Malgré les résistances de certains physiciens « puristes », une grande partie de la science moderne est dorénavant également purement spéculative : théorie des cordes et autres candidats à la Grande Unification (gravitaion quantique ...). Il n’est pas certain que le couperet de l’expérimentation tombe de sitôt.
Selon un certain nombre de religions, le couperet ne tombera qu’à la mort de chacun. Vous saurez alors (ou plutôt en l’occurrence vous ne saurez pas si vous avez raison) qui a tort.
Certes, nombre d’eglises se posent en gardiennes du dogme (ne pas confondre d’ailleurs le livre sacré d’une religion et ses dogmes) ; il ne s’agit pas de caricaturer l’ensemble des croyants sur cette position. Sans compter que les dogmes ont l’avantage de poser le discours en évitant l’évanescence fumeuse du courant New Age.
En outre, en mathématique par exemple, il est permis de poser un « dogme » appelé axiome (du genre : Dans un plan, par un point distinct d’une droite d, il existe une unique droite parallèle à d ;), d’en explorer les conséquences (géométrie euclidienne) ; puis de partir d’un « dogme » tout à fait contraire (il existe une infinité de parallèles passant par un même point) qui aboutit à un autre type de géométrie (géométries de Lobatchevsky). Sans que l’on puisse affirmer que l’une a tort ou raison (cela n’a aucun sens puisqu’on arrive à aucune contradiction interne)
De même, les religions explorent, avec des variations, les conséquences d’un certains type de suppositions (Dieu existe) ; tandis qu’un autre type de croyance, l’athéisme, fonde son discours sur la supposition inverse.
Vous posez enfin votre commentaire sur un point de vue quasi moral (obscurantisme,...) Je rappelle que l’athéisme a eu lot d’obscurantisme (Exécution de Lavoisier ; crimes de Lyssenko, aveuglement de Mortillet ; préjugé athéiste à l’égard du Big Bang...) ; que même le fait de posséder la vérité n’évite pas les pires abominations : le darwinisme dit social (version abatardie du darwinisme) a ainsi servi de puissante caution scientifique au nazisme (cf Mein Kampf)
Enfin, souhaitez-vous vraiment donner à la science le monopole de la raison ? La philosophie en serait-elle dépourvue ?