L’Occident est visible aux avant-postes sur tous (ou presque) les compartiments (techniques, idées...) de la vie sociale moderne... pour le meilleur et pour le pire.
En ce qui concerne les idées, les plus grand nombre s’accorde en principe ( sauf les Ku-Klux-Klan et assimilés...) sur les impératifs d’égalité, d’empathie, de justice etc... C’est du moins au nom de la Vertu que s’effectuent les Proclamations (vraies ou fallacieuses) dans les grandes enceintes internationales telles que l’ONU...
La vague déferlante concernant le volet esclavagisme des atteintes aux Droits de l’Homme peut être légitime puisqu’elle correspond à un besoin des populations. Cependant, il faut admettre que la Justice pour être équitable (par définition !) doit s’exercer indistinctement dans l’espace et dans le temps. L’avantage est double pour eux qui s’estimeraient lésés a priori et, ceux qui se sentiraient culpabilisés, a prioriselon l’air du temps.
@alinea Tu te/nous pose des questions bien difficiles... Il faudrait avoir une solide formation en sociologie pour avoir la moindre idée d’un début de réponse. Cependant, il semble que ton deuxième paragraphe pourrait contenir l’amorce d’une réponse... Pour le problème de l’orientation sexuelle, il doit y avoir plusieurs cas de figure. Je ne sais pas s’il faut mettre l’âme sur le tapis. L’âme... ??? Plutôt que de m’interroger sur la vie privée, je pense qu’il est plus constructif de focaliser sur le comportement social. Paradoxalement, si on examine les bonobos, il semble que l’activité sexuelle soit, à l’initiative des femelles, un paramètre capital pour résorber les conflits, l’agressivité... Je n’ose imaginer les conséquences si on transposait chez l’Homme ! Le Vatican en perdrait son latin !
Pour embrouiller davantage les idées, l’emmerdeur que je suis vous propose un extrait de l’ouvrage de Thierry Desjardins commis sous l’ère Chirac en 1996.
Il s’intitule : « Lettre au Président à propos de l’immigration — et de quelques autres sujets tabous qu’il faudra bien finir par aborder »
J’avais oublié ce bouquin après l’avoir lu. J’étais moins sensible qu’aujourd’hui aux analyses économiques et l’ouvrage m’avait paru provocateur.
Aujourd’hui, grâce aux informations qui ont fini par émerger, à flots continus notamment à propos de la mondialisation, de la délocalisation, de la monnaie-hélicoptère en période de pandémie, parce que tout le mode est désemparé...
Je trouve que les propos de Desjardins sont dignes d’intérêt d’autant que l’agitation est à son comble. Hier quelqu’un a évoqué les 20 ou 30 ans qui ont précédés la Révolution française. Rien que ça !!!
Voici ce texte, pg.118-9 :
Certains experts vont jusqu’à affirmer que ce recours à la main
d’oeuvre étrangère a été le drame de notre économie.
Pourquoi ?
D’abord parce que
cette solution de facilité a effectivement incité nos entreprises à
ne pas investir dans la modernité. A quoi bon innover, faire des
efforts d’imagination, bousculer les vieilles idées reçues,
acheter des robots alors qu’on peut avoir pour beaucoup moins cher
des travailleurs immigrés ?
Ensuite parce qu’une
masse de travailleurs sans aucune qualification est beaucoup moins
performante, bien sûr, qu’un nombre infiniment plus modeste de
travailleurs qualifiés. Quand 10 ouvriers (maghrébins)
construisaient – même dans une usine ultramoderne comme à Flins –
1 voiture chez Renault, 10 ouvriers (japonais) construisaient 2
voitures et demi chez Toyota.
Pourquoi les
ouvriers japonais étaient-ils deux fois et demie plus performants
que nos immigrés maghrébins ? Parce qu’il est évident qu’un
ouvrier ne sachant ni mire ni écrire, ni compter, ni parler la même
langue que son encadrement est moins « performant »,
moins « motivé », même « à la chaine »,
qu’un ouvrier du niveau du Bac, ce qui était pratiquement le cas
au Japon.
Enfin parce que,
contrairement à ce qu’avait pensé notre patronat, la main
d’oeuvre immigrée est, en fait, beaucoup plus onéreuse qu’elle
en a l’air. Elle doit être encadrée, surveillée et (un peu)
formée par toute une hiérarchie de « petits chefs »
dont les salaires s’ajoutent bien évidemment aux bas salaires de
immigrés, petits chefs qui sont inutiles avec une main d’oeuvre
qualifiée.
A cela s’ajoute,
non plus pour l’entreprise mais cette fois pour la collectivité,
le « prix global » d’un immigré.
Maurice Allais,
notre prix Nobel d’économie etqui n’est pas un imbécile pour
autant même s’il est décrié par toute notre intelligentsia, a
calculé qu’un travailleur immigré nous coûtait « en frais
et infrastructure d’accueil » quatre fois le prix de son
salaire. Et que, si ce travailleur venait avec une femme et trois
enfants – ce qui est un cas très fréquent- il nous coûtait 20
fois le prix de son salaire. Vous avez bien lu : « vingt
fois le prix de son salaire », alors qu’il produit deux fois
et demie moins que son « homologue » japonais.
Je me demande si les syndicats utilisent les bons arguments lorsqu’ils s’opposent au patronat en faisant des grèves.
Balladur avait importé des marocains pour briser la grève de Renault
Vu les résultats à moyen terme, On peut penser, comme bien souvent, que nos élites cooptées de l’ENA, ne sont pas si « élites » qu’on le prétend. Sans complexe, promotion après promotion...