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Thierry Crouzet

Thierry Crouzet

Ingénieur, éditeur de bonWeb, journaliste et écrivain. Avec Le peuple des connecteurs, j’ai essayé de mesurer les conséquences politiques de la monté en puissance de la pensée réseau. Avec Le cinquième pouvoir, j’ai essayé de montrer comment les citoyens, fédérés grâce aux nouvelles technologies de communication, vont devenir les acteurs majeurs de la vie démocratique.

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  • Premier article le 02/06/2006
  • Modérateur depuis le 26/06/2006
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Derniers commentaires



  • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 19 juillet 2006 11:09

    Je suis totalement d’accord avec vous, si. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas agir, au contraire, je dis qu’il faut agir maintenant. Oui, nous devons abaisser les émissions de gaz à effet de serre. Mais il ne faut pas dire que, si nous ne le faisons pas, nous serons dans la merde dans vingt ans. Nous sommes justement déjà dans la merde. Et avec la sécu, c’est pareil.

    Je ne suis pas contre les politiques à long terme, au contraire. Mais une politique à long terme ne doit pas être une politique qui escompte des résultats hypothétiques dans une échéance encore plus hypothétique. Le discours politique doit simplement intégrer l’imprévisibilité.

    Et puis l’honnêteté politique serait d’avouer qu’on joue avec le feu, pas prendre les gens pour des cons en leur vendant des projections séduisantes. Je suis joueur, j’aime le jeu, je crois qu’il faut prendre des risques mais il faut que tout le monde en soit conscient. Les politiques aussi sont des joueurs mais ils ne l’avouent pas.



  • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 19 juillet 2006 10:01

    Quelques réponses en vrac (à leur juste place) :

    1/ Les futurs probables n’existent pas. Il est impossible de définir la probabilité d’un futur donné sinon en s’accordant une marge d’erreur faramineuse. Bien sûr, les analystes en tout genre ne peuvent pas être d’accord car leur gagne-pain est la prévision. Mais il suffit de regarder en arrière pour constater qu’ils se trompent presque toujours. Leur taux d’erreur est monstrueux.

    2/ Parmi les futurs probables, il y a toujours des futurs opposés, logique au vue de la marge d’erreur. Comment choisir entre ces futurs pour mener une politique à long terme ?

    3/ Rien n’empêche de mener des politiques à long terme mais il faut savoir qu’elles reviennent à parier sur l’avenir. Nul ne peut savoir ce que sera le long terme. On peut décider de réduire à long terme les gaz à effet de serre. Ce n’est pas pour ça que nous connaîtrons le climat ou le niveau de pollution à long terme. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour ne pas agir. Mais il ne faut pas se chercher des justifications chez les oracles.

    4/ La plupart d’entre-nous menons nos vies avec des politiques à long terme. Une politique à long terme est une politique suivie avec persévérance (ce qui est antinomique avec nos démocraties où les têtes changent sans cesse). Elle commence aujourd’hui et elle est faite pour durer.

    5/ Personne ne peut gérer le futur intelligemment. Le futur est inintelligible car il est totalement inconnu à cause des hasards de type deux. Essayer d’être intelligent avec le futur, c’est être intelligent tout de suite, ne pas faire de connerie tout de suite. Si le climat se détraque, c’est à cause de nous, c’est à nous de changer les choses maintenant. Nous devons cesser de faire des plans sur la comète.

    6/ Il est vrai que nous savons modéliser les comportements sociaux. Tous ces modèles ont pour caractéristique d’engendrer des situations imprévisibles, même en simulation. Une modélisation permet de comprendre les interactions, de comprendre comment s’organise la complexité, elle ne permet pas de la faire disparaître. Une modélisation n’aide en rien à prévoir l’avenir. Elle permet juste d’envisager une infinité d’avenirs possibles. Pour obtenir cette diversité, il n’est même pas besoin d’intégrer des hasards de type deux, tant est grande la sensibilité aux conditions initiales de presque toutes les simulations.

    7/ Tout ce que je dis c’est qu’il faut arrêter de faire de la politique comme si l’avenir était écrit. S’il était si facile de prévoir l’avenir, il serait encore plus facile de faire fortune.



  • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 19 juillet 2006 10:00

    Quelques réponses en vrac :

    1/ Les futurs probables n’existent pas. Il est impossible de définir la probabilité d’un futur donné sinon en s’accordant une marge d’erreur faramineuse. Bien sûr, les analystes en tout genre ne peuvent pas être d’accord car leur gagne-pain est la prévision. Mais il suffit de regarder en arrière pour constater qu’ils se trompent presque toujours. Leur taux d’erreur est monstrueux.

    2/ Parmi les futurs probables, il y a toujours des futurs opposés, logique au vue de la marge d’erreur. Comment choisir entre ces futurs pour mener une politique à long terme ?

    3/ Rien n’empêche de mener des politiques à long terme mais il faut savoir qu’elles reviennent à parier sur l’avenir. Nul ne peut savoir ce que sera le long terme. On peut décider de réduire à long terme les gaz à effet de serre. Ce n’est pas pour ça que nous connaîtrons le climat ou le niveau de pollution à long terme. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour ne pas agir. Mais il ne faut pas se chercher des justifications chez les oracles.

    4/ La plupart d’entre-nous menons nos vies avec des politiques à long terme. Une politique à long terme est une politique suivie avec persévérance (ce qui est antinomique avec nos démocraties où les têtes changent sans cesse). Elle commence aujourd’hui et elle est faite pour durer.

    5/ Personne ne peut gérer le futur intelligemment. Le futur est inintelligible car il est totalement inconnu à cause des hasards de type deux. Essayer d’être intelligent avec le futur, c’est être intelligent tout de suite, ne pas faire de connerie tout de suite. Si le climat se détraque, c’est à cause de nous, c’est à nous de changer les choses maintenant. Nous devons cesser de faire des plans sur la comète.

    6/ Il est vrai que nous savons modéliser les comportements sociaux. Tous ces modèles ont pour caractéristique d’engendrer des situations imprévisibles, même en simulation. Une modélisation permet de comprendre les interactions, de comprendre comment s’organise la complexité, elle ne permet pas de la faire disparaître. Une modélisation n’aide en rien à prévoir l’avenir. Elle permet juste d’envisager une infinité d’avenirs possibles. Pour obtenir cette diversité, il n’est même pas besoin d’intégrer des hasards de type deux, tant est grande la sensibilité aux conditions initiales de presque toutes les simulations.

    7/ Tout ce que je dis c’est qu’il faut arrêter de faire de la politique comme si l’avenir était écrit. S’il était si facile de prévoir l’avenir, il serait encore plus facile de faire fortune.



  • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 19 juillet 2006 08:55

    Vous parlez de multiples failles. ça m’intéresse que vous développiez car pour le moment vous n’avez mis en évidence aucune faille.



  • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 13 juillet 2006 17:40

    Je suis athée. L’auto-organisation est de ce fait un grand principe explicatif pour moi.

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