Ça me fait toujours penser au style d’Aragon pour le retour de Thorez d’URSS
Il revient ! Les vélos, sur le chemin des villes, Se parlent, rapprochant leur nickel ébloui. Tu l’entends, batelier ? Il revient. Quoi ? Comment ? Il Revient ! Je te le dis, docker. Il revient. Oui, Il revient. Le wattman arrête la motrice : Camarade, tu dis qu’Il revient, tu dis bien ? Et l’employé du gaz interroge : Maurice Reviendrait ? Mais comprends, on te dit qu’Il revient, Maurice. Je comprends, ce n’est donc pas un rêve ? Les vestiaires sont pleins de rumeurs : vous disiez, Il revient... Ces mots-là sont une lampe que lèvent Les mineurs aujourd’hui comme au jour de Waziers. Il revient... Ces mots-là sont la chanson qu’emporte Le journalier, la chanson du soldat, du marin. C’est l’espoir de la paix et c’est la France forte, Libre et heureuse. Paysan, lance le grain. O femmes, souriez et mêlez à vos tresses Ces deux mots-là comme des fleurs jamais fanées. Il revient. Je redis ces deux mots-là sans cesse.
Le même amour aveugle, ce qui est d’ailleurs un pléonasme.