Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Sempiternel débat entre la passion et la raison, entre la foi (qui ne repose que sur elle-même et des textes dits inspirés supposant eux-mêmes la foi), et l’analyse critique des sources, sans a priori, telle que l’a inaugurée Spinoza , le théologien Bultman, et bien d’autres...
J’ai été longtemps croyant ,assez connaisseur des textes, un peu « prospérien »,mais, grâce aux outils des sciences humaines et de la philosophie,je peux dire seulement ceci : qu’un certain Jésus, prophète charismatique comme le peuple hébreu en a connu beaucoup, ait existé, je pense que c’est plus que probable, vu les témoignages indirects( je fais peu confiance aux Evangiles, qui résultent d’un empilement-peu cohérent- de traditions tardives et de textes liturgiques des premières communautés de croyants)
Que ce Jésus (nom trés commun à l’époque) ait un caractère divin, là est la question.Nous n’avons comme témoignage de ce caractère que la proclamation de ceux qui en étaient convaincus (trés peu, au début).Donc une adhésion de foi à celui qui se disait« fils de Dieu » (expression qui n’était pas nouvelle et qui peut supporter plusieurs interprétations).
L’exégèse chrétienne est toujours dans un cercle interprétatif( tout comme l’Ecole de Jerusalem). Malgré ses méthodes souvent savantes, elle prend comme postulat indiscutable la prétendue divinité de Jésus et le caractère inspiré des textes s’y référant .Bultman (théologien protestant) disait que sous la gangue des traditions, on ne peut rien dire de Jésus, donc la foi doit être dépouillée de toutes justifications textuelles. Pour ma part, je dirais que celle-ci est superflue et que la petite communauté initiale a bénéficié de grandes chances historiques(même avant Constantin ).Mais ceci est une autre histoire...
A lire avec profit : Mordillat et Prieur :« Jésus contre Jésus »
« L’expression apparaît au milieu du xviiie siècle. La paternité en est attribuée à Jean-Jacques Rousseau : elle désigne alors les idées et sentiments partagés par un peuple ou une communauté. Elle a une connotation péjorative de conservatisme et de contrôle social : elle se rattache à la rumeur et à la morale. »
De ce point de vue, ce sens d’« opinion » est d’un usage plus ancien. Mais ce n’est pas important.Désolé de t’avoir importuné pour une broutille. Déformation professionnele...
Je regrette votre intervention. Les qualités personnelles de LLM , que je ne connais pas, sont sans doute réelles, je vous fais confiance.Mais le problème n’est pas là. Le débat se situe ici sur le terrain politique. Danc ce domaine, on juge les idées, les projets et on évite la confusion des genres.
Oui, je n’oublie pas que Ford a été décoré par l’Ambassadeur du Reich à Détroit (voir mon article sur :le mythe de la bonne guerre), mais l’essentiel est plus loin : un critique aussi cinglante du système (de la part d’un réformiste mou )-trop moral sans aucun doute- passerait-elle dans une copie de Sciences Po ?...