L’objectivité n’existe pas. Même animé des meilleurs sentiments, le journaliste, l’éditeur, le diffuseur, le consommateur... chacun apporte des biais inévitables, propres à l’humain comme aux machines dont il se sert (toute caméra est subjective).
Le tout est d’en avoir conscience et de conserver un regard critique. Les médias crédibles s’effortent de présenter les principaux points de vue (ex la BBC), mais on ne peut pas compter sur la seule bonne volonté de quelques uns.
A l’échelle du pays, il est possible de renforcer les garanties pour l’avenir :
- par l’éducation et la pédagogie. Cela vaut pour les médias classiques, mais aussi pour internet. Les enseignants le savent bien, ils doivent déjà sensibiliser leurs élèves sur la distance à prendre avec certaines sources, l’importance de diversifier ses sources (ex Wikipedia est un outil formidable mais à consommer avec modération).
- par le renforcement des règles (législatives et autres) de transparence. j’applaudis naturellement les propositions de passer par des commissions publiques pour les grandes nominations, et sur la nécessité d’interdire le mélange des genres pour des conglomérats fortement dépendants des marchés publics.
Comme « quick fix », il ne serait pas inutile d’imposer une signature claire sous chaque logo de media (ex une société du Groupe Untel - pas l’entité juridique mais le nom sous lequel le public le connait le mieux).