Un siècle avant vous, les libéraux et les anarchistes ont soulevé conjointement ce problème de la représentativité des dirigeants dans nos sociétés démocratiques puis ils se sont divisés sur la solution à apporter. Les libéraux ont estimé que le modèle démocratique était bon et qu’il fallait juste faire en sorte que les membres de la chambre basse soit élu au scrutin représentatif (plutôt que majoritaire) ceci afin de permettre aux minorités de toujours pouvoir défendre leur point de vue. Les anarchistes ont quant à eux estimé que c’était carrément la démocratie qui était bonne à jeter afin d’être remplacée par un système de coopération fondé sur la libre association des citoyens. Par bonheur, les anarchistes ont échoué à détruire la démocratie et par malheur, les libéraux ont réussi à imposer leur démocratie représentative dans certains pays comme en Belgique ou en Italie. Or tout ce qu’ils ont obtenu, c’est un pouvoir politique qui non seulement présente les mêmes défauts que le nôtre, mais qui est de surcroît d’une instabilité spectaculaire !!!
Alors finalement, je crois que l’on peut dire un grand merci à de Gaulle de nous avoir trouvé ce juste et beau milieu que nous appelons 5ème République...
Ce que je veux dire c’est que si Attali est persuadé d’une banqueroute prochaine de la France, il est probable que c’est aussi le cas pour DSK, car ces deux individus sont sur la même longueur d’onde. Du coup, il devient raisonnable de penser que DSK n’osera pas se porter candidat pour la présidentielle, à moins bien sûr qu’il ne se sente sincèrement capable d’éviter à son pays la crise qui s’annonce. Ce dont je doute ! Car le libéral DSK va probablement se dire que même élu président il n’aura aucune chance de convaincre les députés PS de voter les mesures requises.
Maintenant est-ce qu’Attali et DSK ont raison de croire la France au bord de la banqueroute, je ne sais pas vraiment ! Mais personnellement, j’aurais tendance à répondre qu’ils ont raison.
Il y a de fortes chances que DSK ne soit pas candidat.
Dernièrement, Jacques Attali disait que selon lui, Strauss Kahn arriverait prochainement à la tête de la France, soit en tant que Président de la république, soit en tant que patron du FMI venu ramasser les morceaux d’un pays en ruine. Or dites-vous bien que si un homme comme Attali peut croire la France aussi proche de la banqueroute, c’est aussi le cas pour DSK !!! Et, à moins que ce dernier ne se sente réellement capable d’éviter la ruine qui s’annonce, il pourrait bien choisir de laisser à Martine Aubry le soin de l’assumer et d’entrer dans l’histoire comme celle qui a fait passer la France du statut de pays riche à celui de pays pauvre.
On a l’impression à vous lire que vous cherchez davantage à vous rassurer qu’à analyser sereinement la situation.
Le fait est que pour l’heure, même si Martine Aubry l’emporte dans les sondages au deuxième tour face à Sarkozy, elle est toujours placée derrière celui-ci au premier et malheureusement à quelques points seulement de Marine le Pen ! Elle représente donc un risque non négligeable pour le PS de revivre un nouveau 21 avril !
Même si cela vous déplaît, vous ne pouvez pas l’ignorer.
Ceci d’autant plus qu’entre Aubry et Strauss Kahn il n’y aura pas beaucoup de différences concernant la politique économique à attendre pour la France. Il ne faut pas se leurrer : Entre ces deux-là, il n’y a qu’une différence de posture de campagne mais aucune vraie différence philosophique.
Oui samir7, c’est tout à fait ce que je pense et que je m’évertue à dire à l’auteur de cet article : toute croyance, politique, philosophique ou religieuse est le fruit du libre arbitre. Et il est heureux qu’il en soit ainsi car que vaudrait la foi des Musulmans aux yeux d’Allah si ces derniers n’avaient pas la liberté de se détourner de la religion s’ils le veulent ?
L’auteur de l’article part d’un bon sentiment envers les Musulmans : Il veut leur épargner toute critique. Mais en les décrivant comme des gens qui n’ont pas choisi leur religion et sont devenus Musulmans par le destin, c’est-à-dire le hasard de la naissance, il nie cette part inaliénable de leur humanité qu’est le libre-arbitre.
Et sans s’en rendre compte, l’auteur par ses propos frise le racisme.