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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 28 mai 2014 20:59

    @Hermes
    L’effondrement est loin d’être inéluctable, et s’il vient, il ne sera causé que par la psychologie de la masse. Matériellement, nous avons de quoi tenir plusieurs dizaines d’années, même au rythme où on va. Ho, évidemment, pendant ce temps la situation (écologique notamment) ne fera qu’empirer, mais plus elle empire, plus elle stresse les gens, et plus les gens sont stressés, plus ils ont envie d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte (plus ils sont motivés pour quitter le système)
    Pour ma part je crois (c’est quasi du domaine de la foi) qu’on évitera l’effondrement total.

    "La pression qu’exerce les organisations sociales et économiques en place sur les individus (conditionnement et contraintes économiques) empêche l’émergence de nouveaux comportements qui pourraient générer une autre organisation, et les réprime s’ils émergent quand même.« 

    Le système, ça fait 50 ans qu’il a commencé à relâcher la pression.
    Le problème, c’est qu’au bout de plusieurs milliers d’années, le pli est pris et c’est difficile de s’en défaire. Il y a déjà beaucoup d’énergie libérée dans les esprits, malheureusement elle n’est employée chez nous, que de façon destructive, pour se plaindre, et lutter »contre« le système, jamais »pour" un nouveau système.
    Et c’est ça qui me désole le plus : pour la première fois, l’humanité a enfin toute la technologie nécessaire pour vivre en paix, mais la population continue à ramer à contre-courant, de sorte que même moi je me demande si je verrai ne serait-ce que le début d’un changement.

    Arf, c’est comme ça, des changements pareils, ça ne se fait pas en 5 minutes.



  • trevize trevize 28 mai 2014 19:08

    @Anaxandre

    1- vous confondez union et intersection. On peut s’inscrire à un club de foot sans quitter son club d’échecs... On peut réunir les prolétaires sans raboter toutes leurs différences, sans en faire des clones les uns des autres. On a bien créé la France, et pourtant chaque région garde ses spécificités !

    2- Pour la technologie, c’est très simple. De nos jours, par rapport aux années 50, les prolétaires peuvent s’offrir des moyens de production assez lourds. Avec une poignée d’ordis, (voire un seul) tu peux créer une application et la rentabiliser pour plusieurs millions (ou milliards, voire whatsapp). A côté de ça, le prix des composants de base en électronique sont au plus bas. L’avenir est à la robotisation, à nous de prendre les devants. On a des chômeurs à tire-larigot, nombre d’entre eux sont pleins de compétences, on a de l’épargne à ne plus savoir qu’en faire, on a de la place et les outils ne coûtent plus rien. Arrêtons de vouloir bêtement reprendre ce que les oligarques nous « volent » (en fait, ce qu’on leur donne consciemment) ; arrêtons d’appeler maman l’état-nation à notre secours, prouvons-nous que nous sommes enfin adultes.
    On boycotte leur réseau, on boycotte leur système, on développe le notre en parallèle, et on rigole en regardant leur château de cartes s’effondrer. Arrêtons de mettre la charrue avant les boeufs, faire la révolution, tout casser d’abord et pleurer après, c’est totalement contre-productif.

    Révolution -> du latin revolvis « revenir en arrière »

    C’est cette grande leçon que l’humanité est enfin en train d’intégrer : le système, nous le formons autant qu’il nous forme, mais en premier lieu il est notre création, et pas l’inverse. Une révolution, c’est la preuve de l’échec de l’humain à réformer le système qui le régit.

    D’abord, on crée de nouvelles formes d’organisation, ensuite seulement on les entérine par écrit. L’inverse ne cause que des catastrophes : convoquer une constituante, rédiger des « tables de la loi », un « système plus juste » basé sur de la pure théorie, qu’on tente ensuite d’appliquer à l’emporte pièces, on voit ce que ça a donné en Soviétie, et même ici en Europe.



  • trevize trevize 28 mai 2014 17:45

    Assez en accord avec toi camarade !

    au moins ça change des sempiternelles analyses de savoir si c’est le PS qui s’UMPise, ou l’UMP qui s’FNise, ou le contraire, de chercher le pourquoi X% de gens ont voté et pas les autres, pourquoi ils ont voté machin plutôt que truc, et qu’est ce que ça veut dire... Tout ça me fait penser aux grecs qui lisaient l’avenir dans les entrailles des animaux.

