Mais si, mais si, il y a des noirs et des arabes qui les empruntent... Je viens d’en dépasser 2 ou 3 qui tentaient de faire un peu de rodéo avec, à minuit moins le quart.
Le succès actuel durera-t-il au-delà de l’été ? Ce sera intéressant à observer... Sans doute les usages vont-ils évoluer. En tout cas, certains pensent l’utiliser pour aller d’un mode de transport à l’autre, même pour aller au boulot.
Bilan dans quelques mois.
Depuis 2004, les hôpitaux sont rémunérés à l’activité (à 50% cette année) . Les cliniques, elles, le sont à 100% depuis le 1er mars 2005. Cela s’appelle la T2A (pour Tarification A l’Activité).
Cela explique que les établissements, pour conserver leurs recettes budgétaires, ont tous tendance à vouloir augmenter leur activité, donc, pour une maternité le nombre d’accouchements.
Dans ces conditions, quels que soient les avantages que pourraient procurer les maisons de naissance en termes de confort pour les femmes et les BB, les maternités « classiques » ne vont pas aller dans le sens d’une diminution de leur activité qui leur serait préjudiciable sur le plan financier.
Par ailleurs, la spécialité d’obstétrique est une de celles qui est le plus « sur la sellette » en cas de pépin et dont les procès coûtent le plus cher aux assureurs. C’en est au point que, depuis plusieurs années maintenant, les primes d’assurance des obstétriciens se sont envolées. Les pépins sont rares mais leurs conséquences parfois tellement dramatiques pour les enfants, dont certains restent gravement handicapés à vie, que les sommes en jeu sont colossales ce qui explique les surprimes. Dans ces conditions, les obstétriciens ont tous tendance à s’arc-bouter sur les référentiels de leur profession (les bonnes pratiques) pour minimiser les risques d’incident et, partant, les risques de procès.
Conclusion : on n’est pas près d’aller vers une « démédicalisation » de la naisssance, sauf en cas de grave pénurie d’obstétriciens.
Oui, bien entendu, ces textes je les connais mais je vous parle de la pratique quotidienne et non pas de la théorie...
Que vaut une indemnisation ou la condamnation d’une personne responsable de la divulgation de données médicales au regard des dégâts familiaux, sociaux et professionnels que cela peut entraîner ? Pas grand chose et l’ancienne cancérologue que je suis a vu suffisammenet de drames liés à la rupture de la confidentialité pour être convaincue qu’une extrême prudence doit être de mise en la matière.
Aux USA, les gens sont en train de revenir des dossiers médicaux informatisés en raison, entre autres, de la diffusion sur Internet de milliers de dossiers (en particulier de centres médico-psychologiques pour enfants).
Le point qui me semble important est de bien diagnostiquer le « maillon faible » de la chaîne d’intervenants et ce sont en particulier les informaticiens, souvent excellents techniciens mais pas du tout formés à la réflexion concernant leurs pratiques, ses implications et les conséquences des défaillances de confidentialité. C’est là me semble-t-il que le bât blesse sans compter tous les autres intervenants, vénaux ou aigris, prêts à vendre ou à trahir... ou même à se soumettre à une autorité quelconque pourvu qu’elle exige certaines choses avec assez de force et de conviction.
L’expérimentation du DMP en Pays de Loire a montré une faille majeure de sécurité : le login du patient était constitué des 3 premières de son nom et des 2 premières de son prénom et le mot de passe était identique au login !! Il a suffi à un praticien un peu affûté de tester cette combinaison pour entrer dans le dossier médical d’un de ses patients, complètement à son insu. Lorsqu’il a téléphoné (immédiatement) au GIP-DMP pour signaler la faille, la secrétaire a pris la chose avec beaucoup de flegme, assurant qu’on allait le rappeler... plus tard. Il a quand même réussi à parler à un responsable qui a eu l’air, lui aussi, d’avoir du mal à prendre la mesure de ce qui lui était rapporté. Bref, après quelques péripéties et l’alerte donnée aux associations de patients, l’expérimentation a été suspendue, le temps de prendre des mesures de sécurisation des dossiers déjà ouverts. Cf. le site de Fulmedico sur ce sujet.
Je suis moi-même une convaincue de l’intérêt du partage des informations concernant un patient par les soignants amenés à intervenir dans sa prise en charge mais l’application pratique demande éducation, réflexion et prudence.
Je vais en rajouter une couche...
