En arrêtant de mettre en avant dans le débat l’infime partie de la population que sont les nantis dont vous parlez tant, qui de toute manière paient d’autres formes d’impôts beaucoup plus contraignants (ISF, opérations boursières, CSG sur leurs épargnes...) et qui de toute manière n’ont jamais intéressés les français mais qui reviennent constammant dans les diatribes gauchistes, la véritable inégalité devant l’impôt se situe au niveau des classes moyennes, au niveau des 90 autres %.
Les biens necessaires sont taxés à 5.5% : produits alimentaires, transports, cantines scolaires, livres, abonnements électricité et de gaz, travaux de rénovation et d’entretien des logements (et 2.1% pour les médicaments, la presse) et ne sont pas intéressés par la TVA sociale. Les produits nécessaire à la vie de tous les jours, on pourrait même dire tous les biens d’utilisation courante, sont bien taxés à 5.5% et leur imposition pèse peu sur les revenus des ménages, avec donc une certaine « justice ».
Les autres biens de consommation relèvent bien d’une utilisation exceptionnelle OU d’un luxe, et en faisant l’exercice, vous ne trouverez que peu de biens de consommation nécessaire à 19.6%. A ce titre, ils pèsent d’autant plus sur les ménages que ceux-ci en consomment, donc que leurs revenus sont élevés (ceci lorsqu’on ote les 10% de la population tant décriée dans les commentaires), avec donc une certaine « justice » et même d’une certaine façon solidaire au final.
On en vient après à la question de qui doit payer des impôts, s’il est normal que certaines personnes sont plus riches que d’autres et qu’ils ont de ce fait moins de difficultés fiancières... Toujours est-il que plus nos revenus sont élevés plus on paie d’impôts en France, quelque soit l’impôt, et à part les quelques dérives de l’ISF connues ces dernières années, l’imposition des ménages reste en France assez juste.
Et payer des impôts, c’est être responsable et redevable envers la société à laquelle on appartient et qui de ce fait nous offre ses services, qui nous sont nécessaires. Et du fait que tout le monde y est soumis, la TVa est certainement l’impôt le plus responsabilisant, donc celui auquel il ne faut pas toucher.
Notons toutefois que deux pays ont déja mis ne place une TVA sociale, Le Danemark depuis 16 ans et l’Allemagne depuis 6 mois. Pas de hausse notoire des prix, et une nette reprise de l’économie... Donc beaucoup de bruit pour rien...
Une politique favorisant l’offre ? Normalement, si les industriels jouent le jeu, cela entraîne une diminution des prix. Il le feront pour l’export car ils ont tout à y gagner, alors pourquoi pas sur le marcher intérieur (où ils ont aussi tout à y gagner) ?
On peut donc se demander si l’impact de la TVA sociale sera vraiement important. Vue qu’il y a plus de gens qui paient la TVA qu’il n’y en a qui paient les charges sociales (sans compter ceux qui sont sous régime spéciaux), on pourrait même assister à la baisse de certains prix.
De plus la mesure pourait être bénéfique pour l’emploi (diminution des localisations, création de postes si le volume d’exportations de la France augmente) et même profiter à l’augmentation des salaires.
Le principal risque de telles mesure se situe au niveau des revendeurs et en premier lieu des chaines de supermarchers qui risquent de profiter de cette aubaine pour conserver les vieux prix en y ajoutant la majoration de TVA. Et c’est peut-être là qu’il faudrait avoir des garanties.
Une politique de l’offre peut avoir des aspects de chimères diaboliques pour les forces de gauche et/ou des contribuables, mais cela peut faire augmenter la croissance et donc être profitable pour tous. Une vraie projection chiffrée srait intéressante, avant même les réflections préliminaires sur une telle loi ; mais pour l’instant.. nada !