Je viens aux nouvelles car moi-même nouvel adhérent dans l’antenne 93 du MoDem.
J’étais dimanche à une première réunion du parti dans ce département, organisée par Sébastien Moulinat. Etaient présentes notamment Nicole Rivoire, présidente par intérim de la fédération, ainsi que Jacqueline Gourault, une de ses élues fidèles (une sénatrice).
la question des municipales a été abordée, et il a été question des listes communes avec d’autres partis. Mais jamais de la bouche de J. Gourault (qui est loin d’être une nouvelle adhérente de l’UDF-MoDem), il n’était question d’une alliance globale avec l’UMP.
A plutot été abordée la question du second tour des municipales, et la création d’alliances pertinentes selon le paysage politique de chaque municipalité, qui n’est pas de la même nature que le paysage parlementaire ou sénatorial.
Moi-même nouveau dans la fédération, j’avoue avoir été déconcerté par l’ambiance, moi débordant de fraîcheur sans expérience (dans une section locale), et eux, pas moins frais pour autant, mais rôdés au rythme de ces rencontres depuis des mois ou des années.
Les plus tenaces resteront.
Je pense aussi qu’il y aura une fertilisation croisée de ces deux populations aux rythmes différents et complémentaires.
Cette fraîcheur n’a pas droit de cité dans des partis qui ne sont pas dans une dynamique de renaissance.
Il ne faudra pas que les génération qui arrivent se musèlent, au contraire il faudra qu’elles canalisent leurs idées selon le rythme d’une section locale.
Je me suis mal exprimé. Je voulais plutot dire que même médiatiquement, on n’essaie pas de faire illusion sur l’inutilité des ministres du gouvernement Sarkozy (dénomination plus pertinente que gouvernement Fillon).
Ils ne sont que des faire-valoir, car telle est la situation qui résulte de l’interaction entre la nature de l’institution de la Vème république et le volontarisme de Nicolas Sarkozy.
A entendre la facon dont s’exprime par exemple le ministre de l’éducation, Xavier Darcos, j’ai vraiment l’impression que ses lèvres bougent, mais que c’est le président qui parle.
Les chefs de cabinet des ministres ont été choisis par Nicolas Sarkozy.
Telle est la conséquence des promesses électorales faites par le candidat UMP, ainsi que sa popularité certaine auprès des gens qui le soutiennent : il faut que les actions gouvernementales collent au plus près des promesses faites par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne.
On ne m’enlèvera pas l’idée que l’exercice du pouvoir de Nicolas Sarkozy est pervasif (néologisme construit à partir du mot anglais « pervasive », omniprésent, insinuant, envahissant — wordreference.com).
Autant sur la gauche vous n’avez pas tout à fait tort (prenez-le comme tel ou comme un euphémisme, c’est comme vous voulez), autant quand vous écrivez « anti-monarchiste », là je dis : « il se fout de qui ? »
Monsieur Sarkozy joue la carte de l’omnipotence, ses ministres ont un rôle presqu’inexistant, médiatiquement tout du moins, et c’est sous cet angle qu’il faudrait avant tout mesurer les agissements de notre président car telle est sa sainte religion. Il n’essaie même pas de faire semblant sur ce point.
Je pense que la politique française atteint le summum de son expression monarchiste en concentrant actuellement les pouvoirs encore plus dans les mains d’un seul homme, qui plus est soutenu par la majorité des médias (en parts de marché). Ou alors contredisez-moi en me citant un média « classique » (= non basé initialement sur l’internet) qui a fait un dossier ou un reportage empreint de scepticisme sur sa politique (ne me dites pas que sa politique n’est pas digne de scepticisme, je vais croire que vous êtes partial !).
Certes l’horizon politique n’est pas troublé spécialement depuis son élection, mais il n’en est pas plus clair.
Certes nous devrons attendre pour ne pas juger trop hâtivement, mais pourquoi cette experte équipe en communication n’a pas tempéré, par de la communication appropriée, l’idée que beaucoup se font sur le fait que ses mesures vont aller très majoritairement dans le sens des riches ? Y a-t-il une communication à deux vitesses ?
Je pense que ce n’est pas passager.
Je pense que les idées de décroissance commencent à ne plus être censurées par de bêtes a prioris, et qu’on va commencer (pas via les médias, faut pas pousser non plus !) à mettre réellement ces idées à l’épreuve de la raison. Alors qu’aujourd’hui elles sont immédiatement bloquées sans argumentaire digne de ce nom.
Je ne dis pas que c’est là notre salut, mais je pense qu’on va tout de même être gagnants et s’enrichir à regarder et se plonger réellement dans ce sujet.
Je n’oppose pas le travail au temps libre. On peut s’enrichir dans le travail. D’ailleurs qui dit travail ne dit pas forcément rémunération. Quand un étudiant travaille sur ses cours, perçoit-il une rémunération ?
Il y a une différence entre le travail, sujet d’étude et parfois d’épanouissement, et une activité dans laquelle on troque du temps, de l’intellect et des mouvements corporels contre de l’argent.
Je pense comprendre que la décroissance ne nie pas le premier, mais exprime un grand scepticisme à l’égard du second.
Je sais que beaucoup vont tiquer. Mais ca viendra, les mentalités y viendront. Tout du moins elles viendront à s’interroger sur ces notions. Aujourd’hui on ne peut pas vraiment s’interroger publiquement à ce sujet. Mais c’est pas grave, les personnes n’ont jamais eu besoin des médias pour débattre, il suffit parfois de rien, parfois d’une bière, d’un thé à la menthe.
J’ai toute ma vie pour voir évoluer les choses, sans compter qu’une idée, elle, est immortelle...
J’étais hier à un meeting du MoDem spécial législatives dans la Haute-Garonne (département de Toulouse pour les non géographes), et ils ont annoncé que le nb d’adhérents a dépassé les 100000...