La haute finance est absolument ravie de voir débarquer les gilets jaunes, l’ami. N’as tu pas remarqué que les médias soutenaient massivement le mouvement et les revendications ?
L’explication en est très simple : toutes les mesures de Macron vont être financées par le crédit. Autrement dit, toute cette affaire, in fine, ne fera que renforcer un peu plus la domination des banques et du grand capital sur l’état.
Si les gilets jaunes ne s’assurent pas de la manière dont va être financée les mesures qu’ils vont obtenir, ils ne feront rien d’autre que creuser un peu plus leur tombe.
« Pas la conséquence d’une dévaluation monétaire » je n’en serai pas si certain. Vous avez vu la quantité de dollars et d’euros qui a été émise par la FED et la BCE depuis 2007 ? C’est faramineux. En fait l’équilibre est maintenu par l’atonie de l’activité. On peut se permettre d’injecter de la monnaie tant que l’activité ralentie, comme cela les prix restent à l’équilibre. Ce qui veut dire que toute l’inflation actuelle, c’est de l’inflation monétaire, justement. Et vu que la croissance, on n’est pas prêt de la revoir de si tôt, cela va de plus en plus être le cas.
C’est un peu comme un type très fatigué à qui, au lieu de l’autoriser à dormir, on filerait continuellement du sucre.
A mon sens l’explication numéro 1 est liée au cours du baril. On a vu que juste après l’annonce de Trump, il s’est envolé, ce qui fait l’affaire des producteurs nets (USA, Arabie saoudite, comme par hasard), et ce qui pose problème aux consommateurs nets (l’Europe, comme par hasard). Si on ajoute à cela les accords commerciaux que les entreprises européennes avaient noués avec l’Iran et qui sont mis en porte à faux suite à la sortie US de l’accord, on comprend pourquoi l’Europe voulait rester dans l’accord et surtout pourquoi les US voulaient en sortir.
@Vraidrapo Ce que tu dis est vrai, mais l’un n’empêche pas l’autre. On peut faire des délégations de service public sur des domaines relativement stratégiques et en cas d’urgence nationale reprendre la main. Après, la question de l’utilisation des deniers publics est un autre problème. A l’évidence, l’argent est mal dépensé, notamment dans des guerres qui ne servent effectivement qu’une toute petite minorité et qui sont contraires à l’intérêt national sur le long terme.