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Tarouilan

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  • Tarouilan Tarouilan 21 avril 2008 20:01

     

    Fort intéressant, extrait de la traduction française, déjà connu, mais bon à se remémorer :

    En Occident, l’image du dalaï-lama a été tellement promue dans de nombreux milieux, qu’il est presque considéré comme un Dieu. Bien que la vie spirituelle du dalaï-lama ne soit pas notre sujet, il est intéressant de noter brièvement les milieux dans lesquels il a choisi de voyager tout au long de sa vie.

    Le dalaï-lama fréquente des milieux politiques qu’on ne peut considérer que comme plutôt conservateurs. Ce qui qu’on oublie généralement aujourd’hui, c’est que durant les années 1930, les nazis parmi lesquels le chef de la Gestapo Heinrich Himmler et d’autres hauts dignitaires du Parti nazi considéraient le Tibet comme le site sacré des survivants de l’Atlantide perdue, et l’origine de la « pure race nordique ».

    Alors qu’il avait 11 ans et avait déjà été désigné dalaï-lama, il se lia d’amitié avec Heinrich Harrer, membre du parti nazi et officier SS du redouté Heinrich Himmler. Loin de l’image candide que lui donne le populaire film d’Hollywood avec Brad Pitt, Harrer était un membre éminent des SS à l’époque où il rencontra le dalaï-lama alors âgé de 11 ans, et qu’il devint son tuteur, dans le « monde extérieur au Tibet ». Seul le dalaï-lama connaît la teneur de l’enseignement privé que lui prodigua Harrer, mais le fait est qu’ils sont restés amis jusqu’à la mort de Harrer en 2006, à l’âge de 93 ans. (1)

    Cette seule l’amitié ne peut pas, bien sûr, définir le caractère du personnage, mais elle est intéressante dans le contexte de ses amitiés ultérieures. En avril 1999, avec Margaret Thatcher et George H. W. Bush, ancien ambassadeur à Pékin, ancien directeur de la CIA et ancien président, le dalaï-lama exigea du gouvernement britannique la libération d’Augusto Pinochet, ancien dictateur fasciste du Chili et client de longue date de la CIA [qui avait été arrêté] alors qu’il était en voyage en Angleterre. Le dalaï-lama insista pour que Pinochet ne soit pas livré à l’Espagne qui le recherchait pour crimes contre l’humanité. Le dalaï-lama avait des liens étroits avec Miguel Serrano (2) chef du Parti national socialiste du Chili, partisan de ce qu’on appelle l’hitlérisme ésotérique. (3)

    Laissons de côté la quête spirituelle du dalaï-lama. Ce qui est indiscutable, c’est que depuis son en exil en Inde en 1959, il a été entouré et financé en grande partie par les États-Unis et par divers services de renseignements occidentaux et leur cohorte d’ONG ; ce qui compte, c’est l’agenda des amis du dalaï-lama à Washington.



  • Tarouilan Tarouilan 21 avril 2008 14:44

    Non 14 ans.......

    Et il a recu une formation assez spéciale..... :

    En septembre 1939, un groupe d’alpinistes allemands procède à des reconnaissances dans l’Himalaya occidental en vue de préparer l’accession du Nanga Parbat, un des quatorze plus de 8000 mètres de l’Himalaya (8114 en l’occurrence). Ces malheureux touristes allemands sont arrêtés au moment où ils s’apprêtaient à gagner l’Iran faute d’avoir trouvé à Karachi le cargo supposé les ramener en Allemagne. Ils sont arrêtés par les anglais. Après plusieurs tentatives, ils réussissent à s’évader de camp de prisonnier de Dehra Dum en avril 1944. Ils gagnent le Tibet, se retrouvent à Lhassa. Harrer finit, dit-on, vers 1948, par devenir un familier du jeune Dalaï Lama, né le 6 juin 1935 et supposé être la réincarnation du 13 ème Dalaï Lama, Thubten Gyatso, mort le 17 décembre 1933. Harrer reste à Lhassa jusqu’à la libération de la ville par l’Armée nationale de libération populaire en 1950 puis rentre en Autriche.

    P.S : la question que l’on se pose, c’est Harrer était –il ou non nazi ?

