Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Il vous faut revoir TOUTE l’histoire des événements et non pas choisir ceux qui conviennent à vos préjugés, Greg...et vous ne répondez pas aux Juifs qui ne sont pas en accord avec vos thèses...
Ceci dit, Israël DOIT vivre en paix, mais il ne pourra le faire, à mon avis,qu ’à condition qu’il devienne ce qu’il aurait toujours dû être : un état de droit comme les autres, un Etat laïc.
Excellente synthèse, Damien, dénuée de passion et invoquant l’histoire, les faits pour rendre compte du présent. C’est vrai que les faucons israëliens (je n’emploie pas à dessein le mot « juif », trop connoté et sources de polémiques vaines)se sont employés à rendre la paix impossible.
Il est trés facile, par ex, de trouver des preuves que Sharon a oeuvré à une certaine époque à favoriser (non pas à créer) et même à financer des tendances extrêmistes palestiniennes, pour disqualifier celles qui étaient favorables à un processus de paix et rendre quasi impossible toute vélléité de formation d’un quelconque Etat palestinien.
Cette politique de pompier pyromane, extrêmement machiavélique, avec la bénédiction du « Parrain » US ne peut mener qu’à l’échec...
Encore une fois, pour les lecteurs de mauvaise foi ,qui ne vont pas manquer de réagir avec leurs seules passions aveugles comme « arguments », l’énoncé de ces faits n’est pas de l’antisémitisme, ou alors beaucoup de Juifs que je connais et qui partagent ces analyses seraient antisémites !...
On peut aussi écouter la voix de certains Juifs contemporains, israëliens ou non, sur un sionisme qui a perdu ses repères. Par ex :
Shlomo Sand, historien de Tel Aviv, dans Le Monde du 4 janvier 2002 : « Je fais partie des Israéliens qui ont cessé de revendiquer pour eux-mêmes des droits historiques imaginaires : si l’on invoque, en effet, des frontières ou des ’droits’ remontant à deux mille ans pour organiser le monde, nous allons le transformer en un immense asile psychiatrique. De même, si nous continuons à éduquer les enfants israéliens sur la base d’une mémoire nationale à ce point contrefaite, nous ne parviendrons jamais à un compromis historique durable. [...] Jusqu’en 1948, les colons juifs peuvent être considérés comme des réfugiés apatrides. A partir de 1967, les colons qui vont s’installer dans les territoires occupés proviennent d’un Etat qui leur assure une souveraineté. Ce n’est pas la première fois ni, semble-t-il, la dernière que des persécutés deviennent persécuteurs. »
Ou les membres du Bureau national de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) : « Nous affirmons avec force qu’il existe d’autres voix juives, que Juif, sioniste et Israélien, ce n’est pas pareil, que la politique menée en Israël n’est pas seulement une catastrophe pour le peuple palestinien, elle l’est aussi pour les Israéliens. L’UJFP se bat pour détacher les Juifs du soutien automatique et aveugle à Israël qu’on tente de leur imposer. Les dirigeants israéliens ou ceux qui prétendent parler au nom des Juifs français (le CRIF par exemple) cherchent à instrumentaliser l’antisémitisme. Ils ont toujours voulu interdire la moindre critique de la politique israélienne ou du sionisme au nom du souvenir douloureux du génocide. L’UJFP a toujours dénoncé comme indécente cette tentative de récupération. La Palestine n’était pas une ’terre sans peuple pour un peuple sans terre’, les Palestiniens n’ont aucune responsabilité dans le génocide de la dernière guerre mondiale et l’Etat d’Israël n’a aucun droit à s’approprier exclusivement la mémoire de ce crime. »