    J’ai longtemps pensé que les écrits de Marx étaient largement dépassés depuis longtemps ; je m’aperçois que c’est loin d’être le cas, et qu’il a vu beaucoup plus juste que je ne le pensais. Cependant, (avis perso) on ne peut pas se reposer uniquement sur lui pour expliquer et comprendre le monde actuel. Beaucoup de choses se sont produites depuis, on a eu de grands penseurs, et de grands événements qui ont considérablement modifié l’équilibre des forces en jeu.

    On est en pleine psychose mondiale, et la France ne fait pas exception.
    Le prolétaire français est schizophrène. Il se comporte à l’égard du tiers-monde de la même façon que l’oligarchie mondiale se comporte avec lui. Il existe le même rapport entre le français moyen et l’oligarchie qu’il rend responsable de tous ses maux, qu’entre l’Africain et le français. Nous sommes la bourgeoisie mondiale ! C’est normal que ceux qui sont « en dessous » de nous veuillent nous rattraper. Si les Africains viennent chez nous, c’est simplement parce qu’ils suivent l’argent qu’on leur a volé.
    Pour le prolo français, le fait que les bourgeois ne partagent pas est quelque chose de mal, mais par contre c’est normal de piller l’Afrique, et en plus il faudrait que les Africains ne se plaignent pas, et qu’ils crèvent de misère bien tranquillement chez eux.

    Finalement, que fait-on de toutes ces ressources pillées ? On s’en sert justement pour garder l’équilibre des forces, on crée plus de désordre là-bas pour continuer à piller les ressources, on érige des barrières, on envoie des patrouilles pour surveiller et des charters pour renvoyer. Tout ce pognon qu’on emploie à maintenir un équilibre injuste, s’il était utilisé pour développer économiquement ces pays, enrayerait bien vite le phénomène d’immigration ; mais bon c’est plus facile de continuer comme avant...

    Et le monde est infiniment plus connecté qu’il ne l’était il y a 200 ans. Aujourd’hui, vouloir faire bande à part est du domaine de l’impensable. Pour le meilleur et pour le pire, le destin de tous les humains est lié. Il est inutile de penser une solution à nos problèmes en ne restant centré que sur la France ou l’Europe. Il faut penser à des solutions globales, universelles.



  • trevize trevize 26 mai 2014 22:04

    Réflexions très intéressantes, tant dans l’article que dans les commentaires.
    Diogène remarque avec justesse que si l’europe et la nation sont deux formes d’aliénation, alors toute autre forme de lien social l’est aussi.
    Et c’est bien le cas. On parle bien de lien social. Les liens familiaux, amicaux etc.
    Un lien est une relation, soit un certains types de règles de communication entre deux entités (entre deux amis, entre mari et époux, ou entre citoyen et administration), avec toujours des droits et des devoirs.

    Atteindre la liberté consiste donc, « à la mode de Bouddha », à se séparer des liens qui ne sont pas bénéfiques pour nous, c’est à dire réclamant trop d’engagements pour trop peu de contreparties, nous faisant plus de mal que de bien.
    Et dans ce domaine, il faut bien avouer que ni l’europe ni la france ne tiennent leurs promesses.

    Alors, quitter l’europe, je veux bien mais pour faire quoi ? Retourner à l’état-nation  ? Il est hors de question de retourner dans les jupes de maman sous prétexte que le monde est méchant. Le fait que l’europe soit une catastrophe n’est pas du tout suffisant pour justifier un retour à l’ancien système qui n’est pas plus enviable.
    Si vous voulez mon avis, le mieux qu’il puisse nous arriver, c’est de sortir du cycle sans fin des révolutions destructrices. Le système actuel est tout à fait capable de tenir en même temps que nous en développions un nouveau en parallèle. Laisser de nouveaux schémas se mettre en place à petite échelle (écovillages, AMAP, monnaies locales etc), les expériences positives entraînent d’autres personnes à les reproduire, et un beau jour, on se lèvera et on se rendra compte que tout l’ancien système est une coquille vide dont on a plus besoin.
    L’autre alternative, c’est la révolution celle qu’on utilise sans succès depuis des siècles, elle consiste à casser la maison (certes insalubre) avant d’en avoir construit une neuve. Employons notre énergie à construire, le système s’effondrera tout seul, et on profitera du spectacle !



  • trevize trevize 26 mai 2014 20:44

    Le fait que la nation existe depuis des siècles ne signifie pas qu’elle soit LA meilleure forme de gouvernance.
    Et le fait que l’europe actuelle soit un échec ne signifie pas que nous devions nécessairement retourner vers la solution des états-nations protectionnistes. ça signifie qu’il faut une autre forme d’europe, une qui laisse plus de champ libre à chaque pays. S’éloigner subtilement de la fédération pour se rapprocher de la confédération.

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