Apôtre du dé à 10 faces, grand amateur de bonne chère et de musiques underground, souvent incompris de mes pairs, je cultive le décalage et la geekness comme d’autres leur potager.
« Le Président de la République joue son rôle de signer des contrats pour son pays »
Mais quand il s’agit de faire jouer son rôle à Rama Yade, par contre, il est grand champion de l’esquive, notre Président ! Surtout que depuis le temps qu’ils sont arrangés, ces contrats, il aurait très bien pu se permettre de taper un peu sur les doigts des Chinois.
Bonne remarque, mais c’est déjà ce que font les représentants de la scène underground. Malheureusement par besoin, car les CDs ne sont pas rentables pour eux. Leurs rentrées d’argent se font sur le live.
Un exemple tout simple, parmi bien d’autres : l’an dernier, l’orga d’un festival auquel avait participé La Ruda s’est vue dans l’incapacité de payer leur prestation. Cela a suffi à faire dangereusement pencher leur compta vers le rouge (anecdote relatée sur leur newsletter). Dans la même veine, ils en viennent à accepter des concerts qui ne font pas l’unanimité au sein du groupe (notamment les galas d’écoles d’ingés) pour réussir à rassembler les fonds nécessaires à la réalisation de leur album postérieur !
En effet, mes achats récents (et l’exemple vaut aussi pour mes amis) sont divisés en deux catégories : les « indispensables » auxquels je suis et resterai fidèle (Belyscendre, la Ruda) ; et les albums possédant une vraie identité alliant qualité audio et packaging bien pensé (le dernier Eths, OK il faut accepter l’ambiance « années 30-viscères-cadavres de lapins-sang » mais c’est une sacrée réussite) ou un concept particulier (le dernier Nightwish propose, dans un boîtier admirablement bien illustré, deux galettes pour le prix d’une, correspondant aux versions complète et instrumentale de l’opus).
De plus en plus d’artistes utilisent à bon escient ce rapport entre l’auditeur et l’objet physique artistique.