Oui, je suis bien d’accord, mais les Français sont capables parfois de se laisser gouverner par des pouvoirs ayant une dimension autoritaire, assez poussée (Napoléon III, Clemenceau) ou plus légère et avant tout dans l’ascendant moral et symbolique (De Gaulle). Je vous rejoins, c’est un pays qui n’est pas fait pour être dirigé à coups de trique, ce ne sont ni les Russes ni les Chinois. Si vous menez les Français où vous voulez, mais en leur donnant l’impression qu’il n’y a pas de laisse, vous pouvez durer autant qu’un Napoléon III ou un De Gaulle. Tenter la trique et raidir trop fort et c’est le sort de Charles X.
D’ailleurs, le pays s’est globalement bien mieux porté quand son niveau de « démocratisme » n’était pas très élevé, et ce depuis 500 ans. Stagnation économique conduisant au largage par l’Allemagne et les USA sous la IIIème, déclin lent depuis 1975 et la fin du césarisme gaullien. Finalement, il n’y a que la IVe République qui s’en soit bien mieux tirée que ce qu’on pense généralement.
Dès qu’on critique l’x-droite, on retrouve ses défenseurs habituels, comme d’hab. Et avec uniquement de l’ad hominem à base de comptes bidons, faute d’arguments, comme d’hab.
« L’égalité, c’est la légitimation des turpitudes, la promotion de la convoitise, le
culte des ratés et des envieux » (4). « L’égalité est le plus abject des principes
moraux (on flatte avec démagogie l’envie des médiocres - comme les
médiocres sont toujours très nombreux, ça fonctionne-). Pas une vie, pas une
société ne s’est construite ni ne se construira sur l’égalité ».
« C’est pourtant vrai. Simple observation de l’évolution des espèces qui
s’adaptent ou périssent. La vie n’est pas neutre : elle est très incisive. C’est
grâce à cette mise à l’épreuve permanente que nous avons autant évolué. Nos
ancêtres ont été soumis à une impitoyable sélection des forts et des intelligents.
Sans cette compétition permanente, l’humanité n’en serait pas là.
Je maintiens, c’est du même tonneau que ce qu’on écrivait sous le IIIe Reich
Un des états les plus riches du monde, une des meilleures espérances de vie, une prospérité insolente gagnée sans ressources naturelles. Ce genre de régime non-démocratique ferait beaucoup de bien à la France, qui est de toute façon culturellement une société non démocratique (pour d’autres raisons). Pour prendre l’exemple d’une autre cité-état asiatique à la formidable réussite, un Lee Kuan Yew et son régime seraient tout à fait ce qu’il nous faut.
Ce qui a de plus méprisable chez Obertone, c’est l’aspect minable et misérable de l’exposition de ses idées, qui est encore pire que leur ignominie.
L’argument juridique ne tient pas. Certes, Obertone ne pourrait plus publier de telles caricatures, transposées sur ses propres groupes ciblés (femmes, chômeurs et immigrés), mais on a vu quand même des mouvements fascisants assumer bien plus franchement l’extrémisme de leurs idées et de leurs filiations. Un bon exemple en est l’Aube Dorée grecque et son drapeau, qui est parvenu à se protéger légalement via des sous-entendus pourtant plus qu’évidents. Mais ça, Obertone est encore moralement et physiquement trop lâche pour l’oser, même s’il ne risquait pas grand chose.
En plus d’être un extrémiste de la pire espèce, c’est un lâche, un minable, un sans-couilles. C’est un demi-sel qui aurait juste été bon pour écrire des lettres anonymes à la Gestapo. Les vrais Nazis avaient au moins pour eux de n’être pas des lâches, contrairement à l’autre charlot.