Voilà deux excellents articles. Merci pour ce beau travail de synthèse.
Un petit bémol, au niveau des unités. Marc, tu cites dans cet article un avis de l’ADEME : « 0,5 TWh (0,5 Térawatt/heure) ». Mais il s’agit de TWh et non de TW/h.
Dans le premier article, tu parles d’énergie active en W/h, alors que ce doit être en Wh. Il faut obtenir des joules donc les unités de temps doivent se téléscoper.
Idem quand tu dis « - Ils seront remplacés par 35 millions de compteurs Linky qui consomment en plus de l’énergie en permanence, soit une moyenne d’un watt/heure par 35 millions de compteurs = 35millions de watts. » Ce sont là-aussi des Wh.
@Daniel Debrus Je vous remercie en retour d’avoir pris le temps de lire mon commentaire.
Oui, c’est très compliqué de réduire sa propre consommation car cela s’apparente à un strict sacrifice sans contrepartie, hormis pour sa dimension morale. Culturellement, ce n’est pas du tout une attitude valorisée collectivement. Certes, on en dit du bien tout haut d’abord parce que c’est facile et que ça ne coûte rien, tout en se félicitant de ne pas y être contraint soi-même !
Et pour l’eau, oui vous avez raison aussi. Son inégale répartition ne favorise pas une égale consommation et là aussi le discours est pollué par des injonctions à ne pas prendre de bains ou fermer le robinet en se lavant les dents, ce qui ne joue qu’à la marge de la marge. En revanche, une alimentation végétarienne, la valorisation de la permaculture ou la moindre utilisation de l’électronique (grande consommatrice d’eau) sont des actions bien plus pertinentes.
@manolo C’est vrai que l’espérance de vie en bonne santé n’augmente pas ou plus guère dans nos pays « développés » et que l’avalanche de maladies en tout genre risque de sérieusement freiner notre croissance démographique.
En revanche, en Asie et en Afrique, c’est une toute autre affaire.
Si comme le dit Claire Séverac et comme tu sembles le penser, les puissants nous préparent une coquet programme de diminution de la population, alors probablement cela résoudra les soucis liés à la démographie (du reste essentiellement problématique à cause de l’inégalité des richesses qui va avec). Mais pour réduire la population, on a la méthode forte avec des guerres, nucléaire ou chimique, et là, les impacts à long terme sont peu prévisibles, soit les méthodes silencieuses à coup de HAARP, de chemtrails et cie - si tout ceci est juste - et... les impacts à long terme sont là aussi peu prévisibles. Dans les deux cas, la population qui en ressortirait me paraît inévitable aussi.
Je sous-estime peut-être l’imagination de nos stratèges en démographie
Très bon article ! Une bonne synthèse digeste des arguments contre le refrain désormais devenu obligatoire selon lequel il faut diminuer les émissions de CO2.
D’ailleurs, le fait que les politiques et les industriels soutiennent à ce point que le réchauffement climatique est un problème lié aux GES et en particulier au CO2 et qu’il faut lutter contre devrait susciter la méfiance. Le pouvoir ne s’attaque aussi frontalement à un sujet sans raisons. Le lobby du nucléaire est probablement l’une d’elles.
J’en vois une autre : détourner l’attention. On fait mine de s’occuper du problème environnemental tout en proposant des solutions qui perpétuent le système productiviste actuel, seul réel responsable.
Car non seulement on réduit l’enjeu environnemental au CO2 (et les pesticides, la pollution des océans avec le plastique, la combustion des moteurs des avions et des voitures, les OGM... ?) et ensuite, on fait croire aux gens avec le fallacieux concept de développement durable qu’ils peuvent continuer à vivre en changeant éventuellement de voiture.
En réalité, la seule attitude qui soit compatible dans le cas d’un réel souci de l’environnement serait de revoir nos habitudes de vie, avec comme ennemi numéro 1 la voiture à la fois pour elle-même (combustion de l’essence) mais aussi pour toute l’infrastructure nécessaire à son maintien (routes, autoroutes, garages, production, recyclage, pollution sonore, accidents...).
Quant aux énergies dites alternatives, en pratiquant quelques calculs de coin de table, on arrive vite à la conclusion que même leur développement fulgurant ne pourra pas compenser les énergies actuelles (pétrole, charbon, gaz, nucléaire), car il faut ajouter l’augmentation de la population mondiale qui implique, selon les estimations, un doublement de la consommation d’énergie mondiale d’ici à 2050 !
Je crois, une nouvelle fois que la réponse la plus adaptée réside dans une sérieuse diminution de la consommation, ce qui implique des changements tellement vastes et profonds qu’on peut douter de l’applicabilité de cette stratégie.