Un article brillant, bien écrit et que l’on lit volontiers mais en fin de compte s’apparentant à l’enfoncement de portes ouvertes, ou, si vous préférez, à la découverte de l’eau chaude. Il ne s’agit point de ma part d’excommunier, voire de jeter l’anathème puisqu’il permet à 1984 et à d’autres, j’espère, de rebondir de manière pertinente. Thelonious Monk y est cité, à juste titre, comme un parangon absolu de ce que l’intelligence humaine peut atteindre à travers l’art, pourtant combien de lecteurs d’Avox ont écouté Monk, ou simplement en connaissent l’existence ? L’Art, avec un grand A, sa compréhension profonde et sa mise en oeuvre, demeure un "sport" que seule une infîme minorité est appelée à pratiquer car il requiert un long apprentissage et, par conséquent, beaucoup d’efforts. Désolé si mon intervention (modeste, rassurez vous) peut paraitre élitiste, pourtant l’art est un langage à part entière et en tant que tel il faut d’abord l’étudier. Malheureusement sur ce point toutes les bourriques sont convaincues que ce n’est nullement nécessaire et d’en savoir autant, sinon plus, que les plus fins critiques, lesquels, bien entendu, ne sont que des crétins vendus. La preuve, ils ont détesté les Ch’tis...Soyons sérieux, s’il vous est offert le plus beau livre du monde et qu’il est en Chinois, vous pourrez tout au plus vous en servir pour caler votre table de cuisine tout en vous repaissant de la série Harlequin, par contre si vous pratiquez la langue et si votre culture est au niveau, quelle délectation !
Signé : un Monkolâtre qui vient, devant vous, d’enfoncer d’autres portes ouvertes.
Tres bel article, de grande perspicacité et qui représente une somme considérable de travail. Sinon que dire à propos de la spéculation sur le pétrole qui en fait grimper les prix de façon exponentielle, si ce n’est que le spéculateur en question est en train de scier la branche de séquoïa sur laquelle il est perché à cent mètres de haut et que la chute risque d’être fatalement mortelle, à tel point que, malgré tout l’argent amassé, il n’aura même pas de quoi se payer la sépulture que l’on octroie aux indigents
Réaction au commentaire de Iokanaan, le Baptiste. Merci de tout coeur pour ce commentaire serein, clair et intelligent, l’exact opposé de l’article auquel vous répondez.
Heu, pardon, je n’ai pas pigé tout à fait votre réponse à mon commentaire, ni la cause de votre mépris. Quant à TF1, n’étant pas fan de foot, j’ai dû la regarder une heure (mauvais clic zapette), en tout et pour tout et ce depuis sa privatisation.
Merci pour ce rappel succinct, j’ajoute, si vous le permettez, que c’était un temps où la droite pensait avoir été élue par Dieu, à l’instar des Capétiens et donc pour l’éternité et que tout, absolument tout, l’impunité faisant partie du pack, était dû aux gouvernants en place. L’idée que l’on aie pu remettre en cause cette droite invraisemblable d’arrogance en ’68, appela, suite à une trouille panique, une revanche hystérique, laquelle se poursuivit jusque sous Giscard (affaire Lip, exemple entre cent). Les manants qui avaient osé désobéir aux seigneurs allaient rendre gorge, jusqu’au dernier souffle et, pour ceux qui n’étaient pas nés à l’époque, ils ne peuvent imaginer le ton employé par les ministres quand ils apparaissaient à la télé. Peyrefitte, confit dans un mépris glacé de Ceaucescu outragé et Poniatowsky avec sa tronche de cochon d’abattoir, drapé dans une haine dense, palpable, menaçante. Aujourd’hui, si un ministre s’adressait sur ce ton aux Français, il serait viré séance tenante et muté en tant qu’observateur météo en Antarctique et ce pour le restant de ses jours.