Médecin d’un département d’information médicale (DIM) dans un hôpital public, je suis confrontée tous les jours à l’informatisation des données médicales (dites données de santé) dans le but de comptabiliser l’activité des établissements pour leur paiement par l’assurance maladie.
Demain, ce sont des systèmes d’information clinique qui seront mis en place, permettant l’accès du dossier médical aux soignants (avec des règles d’accès selon le statut du soignant en question) et la prescription informatisée au sein de l’hôpital.
Ceci semble très intéressant car devrait éviter de nombreux recopiages d’informations sources d’erreurs et faciliter la circulation des informations permettant une amélioration de la prise en charge des patients hospitalisés. MAIS le hic, c’est que tout ceci passe par des phases techniques que seuls les informaticiens maîtrisent. Or, ils ne sont pas médecins ni soignants et n’ont pas toujours une culture très approfondie de la confidentialité des données de santé qui sont ce qu’on a de plus intime (ou presque). Dès lors, quid de ces données ?? Qui va vérifier qu’elles ne seront pas détournées de leur usage au service du patient, qu’elles ne seront pas extraites puis vendues ou données aux assureurs, aux organismes bancaires, à votre employeur ??
Dans l’établissement où je travaille, un informaticien a eu le culot de m’expliquer que les administratifs (directeur, directeurs adjoints, etc.) avaient un droit d’accès aux données médicales puisqu’ils sont soumis au secret professionnel !! sauf que ce n’est pas celui des médecins et que cela change tout... Alors, simple mauvaise foi ou bien tentative d’intrusion dans les dossiers médicaux ?? Tout est possible...
Le vrai souci est que, dès lors qu’une technique existe, on est très tenté de l’utiliser sans forcément réfléchir à toutes ses implications. Prendre le temps de la réflexion, cela s’appelle l’éthique mais, bien qu’on ait ce mot à la bouche en permanence, on s’en sert beaucoup trop peu.
Finael, j’aimerais pouvoir poursuivre une discussion plus approfondie. Des propositions pour cela ?
Oui, les tensions sont perceptibles au sein du MoDem dont certains ne savent pas comment l’appeler : UDF-Modem ou bien MoDem tout court ?
Bariani a dit clairement que l’UDF n’avait pas vocation à se fondre dans le Modem et il exprimait là très bien les sentiments de nombre d’adhérents UDF. Il faudra donc attendre le congrès de l’UDF en novembre pour savoir si ce parti décide de se dissoudre et de participer pleinement au MoDem ou bien s’il poursuit sa route, tout seul comme un grand.
La réaction de Bariani s’explique bien car la réalité est que l’UDF est un parti de notables, qui se situait notablement à droite et que la plupart des nouveaux adhérents du MoDem viennent du PS et des Verts... Choc des cultures, la plupart des « anciens » UDF n’étant pas du tout prêts à intégrer les nouveaux, encore considérés comme des adversaires !!
D’où la réticence des instances actuelles de l’UDF à commencer à structurer quelque chose et à commencer à travailler puisqu’on ne sait pas ce qu’il va advenir réellement de l’UDF.
Mais il est certain qu’il va y avoir une recomposition car, contrairement à ce qui est dit dans plusieurs commentaires, le MoDem n’a nulle vocation à jouer les supplétifs de l’UMP. N’oubliez pas que la plupart des gens qui y sont venus étaient des anti-Sarko et le resteront. Pour ceux qui sont tentés de soutenir l’action de notre nouveau « guide suprême », il restera toujours la solution d’aller adhérer à l’UMP ou de suivre le « nouveau centre » ou le PSLE ou le truc qui donnera à H. Morin l’illusion d’être ailleurs que dans l’UMP !
La vraie question à l’heure actuelle est celle des structures permettant aux nouveaux, impatients, de commencer à travailler en attendant l’automne. Dans certains endroits, il a été créé des associations, provisoires en attendant la structuration du MoDem, avec des commissions qui commencent d’ores et déjà à travailler.
Quant à Quitterie Delmas, le mieux est encore qu’elle la boucle. Elle incarne typiquement ce qui peut amener le MoDem à se casser la gueule : le bobo fier de l’être et complètement démagogue, ne fonctionnant que par blog interposé et prenant les gens par les sentiments sans aucune connaissance réelle du terrain. Bref, aucun métier, aucune légitimité pour une action politique efficace. Elle s’est fait « bananer » pour l’investiture aux législatives dans le 13è arrondissement de Paris, à très juste titre. Pour mémoire, son nom de jeune fille est de Villepin...