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Slim GAIGI

Slim GAIGI

Homme qui cherche à comprendre le monde et à embrasser ce qui mérite de l’être.
Mon parcours est très varié et je revendique ma pluridisciplinarité comme une force ; j’ai une formation scientifique universitaire (Math, Physique) mais je me suis orienté vers les Arts vivants (Musique et Théâtre principalement).
Mon parcours professionnel est à l’avenant puisque j’ai touché à la communication, au développement informatique en passant par le commercial et bien sûr à l’enseignement (artistique notamment).

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  • Slim GAIGI Slim GAIGI 21 janvier 2011 10:20
    « ce que vous dite reviendrait à dire : »changeons de voiture, et après on verra si on doit le faire et si on peut le faire.". 

    et s’il y avait une troisième solution plus favorable ?"

    Non ce n’est pas ce que je dis.
    Je dis que l’analyse de l’auteur est une analyse fermée, qui est à une échelle micro systémique alors qu’on pourrait la qualifier de macro économique paradoxalement.
    Et je dis donc que l’auteur défend visiblement une thèse qui moi me semble très limitée et surtout plus du tout d’actualité.

    Pour reprendre l’image de la voiture et du moteur que vous utilisez, je prétends effectivement qu’il est grand temps de changer car le diagnostic a déjà été réalisé et il est terrible ; seul un inconscient continuerait de rouler dans ce véhicule qui n’a plus de freins et qui a la pédale d’accélérateur enfoncée quoique l’on fasse. A un moment, le mur on va le rencontrer...

    Bref, je comprends qu’il soit particulièrement malaisé de changer de paradigme ; nous sommes éduqués pour penser dans le moule du système sans imaginer que ce moule on peut le changer. Alors certes, on peut penser dans le moule, vivre dans le moule, souffrir dans le moule, crever dans le moule, mais on peut tenter de dépasser ce moule, ce que ne fait pas l’auteur.

    Le système actuel n’est pas réparable ou alors c’est de la sémantique (on répare tellement de choses que ça n’est plus le même système...). Il faut le changer et personnellement je travaille sur ces questions depuis quelques mois voire quelques années, en tous cas suffisamment pour savoir que d’autres alternatives systémiques existent et qu’elles méritent d’être étudiées.
    J’ai moi aussi longtemps cru que le système dans lequel nous étions était une sorte de système « naturel » issu d’une histoire quasiment indépendante de la volonté humaine résultat d’une auto organisation systémique.
    Et puis je me suis penché sur la question un peu plus en profondeur et j’ai compris comment fonctionnait le système et quelle était son histoire.
    Au final, peu m’importe que son histoire soit purement auto évolutive ou purement politique, il apparaît qu’il est tout simplement nuisible à l’humanité.
    Certains prospèrent grâce à ce système et c’est d’ailleurs pourquoi il est entretenu par ses bénéficiaires. Mais la grande majorité en est plutôt victime et cette majorité gagne en masse malheureusement.
    Personnellement j’ai décidé de ne pas être une victime consentante déjà en étant une victime consciente.

    Est-ce que l’auteur a conscience d’être prisonnier d’un schéma de pensée ?
    Je suis disposé à remettre mon schéma en cause comme je l’ai déjà fait auparavant, mais il me faut du logos, de l’argumentation et je ne valide pas ceux proposés par l’auteur qui visiblement tient à faire son analyse à un niveau sub systémique quand il faut désormais passer au niveau supérieur.
    A revoir donc...


  • Slim GAIGI Slim GAIGI 20 janvier 2011 12:16

    L’auteur est un économiste, çàd quelqu’un qui veut croire que son analyse est purement technique et que quelques équations sauront lui donner raison.

    C’est oublier que cette analyse n’a de sens que dans un modèle économique donné et celui qui est utilisé par l’auteur, est celui qui démontre, semaine après semaine, qu’il est cancérigène à l’humanité.

    Dans un système intrinsèquement vicié, on peut faire tous les calculs à une moindre échelle que l’échelle systémique, qui semblera démontrer ce que l’on veut démontrer (ici l’auteur veut discréditer la proposition du retour à la monnaie souveraine nationale).
    Mais en changeant de paradigme économique, ce calcul n’a plus aucun sens.

    Et plutôt que de se pencher sur la question fondamentale « Est-ce que le système actuel est efficace pour répondre aux besoins de l’humanité ? » l’auteur reste implicitement sur l’idée que le système est tel qu’il est et qu’il faut bien faire avec parce qu’il ne changera pas.

    C’est donc un article de technicien, celui qui a le nez dans le guidon et qui ne prend pas de recul sur la machine qu’il entretient ; il verrait que cette machine qu’il croit connaître si bien est une aberration dans son résultat global.
    Nous devrions plutôt encourager ce technicien à mettre sa matière grise au service d’une imagination fertile et utile sur comment changer de système plutôt que de faire des réparations de fortune sur un moteur qui est devenu fou.


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