<< c’est plus facile, vous n’êtes que 7 millions >>
Pas sûr que ce soit qu’une histoire de nombre : Si on est ne serait-ce que deux personnes et qu’on y mette pas un peu chacun du sien, ça ne fonctionnera jamais.
On a simplement ENVIE de fonctionner ensemble, même si ça demande quelques efforts et concessions.
Ah, l’armée, le citoyen-soldat, les montagnes truffées de canons, de fromages et de lingots !
Y’a du vrai et du faux :
L’ armée, jusqu’a la fin des années 80, fallait en effet pas trop venir la chatouiller. Chaque citoyen était un vrai combattant, bien formé, équipé, armes et munitions prêtes au combat à la maison, ré-entraîné chaque année durant presque toute sa vie, et un temps de mobilisation très court.
Aujourd’hui, ce qui me ferait plus souci c’est le côté « ventre mou » des citoyens (j’ai vu ça avec les jeunes appelés - « recrues » en bon romand -) qui ne supportent plus le moindre effort, la moindre contrainte pour réussir à atteindre collectivement un but. Mais ça, ça se voit aussi hors des casernes.
En effet, nous avons 1 état fédéral, 23 cantons, 4 langues officielles (!). On est plein de grands, de petits, de maigres, de gros, de verts, de bleus, de laics et de religieux, le tout marche pas trop mal, y compris le mélange de cultures latines et germaniques. Certes on se saute pas dans les bras les uns les autres, mais on arrive à bosser ensemble et faire tourner le même pays. C’est déjà beaucoup aux yeux de ce qui coince ailleurs..
Oui, le roumain est une langue latine, beauoup de roumains parlent français et connaissent la culture française, notre littérature.
Quand à savoir si ils sont amis avec la France ou l’Italie, j’en sais foutre rien, par contre l’amalgame fréquent Roumains/Roms ne leur est pas toujours favorable..
Je sais pas, j’en ai jamais discuté avec eux , mais connaissant leur gôut pour l’auto-dérision, je dirais que ce personnage représente la part résignée du citoyen lambda à sa soumission envers la dictature de cette époque..