@Cabanel : encore merci pour votre article. Je reviens du Portugal, éoliennes et panneaux solaires (et accessoirement chemtrails) à profusion...Ca laisse songeur... J’ai vu que vous auriez peut-être besoin d’un traducteur, ayant vécu qq années aux usa, je me débrouille en anglais si vous avez besoin...
FUKUSHIMA DIARY – Tepco n’a aucune idée pour contrer le pire scénario au SFP4
Le 25 mai 2012, au cours de la conférence de presse quotidienne de
Tepco, WSJ a demandé à Tepco comment ils allaient s’adapter dans le cas
où la SFP4 s’écroule ou se met à fuir.
Tepco a éludé la question,
montrant ainsi qu’ils n’ont aucune idée sur comment contrer le pire
scénario.
(SFP4 = Spend Fuel Pool 4 = piscine de désactivation du combustible du réacteur n°4)
Par Mochizuki le 25 mai 2012 / traduction de Mimi Mato
FUKUSHIMA DIARY – Un travailleur actuellement à Fukushima :
“Si on a une réplique majeure, tous les réacteurs seront en crise.”
Le travailleur, actuellement à Fukushima, @Happy11311, admet que si
une autre réplique du tremblement de terre frappe Fukushima, ils ne
pourront même pas approcher les réacteurs et le risque ne concerne pas
que la piscine du réacteur 4 (SFP4), ce seront tous les réacteurs.
@Happy11311
J’ai tweeté ça avant mais si une autre réplique, ou tsunami, survient
ce ne sera pas seulement pour le réacteur 4. Je pense que tous les
réacteurs seront en crise. Tepco dit qu’ils ont préparé de multiples
moyens de refroidissement mais si le niveau de radiation monte trop haut
nous ne pourrons même pas les approcher. De plus, même si les bâtiments
des réacteurs résistent, les routes ne seront pas assez praticables pour
approcher les réacteurs.
@Happy11311
En fait, le 11 mars a provoqué un paquet de failles dans le sol, il y
avait beaucoup d’endroits impraticables en voiture. Même les
camions-pompe ou les camions-incendie ne pourront sans doute pas se
déplacer, et surtout, maintenant nous n’avons pas assez de ressources
humaines, ni d’ingénieurs pour arrêter le réacteur 4 en plus des autres
réacteurs.
@Happy11311
Si vous roulez depuis Iwaki, ça vous prendra 6 heures si la situation
est aussi mauvaise que le 11 mars. En plus, il y avait un héliport au
sol le 11 mars mais on va bientôt le virer pour en mettre un autre
quelque part dans la zone de la centrale.
@Happy11311
Ils prévoient tous de construire des réservoirs pour l’eau contaminée
mais il n’y a rien de prévu pour construire un héliport. Il y en avait
un, il n’y en a plus.
Si une autre réplique majeure, ou tsunami, survient ce ne sera pas la
force d’auto-défense, ou la police anti-émeutes mais nous, les
travailleurs normaux du nucléaire qui tenteront d’arrêter tout ça.
Par Mochizuki le 26 mai 2012 / traduction de Mimi Mato
Quelques avis de politiciens et d’experts sur Fukushima :
Helen Caldicott, MD, lauréat du prix Nobel et ancien de « Physicians for Social Responsibility » :
« En cas de problème avec la piscine du réacteur 4, j’évacue ma famille de Boston vers l’hémisphère Sud »lien
Ex-Premier ministre Kan, qui était au pouvoir au Japon, lorsque la crise a commencé à Fukushima :
"Dans
les jours après la crise qui a commencé à Fukushima, le gouvernement a reçu un rapport disant que 30
millions d’habitants dans la zone métropolitaine de Tokyo aurait dû être
évacuées« récente interview de l’ancien Premier ministre Naoto Kan. »lien
Le sénateur Ron Wyden (OR) :
"Le
sénateur n’est pas généralement alarmiste. Mais ses notes de terrain,
suivies de lettres au secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et
secrétaire à l’Energie Steven Chu, sont un signal d’alarme. Ils brossent un
tableau de la vulnérabilité nucléaire extrême, en particulier dans le
réacteur n ° 4 [... ]
Le sénateur a terminé sa tournée en demandant au Japon, avec exhortations écrites à
l’aide de Clinton et Chu, pour accélérer fortement un nettoyage. Sa
crainte est qu’un autre grand événement sismique puisse déclencher une
autre catastrophe avant le nettoyage complet - exposant l’Oregon et toute la côte Ouest à un risque potentiellement mortel.1,2
Arnie Gundersen, ingénieur en sciences nucléaires, anciennement dans l’industrie nucléaire : "Il
y a assez de carburant dans cette piscine, soit presque autant de
césium que toutes les bombes atomiques qui ont été
abandonnées dans l’atmosphère (...) 800 bombes "lien
Akio Matsumura, ancien conseiller des Nations Unies :"La
crise dans les centrales de Fukushima Daiichi n’est pas terminée
[...] Si un
autre tremblement de terre de haut niveau frappe la région, le bâtiment
pourrait certainement s’effondrer. Les météorologues japonais et
américains ont
prédit qu’un tel tremblement de terre est en effet susceptible de se passer cette année.
Le
communiqué de fusion et de rayonnement qui s’ensuivrait
est le pire des cas que le Premier ministre Kan et d’autres anciens
fonctionnaires ont discuté ces derniers mois. Il
a averti lors de son discours lors du Forum économique mondial de Davos
qu’un tel accident serait forcer l’évacuation des 35 millions de
personnes à Tokyo, dont la moitié à proximité du Japon et de
compromettre la souveraineté de la nation. Une telle catastrophe humanitaire et environnementale est inimaginable. [...] " lien