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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 8 janvier 2008 13:49

    @ Michel Maugis

    Apparement, vous êtes anti-religieux et c’est votre droit.

    Mais comprenez que tous les parents transmettent, même sans le vouloir, par l’exemple notamment, certaines valeurs et croyances.

    Des parents qui ne transmettent rien, ça n’existe pas, et si vous en connaissez un demandez lui s’il trouve juste de ne « rien » apprendre à ses enfants ?

    Enseigner à ses enfants qu’il n’y a pas de Dieu (alors qu’on en sait rien à la base), que tout vient du hasard (idem) peut aussi être considéré comme un abus de pouvoir sur les jeunes consciences.

    Je crois qu’il faut enseigner ce qu’on pense être juste et bénéfique : ensuite aux jeunes d’adhérer ou non. Il faut juste leur rappeler leur responsabilité future d’adulte d’avoir le courage de ses opinions et d’assumer sa vision de la vérité, loin d’un mimétisme transgénérationnel ou d’un suivisme de caste ou de croyance.

    Le choix doit résulter d’une étude, attentive et indépendante de toute pression sociétale. A cet égard, le baptême « traditionnel » (car sans fondement évangélique) des nouveaux-nés est une entorse grave à la laïcité que vous pronez justement.

    Au fait avez-vous fait baptiser vos enfants ?

    C’est juste pour la réflexion. Et la cohérence. Je n’attends pas spécialement de réponse.

    Allez, je vous laisse. Amicalement,

    Thierry LEITZ, croyant, laïque et assez tolérant.

    (eh oui, çà existe...)



  • Thierry LEITZ 8 janvier 2008 11:47

    Même si les chiffres sont à prendre avec des pincettes, la réalité d’un déprime de la jeunesse peut se comprendre.

    La dureté du monde, l’obligation de « performance » économique, car il faut « rapporter » réduit les salariés à des agents d’enrichissement des entreprise dont les bénéfices vont à une minorité présentée en modèle, surtout depuis le people qu’on a mis à l’Elysée.

    Un modèle qui est aussi impossible et vain de vouloir suivre.

    Jeunes, tracez votre propre voie. Exigez plus de justice sociale, de solidarité. Demandez qu’on cesse le gâchis d’argent public dans la défense.

    Acceptez plus de risques supportables, genre payer la médecine courante et les petits traitements ou encore changer de job, de région. Soyez imaginatifs.

    Les deux attitudes doivent co-exister : solidarité et courage. Les plus forts peuvent et doivent participer davantage. C’est normal.



  • Thierry LEITZ 7 janvier 2008 23:02

    Cher JL,

    La neutralité, c’est la tolérance : tu crois, tu crois pas, c’est ton choix, ta liberté d’admettre ou non, de peser des arguments et te forger une conviction.

    La neutralité, c’est la paix : j’admets que tu puisses avoir raison ou tort et fais de même envers moi. On se respecte au minimum pour préserver nos vies et nos dignités, donnant ainsi une deuxième chance à l’harmonie.

    La neutralité, c’est l’humilité : je n’essaie pas de prendre l’ascendant sur toi, de te forcer à abdiquer, d’avoir gain de cause, d’avoir le dernier mot, d’être vainqueur par KO.

    La neutralité, c’est la liberté : on échange, si tu n’es pas convaincu, aucun problème, à toi d’y penser et de choisir ; si tu es d’accord, sois-le de tout coeur, en toute liberté et indépendance. Et tu seras un ami proche.

    La neutralité c’est la sagesse : je limite mon engagement à une opinion de ce que je crois préférable, mais je refuse de mourir, blesser ou tuer pour ce qu’un autre croit préférable.

    C’était juste quelques exemples positifs de ce que peut être la neutralité. Comme l’air et l’eau, il en faut un peu partout et pour tous. C’est une telle laïcité qui vaut d’être défendue pour le bien public. (res publica)



  • Thierry LEITZ 6 janvier 2008 11:08

    @ logic

    Edifiante votre synthèse des croisades.

    Bien vu aussi ces deux travers qui ont dominé tant la politique que la religion « d’Etat » : l’orgueil et la cupidité.

