Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Moi, je suis arrivé au moment de « la drôle de guerre », sans que l’on demande mon avis...1940:c’est comme si c’était hier, et pourtant..Milieu agricole, fin du néolithique, j’ai connu la charrue Braband et la paire de boeufs,le rationnement et l’arrivée des Amerlocs..Pour moi, Avox, c’est un bain de jouvence quotidien...à condition de faire le tri !
J’ai fait cette nuit un rêve affreux. Mort, je me trouvais devant le Juge Suprême, qui me déclara d’une voix glacée et tonitruante, en guise de sentance définitive :« Pour ta mauvaise vie,tu seras condamné à regarder TF1 pour l’éternité ».Peut-on imaginer peine plus terrible ?...
Merci de tes interventions comme modérateur , ici comme ailleurs. On aimerait bien que les autres modérateurs interviennent eux aussi parfois, pour justifier tel de leur choix, répondre à un commentaire sur ce sujet. Y a-t-il des règles ou est-ce laissé à l’initiative personnelle ?
Je comprends que nous ne serons jamais d’accord sur un point essentiel :le caractère à mes yeux largement mythique du personnage Moïse.
Même l’historien du MO ancien, jean Bottéro, pourtant croyant et adhérent au message biblique dans son message global,dit, dans « Naissance de Dieu »(folio-histoire) , que, si l’existence d’une sorte de héros fondateur postabrahamique ne fait pas de doute,« le folklore a tout recouvert d’une brume héroïque et miraculeuse ». Bottero fut, je crois, dominicain avant d’entrer au CNRS.(Finkelstein ne renie pas non plus l’essentiel de sa foi juive.)
Il ajoute ;« Il n’est pas facile d’accorder créance à la tradition, postérieure de plus d’un millénaire aux événements...ces récits n’ont été couché par écrit qu’aprés plusieurs siècles ». Beaucoup de théologiens-exégètes catholiques et surtout protestants vont dans le même sens, prenant en compte les études déjà nombreuses des structures des mythes de diverses civilisations (Dumézil, Vernant..).L’analyse des mythes et de la pensée symbolique qu’ils contiennent demande une approche rigoureuse, éclairée par les apports de diverses sciences humaines maîtrisées.C’était déjà la méthode qu’avait pointée Spinoza.
Les « hauts faits » racontés doivent être considérés , si on sort d’un littéralisme aujourd’hui insoutenable, comme des « chansons de geste » qui struturent et unifient un peuple de croyants à la recherche d’’une unité politique autour d’un idéal religieux (voir le contexte politique,bien analysé par Finkelstein).Ne pas oublier que l’actuelle Palestine a été plusieurs fois sous l’occupation égyptienne et on sait que dans ces circonstances les constructions mythiques autour de la nostalgie de la libération peuvent être nombreuses et fécondes.On en a maints exemples.
Discuter à l’infini sur tel ou tel détail de « l’épopée » de Moïse ne conduit qu’à la redondance stérile tant qu’on n’a pas sur l’ensemble du récit une vue globale moins littéraliste et une grille d’interprétation issue d’une exégèse plus distante et plus informée, mettant entre parenthèse, par méthode, toute adhésion religieuse.