Mondialiste ? Beaucoup se posent la question... En détruisant Elf aquitaine n’a-t-elle pas servi outre atlantique qui n’attendaient que ça pour faire main basse sur l’entreprise ?
La magistrature fut
son premier tremplin. Les escaliers du palais de Justice, elle en fit sa
« montée des marches » sans tapis rouge. En s’attaquant aux puissants
qu’elle détestait et enviait à la fois elle s’assura ainsi la Une des médias.
Les perquisitions au petit matin organisées en cinémascope devant toutes les caméras
convoquées la veille lui assurait sa notoriété. Elle en était la vedette,
vêtue de rouge comme la guerre, Jeanne d’Arc, la Nettoyeuse de la corruption
internationale. Elle tenait son rôle phare, et le casting était parfait :
Patrons d’entreprise, politiques, ténors du barreaux lui assurait une promotion
internationale. Elle gravissait les marches jusqu’au zénith. Elle fut gratifiée
pour mener à bien son entreprise d’un tapis rouge : Le Pôle financier
dans l’ancien immeuble du journal Le Monde. Elle avait réussi à faire trembler
les puissants en brandissant les menottes et la détention provisoire, au grand
dam des avocats qui découvrirent bien vite qu’elle ne comprenait rien au
fonctionnement des multinationales et du monde de la finance. La route était
pourtant large ouverte devant elle.
Mais un grain de sable
allait faire dérailler cette belle entreprise : Les frégates de
Taiwan. Un dossier qu’elle refusait alors d’instruire en se battant
bec et ongles pour protéger Thomson et Alain Gomez...A l’arrivée de son confrère
R. van Ruymbeke, qui lui n’hésita pas à ouvrir ce dossier brûlant, elle préféra
déclarer forfait et fit ses valises ne laissant derrière elle qu’une paire
de chaussures Berluti. Au sein du gouvernement norvégien elle
referait son image en s’attaquant à la corruption internationale, celle qui ne
la dérangerait pas. Car jamais en France personne ne s’est posé la question.
Pourquoi n’avait-elle pas voulu instruire ce dossier explosif qu’elle avait
entre les mains ? Pourquoi ? Tout hélas est envisageable et les
nombreuses questions restent encore sans réponse.
Après un séjour dans
l’ombre de ses fjords natals, et aprés avoir commis une erreur fatale en
laissant un pourboire conséquent dans un restaurant avec l’argent de l’état et
provoquant ainsi un taulé dans la presse norvégienne, dépitée et nostalgique
elle revient en France. La lumière et le soleil lui manquait. Retraitée de la
magistrature où elle ne gagna guère de lauriers, il lui fallut trouver un
nouveau portage pour retrouver les spots light et se réchauffer. La
politique ! Où frapper ? Bayrou n’en voulut pas. Les verts ? Ben
voyons. Peu importe l’écologie pourvu qu’on ait le portage. Ses trois livres
vantant son combat contre la corruption n’avaient d’autres buts que de préparer
cette reconversion. A ce jour, remarquons qu’aucun livre n’a jamais été
écrit sur elle, car on la sait sensible sur les attaques la concernant et
excessivement procédurière... où alors d’autres raisons plus inavouables. Un
norvégien journaliste écrivain intrigué a décidé de palier ce manquement.
Enfin ! En saurons-nous davantage sur les secrets et face cachée de la
femme viking avant de nous rendre aux urnes.
Pauvre femme ! Peu importe ce qu’elle dit ! Ce qu’elle veut c’est exister. Les spots, la lumière, qu’on parle d’elle ! Elle était déjà ainsi quand elle était magistrate ! Elle devrait franchement rentrer dans son pays. Mais vrai que là-bas les spots light n’existent pas et elle n’y est plus la bienvenue !