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Vipère

Vipère

Ma vie n'a jamais été un long fleuve tranquille. Il y a eu des hauts, il y a eu des bas, mais j'ai plus sûrement appris de mes échecs que de mes années d'insoucience. Ce que je sais est que la vie vaut la peine d'être vécue. Sur le chemin de cette vie, je suis toujours dans l'attente et la curiosité de demain.
J'ai dans la tête pleins de souvenirs de voyages en Europe et au-delà, de gens que j'ai croisés avec lequels il y a eu parfois des moments aussi intenses que brefs, mais toujours dans une vraie complicité humaine.
Et maintenant, je m'aperçois, après tout ce temps que "plus j'apprends et moins je sais".
La vie, toujours elle, réserve bien des surprises ! Un jour au gré de flâneries sur le web, par le plus grand des hasards, je tombe sur Agora Vox et là, j'ai une révélation fantastique, c'est que désormais, ce sont les voyageurs qui viennent à moi, sans que j'aie à me déplacer aux quatre coins du monde.
Je surfe sur leurs mots remplis de tas d'émotions humaines où domine cependant l'espoir, l'espoir partagé d'un monde meilleur que demain apportera peut-être, à la condition de le vouloir avec force. 
 

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  • Vipère Vipère 30 décembre 2015 17:56

    @malko

    Si, du poisson pour l’omega 3



  • Vipère Vipère 30 décembre 2015 17:55

    @malko

    Si, du poisson pour l’oméga 3



  • Vipère Vipère 29 décembre 2015 19:36

    Excellent article Yacine

    Des carences ? Je ne crois avoir aucune carence et suis plutôt en bonne santé, pourtant j’ai cessé de consommer des viandes animales, il y a trois ans.

    C’est compliqué. Au restaurant, lorsque la carte n’affiche que des menus avec des viandes, je quitte l’endroit, ce qui agace mon entourage proche, mais rien n’y fait, il ne me viendrait plus à l’idée de céder à la doxa ambiante. C’est mon choix et aucun retour en arrière ne me paraît possible.

    J’ai naturellement déserté les rayons boucheries au profit des rayons fruits et légumes. De temps à autre, j’y vois des consommateurs s’extasier devant une entrecôte. Ces produits n’exercent désormais, plus aucun attrait pour moi et je m’empresse de changer d’endroit. Je ne m’y sens pas très à l’aise. S’il me prenait l’envie de m’y attarder, immédiatement mon mental ...

     .../...

     



  • Vipère Vipère 28 décembre 2015 17:28

    Très belle traduction en effet !

    L’appel de l’Abbé Pierre ne prend pas de rides non plus... rien n’a changé depuis l’hiver 54, alors s’il ne neigeait plus jamais, ni ne faisait jamais plus froid dans nos régions tempérées ce serait une véritable bénédiction. On croise les doigts !

    L’appel de l’abbé Pierre :

    https://www.youtube.com/watch?v=T14tzxqAAT0



  • Vipère Vipère 28 décembre 2015 17:10
    Le Mort (extrait), par James Joyce.

     

    Des larmes de générosité lui montèrent aux yeux. Il n’avait jamais rien ressenti d’analogue à l’égard d’aucune femme, mais il savait qu’un sentiment pareil ne pouvait être autre chose que de l’amour.

    Des larmes coulèrent de ses yeux, et dans la pénombre il crut voir la forme d’un jeune homme debout sous un arbre, lourd de pluie. D’autres formes l’environnaient. L’âme de Gabriel était proche des régions où séjourne l’immense multitude des morts. Il avait conscience, sans arriver à les comprendre, de leur existence falote, tremblotante. Sa propre identité allait s’effaçant en un monde gris, impalpable : le monde solide que ces morts eux-mêmes avaient jadis érigé, où ils avaient vécu, se dissolvait, se réduisait à néant. Quelques légers coups frappés contre la vitre le firent se tourner vers la fenêtre. Il s’était mis à neiger. Il regarda dans un demi-sommeil les flocons argentés ou sombres tomber obliquement contre les réverbères. L’heure était venue de se mettre en voyage pour l’Occident. Oui, les journaux avaient raison, la neige était générale dans toute l’Irlande. Elle tombait sur la plaine centrale et sombre, sur les collines sans arbres, tombait mollement sur la tourbière d’Allen et plus loin, à l’occident, mollement tombait sur les vagues rebelles et sombres du Shannon. Elle tombait aussi dans tous les coins du cimetière isolé, sur la colline où Michel Furey gisait enseveli. Elle s’était amassée sur les croix tordues et les pierres tombales, sur les fers de lance de la petite grille, sur les broussailles dépouillées. Son âme s’évanouissait peu à peu comme il entendait la neige s’épandre faiblement sur tous l’univers comme à la venue de la dernière heure sur tous les vivants et les morts.

    Extrait de « Le Mort », in Gens de Dublin, Paris, Plon-Nourrit, 1926.

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