    G- A M : Ce fait fut d’abord nié . Puis lors des polémiques liées au film de 1997, des publications émanant des bureaux du Dalaï Lama prétendirent que le séjour de Harrer au Tibet fut pour lui une rédemption. Harrer est devenu célèbre peu après l’Anschluss, annexion de l’Autriche par le Troisième Reich en mars 1938, pour avoir réussi l’ascension de la première face nord du mont Eiger le 24 juillet 1938.Il fut personnellement félicité par Hitler : « les enfants vous avez fait du bon travail ». Harrer devint une des vedettes du régime. Il est tout naturellement incorporé dans ses troupes d’élite, les Waffen SS. Mais son livre est écrit avec prudence ; c’est très bien « fait ». Ainsi le début du récit est celui de son arrestation. Au passage, cette arrestation est dite « arbitraire ». Pourtant l’Allemagne et le Commonwealth n’étaient pas en état de guerre. Son emprisonnement semble l’avoir totalement coupé du monde Ce n’est que fin 1944, plusieurs mois après son évasion qu’il a des nouvelles sur ce qui se passe en Europe et fait une allusion prudente à la guerre. Il écrit : « nous apprenons d’étranges choses sur l’Allemagne…toutes les villes ont été rasées. Des milliers d’avions américains débarquent des troupes en France. L’Armée Rouge avait chassé les Allemands de Russie ». Est ce là l’état d’une imagination orientale ? Ces déclarations sont surprenantes. Il fait des allusions à des réseaux indépendantistes hindous, dont il est connu que Hitler, ce de bonne guerre par rapport aux Anglais, les caressait « dans le sens du poil ». On constate qu’il a du mal à s’avouer vaincu. Il ne fait aucune allusion à l’invasion de la Pologne, de la France puis de la Russie. Alors que bien après la fin de la guerre, il relève avec satisfaction que les Tibétains ignorant complexes et préjugés contemplant les événements mondiaux avec le détachement du sage. Ni allusion, ni regret quant aux atrocités allemandes. On pourrait résumer : un sage « détachement ».

    P.S : à le lire, Harrer n’a bien sûr aucune compétence en matière religieuse. Il est censé apporter au Dalaï Lama un aperçu sur le monde extérieur et les technologies modernes. Harrer loue l’habileté de son jeune élève dans sa quatorzième année, pouvant démonter et remonter une caméra, qui s’excite à l’idée de démonter un moteur de voiture pour alimenter un générateur électrique et monter une salle de cinéma dans une dépendance du palais du Potala, dont je précise que la surface est supérieure à celle du château de Versailles. Mais les allusions géopolitiques sont quand même présentes. Le Tibet, écrit-il est un état « indépendant ». Sa superficie est trois fois celle de la France, trois fois le Reich. C’est le pays le plus haut du monde ; et son jeune élève est fier d’être le chef du pays le plus haut du monde. Surtout, Harrer dit clairement à la fin que sa position est anticommuniste. Par ailleurs à la page 71 (de l’édition dont je dispose), il écrit : « la domination qu’exercent les moines du Tibet est absolue. C’est l’exemple type de la dictature cléricale ». Dont acte ! Mais sous sa plume ce constat n’est pas une critique…

    P.S : au fait, la présence de Harrer est elle fortuite ?

    G-A M : sa présence durant l’été 39 est tout sauf fortuite. C’est là où le bât blesse. L’expédition de Harrer fait suite à une expédition très officielle dirigée par un certain E.Schäfer, nommé en 1936 SS- Untersturmführer (sous lieutenant) de l’état major de Himmler, expédition organisée personnellement par Himmler dans le cadre de l’Ahnenerbe SS (« Héritage des ancêtres »), organisme créé au sein de la Waffen SS et dont la mission était de rechercher les origines de la race aryenne. Un des membres de cette expédition était un ethnologue du nom de Beger qui s’illustrera à Auschwitz par de prétendues recherches scientifiques pour y mesurer des milliers de squelettes en vue de la création d’un musée de la race aryenne. Ce point est rappelé dans un article du journal le Monde du 5 août dernier dans un article intitulé « Shangri La ou le Tibet des fantasmes ». Je constate avec satisfaction que le politiquement correct finit par reconnaître un certain nombre de choses …

    A la fin du XIXème siècle, les théoriciens racistes ou racialistes étaient Gobineau ou Vacher de Lapouge. Derrière cela existaient des sociétés secrètes dont la plus connue est la Société de Thulé, fantasmant sur des aryens purs aux confins du Tibet ou de l’Afghanistan, issus d’un royaume mystérieux, enterré et ayant survécu aux précédentes glaciations…Si vous regardez une carte, le Nanga Parbat et ses 8114 mètres, but avoué de Harrer, est un sommet du Punjab, au nord ouest du Cachemire, proche de la Chine (deux à trois jours de marche), proche du Pakistan, plus exactement de cette étroite bande, le Wakhan , inventée par les cartographes anglais pour séparer l’empire russe de l’empire des Indes

     



