome des jeunes des élites, etc...) Avoir un type "germain" était source de discrimination.
    Aujourd’hui, plus personne ne voit des "races" différentes dans les population européennes...

    De plus la notion de "race" est toute relative : les Tutsis et les Hutus se voient sûrement comme des races différentes, là où le reste du monde ne voit que des "noirs".

    Et vouloir faire disparaître les races se justifie, car lorsqu’elles existent, le racisme n’est jamais très loin : il suffit qu’un antagonisme ou une tension apparaisse.

    Toutefois, faire comme si les races n’existaient pas, alors qu’elles sont encore bien présentes dans les esprits, est inefficace : cela ne réduit pas le racisme, mais le rend au contraire plus insaisissable.
    C’est peut être ce que Zemmour voulait dire : il ne faut pas se voiler la face devant la réalité des races dans l’esprit des gens...



  • Silence 21 novembre 2008 16:16

    Personne ne peut nier que Chavez, contrairement à beaucoup d’autres, a su redistribuer les richesses.
    Quand à savoir s’il est un dictateur... Sa défaite lors du dernier référendum sur la Constitution est une réponse sans appel ! Les vrais dictateurs ne perdent jamais, c’est bien connu.
    Chavez a clairement des tendences autoritaires et un ego surdimensionné (il n’est pas le seul), mais le Venezuela dispose d’élections libres, de partis et de médias d’opposition (même si la télévision est aux mains du pouvoir).
    La vraie question n’est pas là : il faudrait plutôt se demander si Chavez et son gouvernement ont su améliorer les infrastructures, les écoles et les hôpitaux, combattre la corruption et favoriser la croissance non pétrolière.
    Et là, difficile de se faire une idée précise, tant Chavez est honni par les Etats-Unis et leurs partisans, et adulé par les altermondialistes.
    Un volontaire pour devenir l’envoyé spécial d’Agoravox au Venezuela ? smiley

    (Et n’allons pas faire des comparaisons avec le Vietnam : c’est aujourd’hui une dictature capitaliste, comme autrefois la Corée du Sud et Taiwan)

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