Merci pour votre article percutant. A mon avis la première grande offensive contre l’art en occident a été celle du monothéisme. Je reproche à ce dernier d’avoir au mieux essayé de circonvenir l’esprit humain par de la propagande artistique, au pire dénigré l’art y compris religieux, comme les protestants(évidemment je simplifie). D’ailleurs le monothéisme a beaucoup à voir avec la façon dont le créateur est perçu socialement à la fois maudit et sublimé. La grande ironie c’est que des artistes ont souvent réussi à dépasser le sujet pour produire des oeuvres expressives dans tous les domaines. Tout cela sur un très vieux fond d’appropriation « aristocratique » et « bourgeoise » de ce rapport au monde. S’approprier l’espace symbolique de l’art est une vielle intention des oligarchies. Et par exemple, en peinture, l’abstraction a été la première subversion moderne de cette endoctrinement, de cette codification à plusieurs strates, pour être récupérée après et, éventuellement, aboutir à l’art « content-pour-rien ».
J’admire Heinlein, mais comme il est mort depuis plus de 20 ans je doute qu’il soit bien informer sur les développements actuels de la sociologie, de l’anthropologie, ou de la paléo-anthropologie, et de l’histoire de l’économie. On peut lui pardonner ce genre de propos à l’emporte pièce complètement douteux historiquement.
Merci pour les citations. J’ai bien ri. Cela dit, Je ne tiens pas à la notion de lutte des classes. La lutte ça fait du bruit et ça tâche, c’est fâcheux quand même. Paix et fraternité ! riches, pauvres, morts-vivants, même combat !
Puisqu’on est dans la citation pourquoi se priver :
« Toutes les théodicées politiques ont tiré parti du fait que les capacités génératives de la langues peuvent excéder les limites de l’intuition ou de la vérification empirique pour produire des discours formellement corrects mais sémantiquement vides »
je ne dirai pas qui c’est pour éviter l’hystérie, mais c’était un homme qui savait ce que parler veut dire...
J’aime ce genre d’article qui décrit quelques engrenages de la machine absurde que l’on appelle le peuple français. Je crois que c’est le tour de force politique du siècle, et pour peu que l’on ait une conscience politique claire et conséquente, on reste sidéré. La société de classe, sans conscience de classe...