  • Tarouilan Tarouilan 21 avril 2008 12:20

    Malheureusement, il y a de sérieux doutes qu’il y ai une base de vérité, sur ces faits horribles de 1948, désolé pour ceux qui ont la foi du charbonnier dans cette forme dégénérée du Bouddhisme mélangé à un genre de Chamanisme, un témoin intéressant des moeurs de l’époque.......était un moine japonais bouddhiste, j’en conseille la lecture :

    http://jean.dif.free.fr/Images/Tibet/Chrono/Kawaguchi.html

     



  • Tarouilan Tarouilan 21 avril 2008 11:37

    Avant de nous servir ce genre de spéculation indigeste, puisque vous êtes un esprit curieux.... intéressez vous plutôt aux moeurs sanguinaires et curieuses du Dalaï-Lama en 1948, la c’est du concret, et il serait trés interessant d’approfondir ce sujet, nous vous faisons confiance :

    Quand le Dalaï chantait les " Sutras de la damnation ", des têtes humaines, du sang, des cœurs et des chairs humaines fraîchement dépecées servaient d’offrandes. Un tel rite eut encore lieu en automne 1948, quand le Dalaï décida de chanter des " Sutras " sur la Place de Lhassa, dans l’espoir de contrer la révolution communiste. A cette occasion, 36 jeunes furent arrêtés ; 21 d’entre eux furent mis à mort pour servir d’offrandes.

     



  • Tarouilan Tarouilan 21 avril 2008 02:39

    Moeurs non violentes et sympathiques au Tibet vers 1900 ...

    Quelle était l’état de cette merveilleuse compassion et non violence en 1903..... décrite par un moine japonais de passage :

    Début octobre 1901, Kawaguchi (moine japonnais) découvre une vingtaine de condamné au pilori exposés dans un quartier passant de Lhassa. Ils sont tous bien vêtus et viennent du monastère de Tangye-ling, dont le supérieur, Demo, régent du Dalaï lama a été accusé d’avoir voulu empoisonner ce dernier au moyen d’une formule magique bön placé dans une semelle de ses chaussures par un des ses frères. Les condamnés appartiennent à la famille de cet homme éminent ou sont leurs subordonnés ; il y a même l’épouse de l’ex-régent qui a commis le crime de tenter de lui venir en aide alors qu’il était emprisonné ; elle a reçu en punition trois cents coups de fouet avant d’être exposée. Les condamnés ont le cou passé dans une cangue ; un écriteau informe le public de la nature de leur forfait. Les passants, plèbe et gens de condition, complètement dépourvus de compassion, se moquent de ces pauvres gens exposés à leur morbide curiosité en leur reprochant leur opulence passée. En plus de ces condamnés, seize moines bönpos ont été exécutés et un nombre indéterminé de personnes exilées. C’est l’occasion pour notre moine japonais de décrire les supplices auxquels sont soumis les condamnés. Le principal condamné, le frère de Demo, a été précipité dans un donjon possédant une unique ouverture à son sommet. La nourriture qu’on lui jetait était juste suffisante pour l’empêcher de mourir de faim et lui permettre de supporter les tortures destinées à le faire avouer. Celles-ci consistaient à lui enfoncer des pointes de bambous au bout d’un doigt jusqu’à ce que l’ongle tombe et même après ; le supplice était interrompu chaque fois que nécessaire, afin que le prévenu ne meurt pas avant que tous les doigts aient été traités. Le malheureux ne voyait la lumière du ciel que pour être conduit à ces interrogatoires épouvantables. Voici quelques autres supplices alors usités au Tibet : celui des bonnets de pierre consiste à lester la tête de bonnets de trois kilos et demi empilés les uns sur les autres jusqu’à ce que les globes oculaires sortent des orbites ; le fouet est appliqué au moyen d’une baguette de saule à raison de 300 à 700 coups, les chairs du dos sont tailladées et il arrive même que des hémorragies internes se produisent ; l’énucléation et l’amputation des mains font également partie des peines infligées, l’amputation frappe les voleurs récidivistes qui sont, au préalable, pendus par les mains ; Lhassa est remplie de mendiants aveugles et privés de mains ; le nez fendu et les oreilles coupées sont les châtiments réservés aux coupables d’adultère et le mari trompé peut les infliger lui même, en cas de flagrant délit, quitte à faire ensuite un rapport aux autorités ; il y a aussi l’exil et la peine de mort, les exécutions ayant lieu par immersion dans l’eau du condamné enfermé dans un sac de peau à moins qu’il ne soit lié et lesté d’une grosse pierre selon le procédé décrit plus haut ; les condamnés à mort sont privés de leur tête qui bouillie, exposée en public, puis enfermé dans le bâtiment de la "damnation perpétuelle"

    Vivement le retour du DL au Tibet.....

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