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Stupeur

Alice, 19 ans (ad vitam æternam), fille unique - même en présence de mes quatre frères et soeurs - à la curiosité insatiable, tutoyeuse incorrigible. 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 28/01/2010
  • Modérateur depuis le 03/09/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Stupeur Stupeur 29 mai 2020 14:36

    La « nouvelle biographie » en question est celle écrite par Reiner Stach (en 3 volumes, toujours pas traduits en français... si je ne me trompe)



  • Stupeur Stupeur 29 mai 2020 14:22

    Le numéro de janvier 2016 du magazine Books propose également un dossier très intéressant : L’autre Kafka — Une nouvelle biographie bouscule les clichés
     



  • Stupeur Stupeur 29 mai 2020 11:00

    @lephénix
    Merci, au fait, pour ton article sur le livre de Marie José Mondzain (aux éditions La fabriquesmiley
     



  • Stupeur Stupeur 29 mai 2020 10:10

    K., incarnation de tous les parias
    par Marc Crépon
     
    « Günther Anders souligne que les récits de Kafka se distinguent par ce qu’il appelle leur « vue aliénante », laquelle consiste à rendre les objets et les êtres étrangers à eux-mêmes, à les déformer à l’excès donc pour faire apparaître telle quelle l’aliénation qui caractérise le monde contemporain. Leur pouvoir, écrit-il, tient tout entier dans leur évocation de ces choses, de ces événements et des ces comportements qui sont d’autant plus horribles et stupéfiants que nous ne savons plus nous en étonner et nous indigner.
    (...)
    De K., elle [Hannah Arendt] fait un héros qui « ne lutte que pour des choses qui semblent octroyées à l’homme dès sa naissance », à savoir « ce minimum requis pour l’existence humaine », qu’il espère voir reconnu comme un droit - et non comme la grâce d’un pouvoir souverain, maître d’un droit d’asile arbitraire qui vaut comme droit de vie ou de mort. Alors que tant d’hommes et de femmes, de par le monde, se voient privés de ce droit, elle fait du héros de Kafka la figure emblématique des parias de notre temps, « le seul, écrit-elle, qui ait encore l’idée de ce qu’est une simple vie humaine dans le monde ». »

     
    Le Magazine Littéraire
    janvier 2014 | Dossier « Kafka coupable d’écrire »



  • Stupeur Stupeur 29 mai 2020 09:32

    @lephénix
    Ah, d’accord, dans le sens d’adopter un paria...
     

    Légère digression à propos de :

     
    L’infondé du pouvoir
    par Bernard Lahire

     

    « Le pouvoir ne serait pas si puissant si ceux qui le subissent ne croyaient pas en sa toute-puissance. Or Kafka montre en permanence les écarts entre ce que font ou sont réellement les personnes de pouvoir - qui nourrissent d’incessants commentaires et autour de qui plane un parfum de mystère - et ce qu’on se représente d’elles : on les voit plus grandes, plus majestueuses et plus belles qu’elles ne sont en réalité, on leur prête des qualités et des capacités qu’elles n’ont pas forcément, bref, on les surestime et on se comporte d’une façon telle qu’on les rend, du même coup, très puissantes. Kafka souligne toujours le rôle des illusions et de toutes les techniques de maintien de ces illusions ou d’endormissement, dans l’exercice du pouvoir. Sa conception de l’écriture comme une manière de réveiller les consciences, de « briser la mer gelée qui est en nous » ou de donner un « coup de poing sur le crâne » est directement liée à ce qu’il montre du pouvoir : l’enchantement, l’envoûtement, le charme participent au maintien de la puissance oppressante. »

     

    Le Magazine Littéraire
    janvier 2014 | Dossier « Kafka coupable d’écrire »

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