C’est pourquoi, il est essentiel de réhabiliter notre langue : c’est
elle qui nous permet de nuancer notre pensée, c’est grâce à elle que
nous pouvons raisonner, argumenter.
ce que j ai mis en caractere gras est totalement faux
pouvoir nuancer nos pensées est offert par notre lexique . connassance des mots et de leur signification
raisonner , est lée a notre observatoin notre analyse notre logique etc .
argumenter est cette capacité a mettre en evidence des points pour appuyer notre raisonnement .
bref ....
sans pour cela nier l’ utilité de l orthographe et de la construction des phrase ; vous pourrez constater que votre othograp^he n est pas l appanage de la phrase que j ai souligné ; vous en faite vous meme la preuve en optant pour un raisonnement faux .
@Séraphin Lampion : ils peuvent même servir de caution pour démontrer que la presse est libre
ils ont bien retenu la leçon écrite dans dialogue aux enfers
« — Machiavel : Dans les pays parlementaires, c’est presque toujours
par la presse que périssent les gouvernements, eh bien, j’entrevois la
possibilité de neutraliser la presse par la presse elle-même. »
Cette manipulation commence par un contrôle des publications, puis
par une organisation des journaux afin de donner l’impression de liberté
de la presse. Le bruit causé par le flot d’informations permet alors de
dissimuler le fait que l’essentiel n’est jamais mis en cause, et que
seules des anecdotes insignifiantes font la une :
« [...] Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles
dévouées à mon pouvoir. [...] on verra des feuilles, dévouées à mon
gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une
foule de tracas. [...] remarquez bien que jamais les bases ni les
principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont
je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche,
qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. »
L’étape suivante est de se mettre en scène. Et le premier point
consiste à étourdir l’opinion publique, par des annonces faites à
l’improviste, sans hésiter à dire une chose et son contraire ; cela
permet de discréditer ses adversaires et de diriger les émotions des
masses :
« [...] À l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je
puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de
politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits,
je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le
vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant
les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille
l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des
déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des
ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais
compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je
puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je
sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la
retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans
le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois
d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai
la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui
m’unit aux mouvements de mon peuple. »
Pour cela, il faut imposer aux journaux un droit de relecture, ce qui
passera pour une censure honnête, et déjouera les accusations de
complot et d’hypocrisie :
« [...] J’obligerai les journaux à accueillir en tête de leurs
colonnes les rectifications que le gouvernement leur communiquera ; les
agents de l’administration leur feront passer des notes dans lesquelles
on leur dira catégoriquement : Vous avez avancé tel fait, il n’est pas
exact ; vous vous êtes permis telle critique, vous avez été injuste,
vous avez été inconvenant, vous avez eu tort, tenez-vous-le pour dit. Ce
sera, comme vous le voyez, une censure loyale et à ciel ouvert. [...]
et tandis qu’on se disputera, qu’on donnera les interprétations les plus
diverses à mes actes, mon gouvernement pourra toujours répondre à tous
et à chacun : Vous vous trompez sur mes intentions, vous avez mal lu mes
déclarations ; je n’ai jamais voulu dire que ceci ou que cela. »
Le bruit occasionné par l’agitation du gouvernement donnera
l’impression du mouvement et du progrès. C’est encore grâce à la presse
que le spectacle de cette immobilité spectaculaire permet de tromper le
peuple :
« [...] les masses consentent à être inactives, mais à une condition,
c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une
activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment
leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de
théâtre ; cela est bizarre peut-être, mais, encore une fois, cela est.
[...] en conséquence, je ferais, en matière de commerce, d’industrie,
d’arts et même d’administration, étudier toutes sortes de projets, de
plans, de combinaisons, de changements, de remaniements, d’améliorations
dont le retentissement dans la presse couvrirait la voix des
publicistes les plus nombreux et les plus féconds. »