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Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]

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  • Premier article le 14/08/2006
  • Modérateur depuis le 29/09/2006
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Derniers commentaires



  • ZEN ZEN 7 avril 2014 17:17

    C’est toute la qualité du livre que publient Benoît Collombat et David Servenay, « Au nom de la France », guerres secrètes au Rwanda (éditions La Découverte), que d’explorer ces quatre années qui ont précédé le génocide. Les deux journalistes travaillent depuis des années sur le Rwanda, le premier ayant réalisé de nombreuses enquêtes pour France Inter, le second ayant déjà publié un livre important, en 2007 avec Gabriel Périès, Une guerre noire, enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994).

    Ce que révèle ce livre, c’est d’abord l’ampleur de l’engagement français auprès des troupes du régime dictatorial d’Habyarimana. Formation, armement, construction d’une gendarmerie rwandaise qui sera ensuite l’instrument du quadrillage de la population et de sa mobilisation pour participer aux massacres, opérations spéciales, assistance technique dans les phases de combat : à partir de 1990, l’armée française s’engage crescendo pour sauver un régime qui, en parallèle, met en place les structures qui permettront le génocide.

    Or, et c’est là le point clé, la France ne peut ignorer ce projet génocidaire. Car, dès 1990, les alertes sont faites. Elles se multiplieront ensuite, venues de militaires, des agents de la DGSE, des diplomates et des ONG. En 1993, un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avec trois autres organisations humanitaires documente parfaitement les massacres survenus en 1992, premier acte du génocide. Que fait la diplomatie française ? Elle s’inquiète de son retentissement médiatique ; la politique française restera inchangée... Les alertes se font-elles encore plus détaillées, lorsqu’il est, par exemple, signalé l’achat de cargaisons entières de machettes à la Chine ? Il ne se passe rien de plus.

    C’est ce naufrage politique français que documente le livre de Benoît Collombat et David Servenay. Le choix initial de François Mitterrand n’est jamais contesté ni même questionné durant ces quatre années qui précédent la catastrophe. À partir de 1993, le régime de cohabitation ne vient pas plus remettre en question cette politique. François Mitterrand, sa cellule Afrique, son fils Jean-Christophe Mitterrand, Hubert Védrine, Édouard Balladur, François Léotard, Alain Juppé, son directeur de cabinet Dominique de Villepin, et l’état-major de l’armée, tous persistent dans leur soutien au régime criminel. Un seul homme prend ses distances en envoyant deux notes très critiques à François Mitterrand : Pierre Joxe, lorsqu’il est ministre de la défense avant 1993. Son avis n’est pas écouté..."



  • ZEN ZEN 7 avril 2014 17:07

    Isga
    Oui, trop fort
    Revoyez mon lien sur l’histoire fabriquée...
    "...Si l’identification des pasteurs tutsis comme détenteurs du pouvoir et des cultivateurs hutus comme sujets était déjà fixée à l’arrivée des Européens à la fin du XIX siècle, il est manifeste que les colonisateurs successifs, l’Allemagne et la Belgique, ont joué un rôle crucial dans l’imposition de ce différencialisme. Conformément aux théories en vogue dans l’Europe du début du XX siècle, les colonisateurs ont appliqué la notion de race aux catégories sociales Tutsi et Hutu.

    Considérant les Tutsis, sur base d’ indices anthropométriques, comme plus proches des Européens, le colonisateur belge s’est reposé sur cette « minorité supérieure » pour administrer le territoire rwandais, lui réservant l’exclusivité des postes à responsabilité. À partir des années 1930, les Belges procèdent à des recensements. Les Rwandais sont invités à déclarer le groupe auquel ils appartiennent. Les statistiques donnent les chiffres suivants : 85 pour cent de Hutus, 14 pour cent de Tutsis et 1 pour cent de Twas [2] Ce « fichage ethnique » allait « couler dans le béton » la partition de la société en trois catégories, avec les conséquences que l’on connaît sur le cours de l’histoire du minuscule pays africain.

    Pour en savoir plus  :
     Jean-Pierre Chrétien, L’Afrique des grands lacs - Deux Mille Ans d’histoire, Aubier-Historique 2000, 412 pages
     Gérard Prunier, The Rwanda Crisis, History of a Genocide, New York : Columbia University Press, 1995



  • ZEN ZEN 7 avril 2014 17:03

    Isga
    Revoyez votre histoire, notamment celle des Grands Lacs



  • ZEN ZEN 7 avril 2014 16:58

    Alex
    Aucun document sérieux auquel j’ai pu avoir accès ne parle d’aide au massacre, mais d’autre chose...
    Lisez ce livre pour une toute nouvelle approche
    Relisez mon billet : tout n’est pas qu’hypothése



  • ZEN ZEN 7 avril 2014 12:36

    Merci pour ce lien, riches d’informations engagées, mais à ne pas écarter

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