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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 30 janvier 2012 15:50

    Il n’y a qu’un seul vrai responsable du fiasco actuel de cette campagne : l’appareil politique des Verts. Celui-ci a fait une triple erreur :

    - repousser la candidature de Nicolas Hulot, médiatique et vrai porteur d’un message écologique, au profit d’Eva Joly, personnalité intègre mais sans crédibilité environnementale ;
    - maintenair une ligne politique très à gauche, alors que l’électorat écologiste est avant tout de centre-gauche (en témoignent les succès des listes conduites par D Cohn-Bendit)
    - passer un accord électoral politicien pour les législatives avant le premier tour de la présidentielle, ce qui a démontré que la première préoccupation des Verts était d’avoir des postes d’élus et non de défendre un projet à l’élection présidentielle.

    Très logiquement, Eva Joly est devenue inaudible puisqu’il n’y avait à la fois plus d’enjeu et pas de projet correspondant aux attentes des électeurs à sensibilité écologique.



  • Voltaire Voltaire 30 janvier 2012 13:29

    Je pense que l’auteur mise plus sur le patriotisme que sur le civisme... Or, dans de très nombreux pays, il existe un partriotisme économique. Pas exclusif bien sûr, mais partiel.



  • Voltaire Voltaire 30 janvier 2012 10:33

    Autant l’avouer, j’ai longtemps été sceptique sur cette mesure. Alors que l’idée avancée par Robert Rochefort, le député européen en charge des affaires économiques de Bayrou, de privilégier la qualité (par exemple avec des garanties plus longues pour les produits) me paraissait intéressante et aussi bénéfique au niveau environnemental, l’effet d’un simple label « produit en France » avec un pourcentage me semblait peu efficace.
    Il semble que j’ai eu tort, et Bayrou raison.

    Depuis que Bayrou a emis cette proposition, on ne compte plus le nombre de publicités allant dans ce sens (voir par exemple celle sur la Toyota Yaris), et les labels qui fleurissent sur de nombreux produits, preuve que les producteur ont intégré que les consommateurs étaient effectivement sensibles à un certain patriotisme économique.
    Certes, il y aura toujours nécessité de produits à coût réduits, souvent réalisés dans des pays à bas coût salarial, mais dans les gammes intermédiaires et supérieures, nombreux sont les consommateurs prêts à faire un effort financier de quelques pourcents si le produits a effectivement été fabriqué en France. Or, il suffit d’un déplacement de 10% de nos achats vers des produits « français » pour rétablir l’équilibre de notre balance commerciale...

    L’auteur propose ici un mécanisme intéressant de mise en oeuvre ; l’important sera a lisibilité et la validité du label. Mais sur ce sujet, comme auparavant sur la dette publique, Bayrou a fait preuve d’une réelle clairvoyance.



  • Voltaire Voltaire 27 janvier 2012 16:59

    Plus 50% des électeurs sondés ne sont pas sûrs de leur vote... cela fait quand même pas mal d’indécis. Et l’électorat « modéré » (qui ne se considère ni de droite ni de gauche) représente aussi plus de la moitié de l’électorat. F Hollande les « ratisse » certainement en cas de second tour Hollande-Sarkozy, car il y a un rejet profond du président sortant ; mais au premier tour ? cela me semble encore très indécis.



  • Voltaire Voltaire 27 janvier 2012 13:55

    Bonne analyse, hélas...
    François Hollande avait été plutôt bon lors de sa campagne des primaires, malgré quelques propositions un peu irréalistes. Il autait pu prendre de la hauteur une fois désigné, en réponse à la gravité de la situation du pays. Hélas, il a cédé à la facilité en proposant un programme certes pavé de bonnes intentions, mais simplement irréaliste vu l’état des finances publiques. Entre au minimum 20 milliards de dépenses supplémenaires (chiffre sans doute sous estimé) et moins de 30 millliards de recettes supplémentaires (chiffre sans doute surestimé), on se retrouve sans aucune réelle économie, et donc sans aucune réduction du déficit. Or, c’est 100 milliards annuels qui doivent être trouvés pour rétablir les comptes publics... Avec le projet de Hollande, on stabiliserait au mieux le pourtencage du déficit, c’est à dire que l’on continuerait de le creuser en valeur absolue... à ce compte, on irait dans le mur très rapidemment.

    Alain Juppé a effectivement été un peu décevant : mis à part un passage effectivement convaincant sur la complexité de la politique étrangère, en opposition avec le volontarisme simpliste de F Hollande sur le yuan ou la politique européenne, le reste n’a été que chicaneries finalement assez ennuyeuses. Mais il faut reconnaitre qu’il avait la tâche ingrate de défendre un bilan du président sortant, tout simplement indéfendable...

    Bref, F Hollande aura rassuré ses supporters sur sa pugacité et son volontarisme de gauche, mais pas convaincu les électeurs indécis ou modérés, qui aimeraient bien que nos politiques nous sortent de l’ornière qu’ils ont eux-mêmes creusés. 

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