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Stéphane Swann

Ingénieur, physicien, poète et amateur de tout bord né à Paris en 1972.
Mes sujets de réflexion concernent principalement :
  • Les implications epistémologiques de la physique moderne,
  • L’analyse de l’histoire par le vecteur de l’histoire universelle,
  • L’histoire des idées

Tableau de bord

  • Premier article le 26/09/2007
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Derniers commentaires



  • Stéphane Swann 28 décembre 2007 12:58

    La seule fonction du capital est de croître pour lui-même. Lorsqu’il sert l’économie ce n’est que par une convergence momentanée d’intérêt. Il y avait équilibre tant que le capital n’avait pas trop le choix dans les intérêts qu’il pouvait servir, au mieux il arbitrait entre des secteurs, des régions, mais d’un même état dont la fiscalité pouvait maintenir l’équilibre.

    La mondialisation et l’émancipation du grand capital fait qu’aujourd’hui, il a les moyen d’arbitrer entre des états voire entre les grandes régions du monde, laissant à l’abandon les états qui l’ont fait naître. La fiscalité est devenue elle-même un produit concurrentiel. Oui, cela a quelque chose d’inquiétant.



  • Stéphane Swann 28 décembre 2007 11:48

    En tout cas, il y a une dans le sous-continent, une « tradition » bien étrange de l’assassinat politique, et que ce meurtre odieux vient nous rappeler...



  • Stéphane Swann 27 décembre 2007 21:38

    Je pense que nos vues ne sont pas si éloignées : ce que vous dîtes à propos du gallicanisme, c’est exactement ce que je veux dire lorsque j’écris : « [..]mais dans un corpus de valeurs pour lesquelles il n’est pas nécessaire de convoquer et la tradition, et l’histoire mais une continuité de pensée ». En effet, je trouve particulièrement détestable de convoquer l’histoire à tout bout de champ pour y puiser les prétendus « mythes fondateurs » dont la connaissance serait la condition sine qua non de l’unité. Ces mythes ont peut-être eu une fonction de cohésion en leur temps, et je pense (comme vous, me semble-t-il) que nous ne devrions plus en avoir besoin. Il est clair que la posture de Gallo a quelque chose de falsificateur. Les valeurs républicaines (et universelles) devraient pouvoir vivre par elle-même, et j’ai tendance à croire que la « crise » de la citoyenneté, est davantage dans la méconnaissance de ces valeurs que dans la méconnaissance de la nation. Or c’est une vieille tentation du pouvoir que d’avoir sa propre historiographie et de naturaliser les valeurs universelles : c’est avec cette tradition qu’il faut rompre. Personnellement, je ne serai prêt à franchir le pas du fédéralisme qu’après cela : lorsque les états d’Europe cesseront de voir dans leur nation une nature propre et inaliénable.

    Merci pour cet échange qui fut des plus intéressants.



  • Stéphane Swann 27 décembre 2007 18:49

    J’avais compris que tu avais compris... Ne pouvais-je répondre à une boutade par une boutade ?

    Je pense que nous avons une approche différente de comment doit se (re)former la constitution civile. Je suis convaincu tout comme vous que le cadre national ne suffit plus, mais il me semble que dépasser ce cadre n’est possible qu’en repensant complètement la chose publique dans sa définition, ses moyens et ses fins. Or l’Europe, on le voit bien ne sait pas occuper cet espace, donc à défaut à titre personnel, je préfère miser sur la république et sur le respect de son pacte dont je suis attristé de découvrir qu’il soit devenu une idée exclusivement sarkozyste... Quelques vieux amis radicaux de gauche, seront déçus de l’apprendre... Décidément la déroute est totale...



  • Stéphane Swann 27 décembre 2007 17:26

    Votre article est intéressant. Il nourrit une réflexion que je mène depuis longtemps sur la relation qu’il y a entre l’opinion et la démocratie, et sur la nature en général de l’opinion. J’en suis venu au point où je suis extrêmement méfiant envers les opinions et ce même si elles expriment ce que j’aimerais que soit la vérité. En réalité, une opinion est une chose très difficile a réfuter. Vous pouvez lui opposer une autre opinion tout aussi difficile à réfuter, et c’est souvent le plus efficace. A l’inverse une idée, une pensée puisqu’elle repose sur une construction peut être réfutée en réfutant simplement l’une de ses articulations. Je me demande si ce n’est pas pour cette raison que la politique et la démocratie trouvent un équilibre dans le consensus opiniâtre.

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