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Universitaire 1995

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  • Universitaire 1995 29 décembre 2013 10:31

    N’en déplaise à certains qui se disent « patriotes » et qui ne font que nous chanter la bonne vieille histoire officielle de la France, Indépendance des Chercheurs a raison de rappeler la manière dont l’Eglise a poussé au développement de la monarchie parisienne pour s’opposer aux tendances progressistes du début du XIII siècle.

    Au moment de la Croisade contre les Albigeois, ce que l’on appelle aujourd’hui le « Midi de la France » était le pays le plus avancé de l’Europe sur les plans économique, culturel et politique. La bourgeoisie, nouvelle classe sociale montante, tentait d’y développer un nouveau type de société et les nobles locaux ne s’y opposaient pas vraiment. L’Eglise de Rome a considéré que sa propre existence était en danger.

    D’autant plus, que dans les villes occitanes la profession du christianisme n’était pas exigée pour exercer une fonction publique. De nos jours, on parlerait de « laïcité ». Les légats du Pape ont explicitement reproché au Comte de Toulouse de permettre que des juifs puissent exercer une autorité administrative sur des chrétiens. C’est l’un des motifs officiels de la Croisade Albigeoise que l’on retrouve dans les sources historiques.

    Et si la logique impériale n’existait pas déjà à l’époque, il faudra m’expliquer ce que Louis IX (dit « Saint Louis ») est allé faire à Tunis où il est mort. Le XIII siècle a d’ailleurs connu la montée de l’empire catalan dans la méditerranée, au détriment des prétentions parisiennes en la matière (vêpres siciliennes et la suite). Les empires existaient donc déjà à l’époque. Le successeur de Louis IX, Philippe III, est mort à Perpignan (alors ville du Royaume d’Aragon) en plein échec de la croisade contre la Catalogne. Une guerre fomentée, encore, par la Papauté pour qui le royaume de Paris était toujours le « royaume garant ».

    Au XIII siècle, l’Eglise a également imposé aux Juifs le port de la rouelle, et Louis IX a été l’un des exécutants de cette politique.

    De même, François I a bien mené une politique d’expansion autant qu’il en a eu les moyens, et brigué la couronne impériale à la mort de Maximilien de Habsbourg. Si les précédents rois de France avaient développé avant tout une politique d’hégémonie méditerranéenne, François I s’engagera du côté de l’Amérique. C’est bien une politique impériale et impérialiste, que les successeurs de François I ont poursuivie.

    Dans ces constats, il n’y a aucun « mondialisme ». C’est trop facile de crier au « mondialisme » pour étouffer les critiques que l’on peut légitimement adresser à ces aspects de la politique de l’Etat français, un Etat construit par la force à coups d’annexions.

    Quant à la politique coloniale, franchement les discours de Léon Gambetta et Jules Ferry n’ont rien eu de glorieux. Jusqu’à parler ouvertement de « races supérieures » et de « races inférieures » comme Ferry devant l’Assemblée Nationale ici (site de l’Assemblée Nationale) :

    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/Ferry1885.asp

    M. Jules Ferry.... et je vous défie - permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan -, de soutenir jusqu’au bout votre thèse, qui repose sur l’égalité, la liberté, l’indépendance des races inférieures. Vous ne la soutiendrez pas jusqu’au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges Perin, le partisan de l’expansion coloniale qui se fait par voie de trafic et de commerce.

    [...]

    Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... (Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême gauche.)

    (...)

    M. Jules Ferry. Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas ! (Interruptions à l’extrême gauche et à droite. - Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)

    (...)



  • Universitaire 1995 23 novembre 2013 15:17

    La logique de la mondialisation capitaliste est simple : il. faut que les populations soient vraiment pauvres et que les lobbies financiers contrôlent tout.

    Les petits propriétaires de terrains constructibles n’ont donc pas leur place dans un tel « modèle de société » que les politiques appliquent.



  • Universitaire 1995 12 novembre 2013 14:27

    Quel analphabétisme en la matière ! Aujourd’hui, la thématique de l’avant Big Bang est généralement admise. Même les responsables de la collaboration Planck s’y sont explicitement référés.



  • Universitaire 1995 12 novembre 2013 13:13

    Pardon, mais il faut arrêter de raconter n’importe quoi. Les frères Bogdanoff sont bien docteurs, et l’Université de Bourgogne a confirmé la validité de leurs diplômes. Ce qui, certes, dérange à la fois des corporations de chercheurs et des corporations de journalistes. « Normalement », ces derniers sont censés être des courroies de transmission des premiers, mais les Bogdas peuvent se permettre de ne pas jouer ce jeu.

    D’autant plus, qu’alors que les institutions scientifiques françaises se gargarisent en permanence sur les « prix », la Physique théorique des Particules et la Cosmologie théorique françaises n’ont pas obtenu un seul Prix Nobel depuis très longtemps. Certains lobbies faisaient en permanence la pub d’auteurs de travaux sur la supersymétrie, mais les derniers résultats du CERN ne leur sont pas favorables et la supersymétrie n’a pas l’air de bien se porter.

    De ce point de vue, Igor et Grichka Bogdanoff ont eu le mérité d’aborder un sujet novateur : celui de l’avant Big Bang.
     



  • Universitaire 1995 25 octobre 2013 10:27

    On dirait que tout ce bruit autour de la « grande opération » d’EDF cherche à étouffer les mauvaises chiffres sur le chômage, la précarisation des emplois...

    En réalité, la situation de l’Europe dans le domaine de l’énergie est devenue catastrophique du fait que depuis une trentaine d’années les moyens financiers nécessaires au développement d’énergies nouvelles ont à la place été délocalisés à la recherche des plus grands profits immédiats (bas salaires, etc...). EDF incarne le statu quo découlant de cette incroyable carence.

    Que des scientifiques comme Carmen de Jong puissent « déranger » dans ce contexte, ce n’est pas étonnant. Elle est d’ailleurs arrivée à l’Université de Savoie au moment où se préparait l’opération (ratée) de la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques d’Hiver.

    Le problème, c’est qu’à présent l’Europe ne semble plus disposer de ressources financières autonomes pour réparer cette erreur historique. Sauf à opérer une transformation radicale.

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