je n’ai amais écrit ça, Traroth, simplement je n’oublie pas qu’un shalit s’échange contre quelques milliers, et que cette équation est toujours de mise, il suffit d’un char crâmé, deux ou trois morts, et des sondages qui basculent, sans plus, c’est connu.
et ce comeback est autant, sinon plus, à envisager en cas d’explosion de l’ump,
détails tout ça...
il faut écouter ce que dit la base de l’ump,
comment par exemple dès que surgit le discours critique interne des petits candidats,
fillon se casse réellement la gueule ;
alors qu’en face au PS, y’avait vraiment foule,
ici, c’est bien cette dualisation trop rigide due au cap des 8000 signatures
qui a foiré une bonne partie du travail de deuil,
du travail en général.
ensuite, le coup du départ de sarco et de son pourquoi
a été accepté sans être jamais interrogé,
tout cela pèse trop lourd
pour passer d’un simple coup de gomme.
on verra,
mais il est tout sauf con,
et il a déjà compris à mon sens l’occaz en or de se repositionner au plus vite.
ah...
et aussi, encore une petite concomittance importante :
ne pas oublier que c’est au moment précis où les « petits candidats » de l’ump sont sur les écrans (ceux qui n’atteindront jamais les 8000 signatures),
à cet instant où sans métaphore fillon se casse la gueule,
que sarco choisit alors de rompre pour la première fois son long silence
hélas j’ai de très mauvaises nouvelles pour vous !...
vraiment désolé,
car j’aurais tout fait, ces quelques jours, pour écarter cette pensée qui s’est lentement imposée,
mais, je vous soumets les éléments,
et vous jugerez sur pièce...
alors voilà :
-d’abord je fus dégoûté - c’est bien le mot - par le vocabulaire et la syntaxe de coppé, un massacre, en copeaux, et beaucoup d’embarras ; il faut réécouter, c’est unique dans les annales...
-puis, étonné de son teint vert-jaunâtre, suspendu à la falaise vertigineuse de sa pseudo-victoire, mais ce n’est pas la question.
-vint ensuite le « je ne lâcherai rien » de fillon.
au total, j’en ai conclu :
bon, en gros ils ne parlent pas, ils gesticulent ;
ce qui signifie qu’ils ne tiennent pas la parole,
étymologiquement des « in-fans », des sans paroles, des enfants,
chercher l’adulte...
et justement ça n’a pas tardé :
fillon nous sort au plus vite une figure de « père »,
et de sous la jupe surgit le bon vieux jupé.
deux dindes ne sauraient qu’en appeler au dindon.
en attendant le coq,
la seule vraie bête en cours, justement...
côté libé, un éditorialiste parlait du « trou noir de l’ump », et que ce trou était moins noir que surtout bleu marine, mais bref, ne nous y trompons pas (courage Olivier) :
ce qu’ils nous préparent dans toute cette gesticulation et tout ce vaste psychodrame de boulevard, c’est rien moins (désolé hein) que :
le Retour de Sarco.
oui,
vous avez bien lu.
ma main à couper qu’il se ramène...
et je tiens même le timing de sa « con-vocation » (écoutons bien le mot)
non pour une « deuxième mort » comme titré ailleurs,
mais pour une résurrection.
toute la suite n’est plus qu’une affaire de fignolage-fillonage ;
fine tuning comme on dit,
car toute cette scénette est parlante,
et elle semble dire :
nous ne sommes pas le père,
et sans le père on va pas y arriver,
or juppé c’est pas le père, c’est l’oncle ou le grand-oncle (en gros hein),
donc l’aboutissement du scenar pointe de partout vers une réhabilitation de nicolas,
sachant combien ce foirage en conte d’abord
la nostalgie.
le reste, fine tuning on a dit, sera une question de mise en scène,
on a le choix entre :
le coup de théâtre,
un édito surgi de quelque part,
une petite phrase qui fait mouche,
une interview en marge d’un procès où il peut, c’est terrible, à tout moment récupérer le gâteau avec une facilité déconcertante,
puisque le vote affirme :
« sans nico, je suis inutile, ridicule, je ne compte pas ».
ce n’est donc pas la France mal à droite,
c’est la sous-france très adroite
à ne pas accepter le sacrifice pourtant entériné.
le coup du comeback est un grand classique du showbiz,
qui n’est lui-même qu’un produit dérivé du pouvoir.
« Une fois il fut demandé devant moi en quoi consistait le plus grand plaisir de l’amour. Quelqu’un répondit naturellement : à recevoir, – et un autre : à se donner. – Celui-ci dit : plaisir d’orgueil ! – et celui-là : volupté d’humilité ! Tous ces orduriers parlaient comme l’Imitation de Jésus-Christ. – Enfin il se trouva un impudent utopiste qui affirma que le plus grand plaisir de l’amour était de former des citoyens pour la patrie. » CB, fusées