Sans aller jusqu’à un sondage, les votes d’appréciation d’article m’ont toujours paru un bon reflet de ce que pense la plupart. SI on en juge par ceux concernant les articles sur le mariage gay, environ 75% des votants semble contre. Il en va de même pour les sujets s’orientant vers la démocratie, où dans ce cas le pourcentage monte à 90% : preuve s’il en était que le peuple est bien conscient de sa non représentativité dans les décisions prises à la tête de l’état.
Ma plus grosse crainte : 2017. Une n ième alternance ne changera rien, et un vote extrémiste probablement non plus... à nous de trouver une solution d’ici là.
Je ne sais pas si l’appréciation de l’article peut faire office de référendum, certes non représentatif, mais je trouve que ça donne une bonne idée de ce que pensent les français de leur gouvernement démocratique ;)
N’oubliez pas, la France n’est pas une démocratie mais une république de partis.
A quand un pour ou contre en sondage sur Agoravox pour se marrer ?
@Ariane : non pas méprisant pour les « pauvres » pour un sou, relis-moi.
@Alinea : difficile de prendre le pouvoir, il faudrait déjà savoir qui le possède. Aujourd’hui lutter contre les banques, c’est lutter contre qui ? Contre l’actionnariat ? Contre notre voisin qui a peut-être économisé toute sa vie pour un PEA de 50k€ ? Contre 50% de la population qui possède un Livret A ? Contre 300 patrons de grandes sociétés (pourquoi pas 500, 1500) ? Contre l’U.E. ? Contre la City ? Contre celui qui a une maisons de vacances ? Contre les communautés ? Contre toi-même ? On a un peu l’impression qu’aujourd’hui le pouvoir c’est un peu chacun qui en est responsable, et un peu chacun qui est responsable de la situation actuelle.
En tout cas pour moi, et jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire, JLM reste un candidat du système, ne serait-ce que par sa volonté de rester inféodé à l’U.E. (organisme libéral par essence), VIeme république ou pas. De même croire qu’un parmi 27 fera changer cette Europe n’est que de la poudre au yeux, comme celle qu’on nous souffle depuis plusieurs dizaines d’années maintenant.
Un jour j’aurais le courage (et le temps) de franchir le cap comme vous pour me fendre d’un article/d’une réflexion plus poussée. Ne m’en veuillez pas de faire court et peut-être abrupt d’ici là.
On peut même rajouter extrême gauche et extrême droite dans l’alternance qui sert à rien.
Ce qui devient inquiétant c’est quand on cherche une vraie solution, et qu’on cherche longtemps.
Je crois finalement que ça doit passer par une projection du futur lointain : qu’est-ce qu’on aimerait ou voudrait comme utopie ? Et en fonction essayer de voir quel chemin parcourir.
La question que je méditerai ce soir : est-ce que 10 milliards d’humain au SMIC ou RSA est ma cible.
Ce qui m’amuse avec ce candidat, c’est que ça reste malgré tout un candidat du système.
Je crois avoir déjà vu dans un commentaire une remarque dans ce genre, mais l’alternance gauche/droite, avec son refuge extrémiste dans les deux directions font TOUTES parti du jeu.
C’est la raison qui fait que les gens ne voient plus la différence entre la gauche ou la droite, et bientôt peut-être entre l’extrême droite ou l’extrême gauche. La force du système est dans le fait de laisser à penser qu’une autre voie est possible parmi les comédiens en place, alors que rien ne change. Et le pire, c’est que parfois même le comédien ne se comprend pas en tant que tel.
Un simple exemple pour Melanchon : « au dessus de 300k€, je prends tout ». Parfait, mais encore centré sur l’individu. Que fera-t-il pour la finance internationale, le bénéfice d’entreprise, l’actionnariat distribué et la fuite des capitaux permise aujourd’hui dans l’U.E. ? La réponse : rien, car c’est tout comme les autres, un candidat du mondialisme, qui condamne à une cruelle vérité : si vous êtes dans le panier du haut, la moyenne vous rapprochera inéluctablement du bas. Si vous sortez du panier, vous continuerez à vivre au dépends du système.
Une possible solution : cesser de croire que tout n’est que répartition. Commencer à croire que l’on peut créer plus plutôt que simplement répartir ce que l’on a. Concentrer nos efforts sur ce qui permettra de créer, quitte à ce que dans un premier temps ce soit dans des « mauvais » systèmes. Sortir des visions simplistes, chercher l’essentiel.
Un autre exemple : pourquoi on ne consacre pas 25% de notre budget d’état à la recherche sur l’énergie de fusion (illimitée) ? car la découverte d’une telle solution serait la mort de « l’esprit de répartition par division » qui gouverne nos façons de penser depuis plusieurs siècles, et malgré plusieurs révolutions technologiques déjà traversées. Et donc la fin du système.
Et puis bien sûr, je finis par ma citation comique préférée : « les pauvres passent leur vie à critiquer ceux qu’ils aspirent devenir »
Faudra que je développe ce point de vue dans un article quand j’aurais le temps.