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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 15 octobre 2013 03:13

    bonsoir vincem,


    « L’actionnaire moyen a perdu 80% de son investissement en 10 ans. »

    Ce que vous appelez l’actionnaire moyen est en fait le petit actionnaire, ou à mon sens la représentation la plus aboutie du pigeon abruti et complètement aveuglé par sa cupidité. Il ne se rends en général même pas compte qu’il paie plus en frais de garde et commissions diverses qu’en impôt sur les plus values. Il existe pourtant une autre catégorie d’actionnaires, les gros, qui eux se gavent sans aucun problème, tout en se cachant derrière les « actionnaires moyens ». Vous en avez eu la démonstration par exemple sur Eurotunnel - c’était tout du privé là - ou les petits investisseurs y ont pratiquement tout perdu, alors que les gros et les banques y ont fait d’énormes bénéfices.
    Mais rassurez-vous, même si je fait une claire distinction entre donc les gros et les petits actionnaires, je leur voue un mépris identique.


    « Les entreprises n’arrivent plus à créer d’emploi car manquent de marché et e compétitivité. »

    surtout de marché, car une entreprise n’investit pas par plaisir, mais parce qu’elle sait qu’elle en tirera des débouchés. Puisque la diminution des salaires (en novlangue, la « modération salariale ») a détruit à un tel point le pouvoir d’achat, les entreprises se retrouvent effectivement maintenant sans client. 

    « La pluspart sont en déficit, donc ne versent rien en dividendes. »

    ben voyons : Total : 12.98%, Orange : 7.96%, GDF-Suez : 7.80%, Générale de santé : 7.14% - et oui, la santé ça rapporte un max si les malades crèvent !

    Et les 4 milliards d’euros que Daimler et lagardère ont siphonné de Airbus en mettant l’entreprise à sec, les centaines de millions de dividendes que Bernard Arnaud tire annuellement de son groupe LVMH tout en contribuant à détruire le luxe à la Française (ce type là a fait passer la production annuelle de dom perignon de 600.000 à 8.000.000 de bouteilles, on en trouve même dans les superettes, je me demande ou il va trouver tout le raisin pour produire tout ça, probablement pas tout en Champagne ...)

    La réalité est que aujourd’hui, le prélèvement net fait au entreprise par la rente et l’actionnariat est supérieur au prélèvement opéré par l’impôt. A la différence de ce dernier qui contribue à donner un environnement propice au développement à l’entreprise, la rente actionnariale est totalement parasitaire, ne produit et ne sert strictement à rien pour le développement de l’entreprise, et au contraire contribue largement à la rendre moins compétitive.

    « Faut arrêter de croire jouer les économistes quand vous n’y connaissez rien.
    Savez-vous seulement combien d’entreprises en France, présentes en bourse, distribuent un dividende ? »

    parce que vous vous y connaissez peut-être ? A commencer par apprendre qu’une entreprise n’a pas besoin d’être en bourse pour verser un dividende. ça n’a strictement aucun rapport.

    Au final, ce que vous nous sortez, ce n’est même pas un argumentaire, c’est un missel. Les saintes écritures de l’économie, par Saint Milton. Amen ! 


  • wesson wesson 15 octobre 2013 02:38

    mmarvin, 

    votre message est clair : pour vous ce qui est important, ce qui est utile, c’est de l’emporter.

    Pour moi, c’est d’être en accord avec des idées, un programme que l’on défends.

    C’est pourquoi, admiratif, vous préférerez toujours vous ranger du coté de celui que vous percevez le plus fort, et moi de celui que je perçoit le plus juste, même si j’ai parfaitement conscience qu’il n’est pas le plus fort et qu’il le sera peut-être jamais.

    En fait, nous ne parlons pas de la même chose. Vous d’opportunisme, moi d’avenir.

    Et sur vos considérations définitives à l’aune des résultats de la cantonale de Brignoles, vous savez bien que ça ne vaut pas tripette. Malgré une situation qui est en tout point profitable au FN (faut-il rappeler qu’il s’agit du canton ou le FN fait ses plus gros scores à l’échelle nationale, aggravé par une situation de clochemerle), il ne progresse pratiquement pas en nombre de voix. Le raz-de marée que vous pronostiquez n’est même pas une vaguelette. Par contre, aucun commentaire sur l’effondrement du PS.

