Très juste ! Bon nombre de pochettes étaient des oeuvres d’art à elles toutes seules !
Autre point : un CD « démarre à froid ». On sait pas quand.
Un vinyl nous laissait quelques secondes pour se plonger, se rendre disponible à l’écoute (notre jeune auteur l’a bien remarqué également). On se réjouit.
Ces secondes de faux silence étaient même reconnaissables d’un disque à l’autre, une sorte de signature..
Parfois même le début se faisait préssentir par des pré-echos, phénomène que l’on retrouvait aussi avec les bandes magnétiques.
La sortie se faisait aussi en douceur, on pouvait même prolonger la rêverie en laissant durer la boucle finale du sillon. Un vinyle ne se tait jamais !
Je reste « scotché » encore aujourd’hui en écoutant des enregistrements analogiques de musique de chambre réalisés avec juste une paire de micros, des préamplis à tube et des magnétos Studer ou Ampex. Et surtout et avant tout : des vrais musiciens également aux manettes !
J’ai encore la chance de pouvoir lire ces bandes de studio sur un Studer (un Revox A77 modifié broadcast qui lit le 2 pistes en 38cm/s), et là, on voit tout ce qu’on a perdu depuis..
@amipb : Vrai que le CD a plus de reserve en terme de dynamique ! Mais elle n’est plus utilisée. Les masterings récents (hors classique) compressent tellement que cette réserve de dynamique n’est plus utilisée du tout.
N’oublions pas non plus qu’une bonne dynamique ne peut s’apprécier que lors de conditions d’écoute ou le bruit ambiant est le plus bas possible ce qui est loin d’être le cas tout le temps.