Ceci dit, dans une dictature de la majorité, l’alliance des classes sociales se fera toujours au détriment des plus faibles car quand les classes supérieures sont forcées de redistribuer leurs richesses, il est plus intéressant pour elles de limiter cette redistribution à la seule classe moyenne et il est également plus intéressant pour les classes moyenne de ne pas faire participer les défavorisés à cette redistribution, cela laisse plus d’argent pour la classe moyenne. Ainsi, classes moyennes et supérieures peuvent donc former une petite majorité qui imposera sa tyrannie aux plus faibles. C’est un système éminemment détestable !
Comprenez-moi bien je ne suis pas un partisan de la dictature de la majorité et je reconnais volontiers le mérite du système de représentation proportionnelle. Cependant, ce n’est pas parce que la représentation proportionnelle ne pose problème que dans des situations politiques exceptionnelles qu’il faut pour autant l’ignorer. Ceci d’autant plus que c’est précisément parce que nous nous trouvions au cours de la quatrième république dans une de ces situations problématiques que de Gaulle a suscité la 5ème République.
Mon point de vue sur la question c’est que revenir à la représentation proportionnelle ne ferait que nous replonger dans les problèmes que nous avons voulu fuir avec la 4ème république. La 5ème république est un bon système quand l’homme qui se retrouve à la tête de l’état est guidé par de hautes valeurs morales. La 5ème république devient en revanche un système détestable quand nous choisissons pour président, un chef de clan comme l’est Sarkozy ou comme aurait lu l’être Royale.
Ils serait donc à mon sens plus sage que le peuple apprenne désormais à choisir avec discernement ses dirigeants. Nous avons besoin à la tête de l’état d’un homme probe qui place l’intérêt national au dessus des intérêts catégoriels et non pas un de ces nombreux individus qui font leur trou en nous divisant, en exploitant sans vergogne nos intérêts égoïstes, les intérêts d’une classe sociale sur une autre.
Aujourd’hui, c’est le peuple qui doit évoluer et non pas le système.
Ah oui dans ce cas évidemment, le recours au référendum est tout à fait acceptable, mais ce n’est pas ce qu’envisageait l’auteur de l’article. Lui apparemment voudrait qu’il soit quasiment systématique. Or on sait très bien que cela ne pourrait qu’aggraver et dans des proportions invraisemblables les défauts déjà bien réels de la cinquième république.