    Soit deux vices éthiques aux antipodes du christianisme primitif, lequel a été affreusement dévoyé à partir du 2ème siecle de n.è., l’apostasie étant définitivement validée par Constantin.

    On comprend par là les abominations commises par l’Eglise Catholique au nom du Christ, croisades, inquisition, massacre des Vaudois, des Albigeois, des Cathares, trafic des indulgences, dragonnades, caution de l’Ancien régime, soutien aux guerres et au nazisme en particulier.

    Une Eglise qui n’a de chrétien que le nom et des « cautions » telles l’Abbé Pierre ou Mère Térésa, arbres qui cachent la forêt des « croyants mais pas pratiquants » et des athées qui figurent encore dans les registres paroissiaux.

    « Sortez d’elle mon peuple, si vous ne voulez pas avoir part à ses péchés et si vous ne voulez pas recevoir une part de ses plaies, car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel et Dieu s’est souvenu de ses actes d’injustice. » (Révélation ou Apocalypse 18:4,5)

    En temps qu’héritière des enseignements de Jésus et des Apôtres, l’Eglise catholique a trahi ces derniers et jeté des millions de gens dans le doute et l’erreur, les rendant indirectement complices de ses méfaits. Elle est bien la partie la plus répréhensible de la prostituée symbolique, l’empire mondial de la fausse religion, nommé « Babylone la Grande » et de laquelle il faut sortir. (Révélation ou Apocalypse chap. 17 et 18)

    Et pour les chrétiens épris de vérité, revenir à l’essentiel : la Bible, les Evangiles et les Lettres Apostoliques. Rien n’est à ajouter et l’exemple désastreux des religieux d’aujourd’hui, y compris les mystiques genre Bush doit être analysé comme une déviance majeure de l’esprit chrétien, et rejeté comme tel.

    Face aux faits, la responsabilité de l’homme est de prendre position. Etre cohérent, c’est agir, en l’occurence, si on n’approuve pas la conduite historique et présente de l’Eglise et sa dogmatique il faut s’en séparer officiellement et cesser de baptiser des nouveaux-nés qui n’ont ni connaissance ni conscience du choix qu’on leur impose. Mais « la vérité vous rendra libres. » (Jean 8:31,32)



  • thierry leitz 6 janvier 2008 01:40

    @ Xénos

    Vos commentaires révèlent une profondeur qui vous honore.

    Oui à la séparation du religieux et du politique. C’était d’ailleurs la position adoptée par le Christ lui-même.

    Oui à la tolérance envers tous les hommes, même si la recherche de vérité peut conduire à rejeter une chose et en préférer une autre. Donc tolérance envers les personnes, pas forcément envers les idées.

    Non à la criminalisation aveugle de minorités par le terme péjoratif de « secte » au seul motif précisément, de leur minorité, de leur attachement à certaines valeurs différentes.

    Vous avez bien fait de rappeler que les premiers chrétiens furent rejetés comme « secte » (Actes 24:5,14)par le monde romain composé de paiens polythéistes ou des athées rationalistes, tels Ponce Pilate qui tout en se préoccupant plus de sa carrière que de la « vérité » chercha à libérer le Christ qui -objectivement- n’avait rien fait de mal...

    Quant aux critères d’identification des « sectes » proposés par votre interlocuteur, ils sont assez pertinents et méritent une application impartiale, y compris en direction des grandes « religions ». Au fait, présentement, les actes religieux de l’église catholique ne requièrent-ils pas un paiement tarifé ? Quant à l’histoire des religions, notamment catholique, elle est jalonnée d’extorsions de fonds autant habiles qu’efficaces, les Indulgences en étant les plus célèbres...

    Enfin j’ajouterai ceci : Oui à un financement des lieux de cultes par les croyants eux-mêmes, sans aide de l’Etat spécifique, mais sans impôt spécifique non plus, dès lors qu’est avéré l’ usage désintéressé des fonds de la communauté en question. (qu’il y ait transparence et nul enrichissement personnel)

    Je suis croyant, pour la laïcité, la tolérance, le courage, l’objectivité et le savoir assemblé humblement, et partagé.

    Merci encore. Amicalement, Thierry LEITZ

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