La « decontamination idéologique » ?
Nous avons tous, consciemment ou non, une (ou des) idéologie(s). Les professeurs n’en sont pas exempts.
Ce serait difficile de s’en défaire.
Mais si je peux me permettre une aventure personnelle -oh le vilain !.
J’ai redoublé (honte à moi) ma classe de seconde à une époque où l’on y étudiait en Histoire, la Révolution Française.
La première année j’avais eu un professeur gaulliste, et donc une certaine vision de cette époque.
La deuxième année j’ai eu droit à un professeur communiste.
Durant tout le premier trimestre il m’a sacqué car il était persuadé 1) que je ne suivais pas, 2) que je posais trop de questions afin de perturber son cours.
Et puis je l’ai rencontré un jeudi après-midi en allant rendre ma cargaison de bouquins à la bibliothèque municipale dont lui-même sortait. M’interrogeant sur mes lectures, surprise ! 3 des 5 ouvrages que je ramenais étaient des livres d’histoire. Etonné de mon intérêt pour cette matière, lui qui me prenait pour un cancre, il me fit expliquer comment, entendant deux versions tellement différentes de la même « histoire », j’essayais d’en savoir plus.
Non seulement il m’obtint l’accès à la catégorie « adultes » de la bibliothèque, mais je devins son interlocuteur préféré en classe, à la grande jalousie des autres élèves.
Et ma passion pour l’histoire ne s’est jamais démentie depuis.
Mais à l’époque « l’école » était censée former des citoyens, pas des apprentis.