Allez, on a au moins de la chance dans
notre « malheur » : allez demander à des banlieusards parisiens qui se
tapent 3 h de RER par jour quand il y en a et tout ça pour 1 ou 2 smic)
ce qu’ils penseraient d’un trajet St-Julien - Nations même en bus (les
bus genevois passent la frontière et s’arrêtent dans votre ville), le
tout pour des salaires nettement meilleurs.
Le foncier est cher,
je vous l’accorde. Mais la région a ses atouts en terme de tourisme, de
centres universitaires et scientifiques : la fameuse école polytechnique
de Lausanne (EPFL) et le CERN, Des hôpitaux d’excellence (les HUG et
le CHUV, il faut se déplacer loin pour trouver équivalent dans la
région) , de loisirs et de culture. Un aéroport international et j’en
passe..
Créez vous-aussi des centres fiscalement attractifs : On a bien proposé en France des ’zones franches’ pour aider les entreprises/commerces qui s’établissent dans les banlieues dites ’difficiles’.
Annecy maintenant reliée à Genève par une autoroute toute neuve pourrait être très complémentaire de Genève, une sorte de contre-poids côté français.
D’accord en grande partie avec votre constat, mais, de grâce, laissez l’U.E hors de ça. Aucune solution ne viendra hors de nous-mêmes et de notre région, encore moins de Bruxelles !!
Le pire handicap pour genève, c’est la « recourite » - maladie typiquement genevoise qui consiste à déposer systématiquement des recours qui bloquent les projets immobiliers ou de travaux publics.
Il y a un vrai travail d’information à réaliser : expliquer à quelques privilégiés d’un côté qu’a tout refuser systématiquement, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.
D’un autre côté, la France devrait aussi moins traîner des pieds quand il s’agit de passer à la caisse. (Voir le dernier épisode en date autour du CEVA). - celà contribuerait à éviter que beaucoup de contribuables genevois pensent qu’ils « paient toujours pour les autres ».