    Moi je vous le pronostique tel quel : Dans moins de 5 ans, le PS fera un score largement inférieur à celui du FdG - avec ou sans les communistes.


  • wesson wesson 15 octobre 2013 02:29

    donc, « ce que personne ne peut contester ici », c’est vos arguments d’autorité que je rejette et vos conclusions que je conteste.



  • wesson wesson 15 octobre 2013 02:28

    bonsoir onecinqiou,


    «  fut condamné à mort par contumace par un tribunal militaire et déchu de la nationalité française pour fait de désertion devant l’ennemi, en octrobre 1939. »

    une bien belle référence en effet. Dans la brochette de condamnés à mort, n’oubliez pas également Georges Mandel et quelques uns du Massilia, qui furent pris au piège par Laval/Pétain et ses sbires de la cagoule - qui étaient déjà à l’oeuvre en 39. Ils voulaient à tout prix éviter la constitution d’un gouvernement à l’étranger pour organiser la résistance en France.

    Votre réécriture de l’histoire consiste à présenter le PCF comme un parti collaborationniste, ce qui est bien entendu totalement faux. Le PCF ayant éclaté depuis déjà un petit moment lorsque Hitler précipita ses armées contre la France pour y installer le régime de Philippe Pétain. Il était déjà en train de résister à ce qui se profilait à vive allure, et d’ailleurs le gouvernement de Paul Reynaud s’en occupait déjà. Par exemple avec cette histoire totalement manipulée de sabotage que l’extrême droite n’hésite pas à nous resservir régulièrement, ou le gouvernement condamna à mort quelques communistes et syndicalistes au terme d’un simulacre de procès ou aucune preuve ne fut apportée.

    Revenons à 1940 et alors que la France était en pleine débâcle, il s’est trouvé une poignée de « communistes » qui n’avaient pas encore pris la décision du maquis pour tenter une négociation avec le nouveau pouvoir. Ce dernier signifia une fin de non recevoir, en faisant emprisonner immédiatement les « négociateurs ». L’affaire de la supposé collaboration dura en tout et pour tout une semaine et concerna peut-être une dizaine de personnes. Bref, non significatif.

    C’est lors de cet épisode que Thorez décida de rester à Moscou plutôt que d’aller se faire trucider en France par la clique de Pétain. 

    Le reste, son inculpation et sa condamnation est l’une des décisions de cours mérovingienne qui se prenait en ces temps troublés, et n’avait strictement rien à voir avec une quelconque « justice ».
    Entre 1939 et 1945, ces tribunaux là ont condamné beaucoup d’innocent et absous bien des coupables. Tout ceci n’était évidemment que la concrétisation du choix très clair effectué par la droite constituée de la vielle aristocratie Française : plutôt Hitler que le front populaire. A noter que la quasi totalité des condamnés politiques de l’époque ont été ensuite réhabilité dans tous leurs droits.

    Voilà donc un cas typique de réécriture de l’histoire au profit d’une extrême droite qui en as besoin pour faire oublier son rôle central dans ce que fut la seconde guerre mondiale.




  • wesson wesson 15 octobre 2013 00:05
    bonjour l’auteur,

    « c’est la hausse continue des cotisations sociales qui grippe le système »

    en fait, c’est très exactement le contraire. 

    Les cotisations sociales déjà sont improprement appelés. En fait, c’est du salaire différé. 

    Et depuis maintenant 30 ans, on fait baisser le salaire des employés non pas en touchant au salaire direct (ce serait trop voyant), mais en touchant à ce salaire différé.

    Pour le dire avec la novlangue en cours, on « baisse les charges des entreprises ».

    Et comme de bien entendu, cet argent n’est pas transféré sur les salariés, mais sur la rente, c’est à dire sur la rémunération de l’actionnariat. Plus de 10% de PIB en 30 ans ont été ainsi transférés de la part salariale vers la part actionnariale. 

    Et c’est l’une des raison principale de la baisse actuelle du pouvoir d’achat en France.


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