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ticotico

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Je vis en Amérique Latine depuis 2015, d'abord parce que je m'y sens bien, entouré de gens excessifs et chaleureux, mais aussi parce que la France m'a lassé. Ce pays normalisé, pasteurisé, aspetisé, sécurisé, radarisé... ou la machine médiatico-industrielle décide chaque jour davantage de ce que nous devons penser, acheter, accepter... n'a plus grand chose à voir avec ce qui fût la patrie des idées nouvelles.
Le nihilisme néo-libéral est à l'oeuvre partout, mais la décadence du libre arbitre est plus atterrante en France qu'ailleurs. J'avais le choix entre rester et râler ou partir et respirer, d'accord, je râle encore un peu, mais au moins, je respire.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/08/2018
  • Modérateur depuis le 21/04/2020
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Derniers commentaires



  • ticotico ticotico 28 avril 2020 13:43

    @Spartacus

    Je n’ai pas comme source les sites de désinformation qui pullulent au sujet de cuba (j’y inclus les sites du gouvernement cubain), mais des observations personnelles. J’ai eu un beau père cubain, qui était médecin et avait préféré ne pas rentrer au pays, on lui avait offert le poste de médecin personnel d’un président de la république... un truc difficile à refuser. 

    Mais, un motif d’espoir pour toi : cela fait des années que je dis que les conditions en vigueur à Cuba et dans le reste du monde seront de plus en plus semblables... ...et ce n’est pas parce qu’il y aura des progrès à Cuba. 
    Le comportement du gouvernement cubain avec les travailleurs ferait l’envie des plus extrémistes du Medef.

    Tu devrais aller voir, c’est le laboratoire du monde de demain...



  • ticotico ticotico 27 avril 2020 21:08

    @eau-du-robinet

    c’est vrai pour les herbes médicinales, les cubains s’y connaissent pas mal et il y a une diversité assez considérable.

    La seule fois ou j’ai été malade un peu sérieusement, j’ai été soigné par la médecine traditionnelle chinoise... Pas de plantes, uniquement avec les mains, c’était une mamie descendante de chinois... elle n’a jamais voulu se faire payer.

    Sinon, il y a eu un événement intéressant l’an dernier, le ministre cubain de la santé, après avoir quitté son poste a ouvert un cabinet... à Cancun, au Mexique. Il paraît que c’est un pédiatre très compétent.



  • ticotico ticotico 27 avril 2020 16:59

    @JP94

    10 élèves par classe au collège, 15 en primaire, taux d’échec scolaire : 0%.

    Vous avez le droit de rêver...

    Vos informations datent d’avant 1970 ?

    Si vous voulez savoir à quoi ressemblent les nouveaux héros de ce peuple 
    épris de culture... ça me désole moi aussi, mais c’est la triste réalité.



  • ticotico ticotico 27 avril 2020 14:48

    Il y a quelques vérités dans cet article, il n’y a que les Spartacus pour croire qu’on peut essayer de convaincre en empilant les affirmations douteuses.

    Oui, la médecine cubaine est une école à part entière, son système de formation est l’un des seuls domaines que les incompétents du gouvernement actuel n’ont pas réussi à faire dégénérer. Quant à la proportion de médecins par habitant, cela ne prend pas en compte que le corps médical est pour Cuba un produit d’exportation. Probablement le 1er pour les rentrées de devises, maintenant que le tourisme est en panne.

    Les médecins cubains qui partent sont volontaires, j’en connais un qui était très contrarié de pas avoir été retenu. Oui, la plupart reviennent au pays, mais il y en a entre 10 et 20% à choisir l’exil (contrairement à ce que dit Spartacus, ils ont le droit de revenir après avoir déserté mais avec des limites, du type 1 mois tous les deux ans).

    Il faut aussi prendre en compte qu’un médecin cubain est beaucoup plus productif qu’un médecin français, il n’a pas non plus l’esprit embrumé par le marketing des géants de la pharmacie. 

    Fidel, qui se mêlait de tout, a inventé un critère unique d’évaluation pour le système de santé, c’est le taux de mortalité avant un an. Ça crée une obsession chez les professionnels, mais ça marche.

    Après, il faut reconnaître que le système de santé cubain est très inégalitaire. Il y a la médecine de pointe et de luxe, réservée aux étrangers et aux dignitaires. Elle a développé des compétences dans quelques domaines, entre autres l’ophtalmologie ou la désintoxication des drogues.

    Pour la médecine plus quotidienne, c’est le pouvoir d’achat qui détermine le niveau d’attention médicale et souvent même d’accès aux examens et aux traitements.

    Une famille avec quelques moyens va offrir une bouteille de whisky au médecin pour s’assurer du bon suivi médical, une famille pauvre va casser sa tirelire pour offrir un sandwich (cas vécus). 

    Même dans son état actuel, les conditions matérielles du système français restent 5 étoiles à côté de celles du système cubain. Dans les hôpitaux de La Havane, ce sont des détenues qui assurent le ménage, plus personne ne postulant pour un travail qui paye à peine plus que le prix du transport pour s’y rendre.

    En résumé, les cubains sont fiers d’être une grande « potencia medical », mais ils utilisent souvent ce terme de façon ironique quand on leur fait comprendre que pour avoir le résultat des analyses, il va falloir payer. Ce qu’on leur annonce avec une phrase du type « la machine est cassée » « il n’y a plus les réactifs »...

    Quant à l’espérance de vie à Cuba, elle est en grande partie due à un régime alimentaire contraint, mais bien plus sain que le nôtre. Je ne sais pas s’il y a une étude sur la longévité comparée des cubains restant au pays et de ceux vivant dans la « Yuma » (surnom des USA à Cuba), mais je pense que la différence doit être assez impressionnante. 

    La gestion du virus à Cuba donne lieu à un raidissement supplémentaire du pouvoir, leur Castaner fait pleuvoir les amendes abusives. La situation économique encore plus dégradée par l’interruption du tourisme accroit les pénuries alimentaires et plusieurs échauffourées ont eu lieu récemment avec des policiers qui intervenaient sur des points de vente.

    Sinon, la première mesure annoncée, aux tout premiers jours a été « il faut porter des masques, on n’en n’a pas, voici comment les faire » et le Salomon local fait sa conférence quotidienne en portant un masque. Par ailleurs, on peut se promener sans attestation, mais pas sans masque (sous peine d’amende).



  • ticotico ticotico 22 avril 2020 09:43

    Une suggestion, si vous avez du temps... 50 minutes, c’est pas si long.

    Regardez le film 1984, rien que les 5 premières minutes devraient éveiller un écho assez troublant sur ces formidables jours heureux du monde d’après qu’on nous prépare, à coup d’applications et de drones.

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