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Commentaire de vraitravailleur

sur Osons une nouvelle nuit du 4 août !


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vraitravailleur 5 août 2007 19:25

Hélène Combe a raison d’écrire qu’il faut une nouvelle abolition des privilèges mais il faut définir qui sont les privilégiés : le 4 août 1789 a été décidée l’abolition des privilèges de la noblesse. Dans l’esprit de ses concepteurs, il s’agissait d’ôter les moyens d’existence à une classe devenue progressivement parasite à partir du règne de Louis XIV.

Pour centraliser l’Etat, Louis XIV avait retiré le pouvoir local aux nobles et l’avait transféré aux intendants (les préfets d’alors). Il a retiré leurs pouvoirs aux anciens féodaux en les indemnisant par des pensions et des prébendes diverses. Deux générations après, leurs descendants étaient devenus des parasites que la révolution a éliminés : tout organisme, s’il veut survivre, doit se débarrasser de ses parasites.

Aujourd’hui, en système électif, l’électeur vote pour celui qui lui promet le plus d’avantages personnels : décider l’abolition des privilèges de parasites, c’est donc perdre des voix, car les parasites votent. Il faut donc savoir cibler mathématiquement les parasites et les éliminer progressivement en les scindant en groupes les plus petits possibles et commençant par les catégories les moins dangereuses.

Apparemment, même les socialistes ont compris que ceux qui se sont enrichis par leur travail ne sont pas des parasites puisqu’ils enrichissent aussi le pays. Par ailleurs, les hommes n’étant pas des poux, il est possible d’obliger le parasite à devenir productif pour la société.

Maintenant, on en vient à la question délicate : qui sont les parasites : les RMIstes, les retraités, les fonctionnaires, les chômeurs, les malades mentaux, les prêtres, les intermittents du spectacle, les permanents des syndicats, les braqueurs de banque, les hommes politiques qui détournent des fonds publics sans se faire prendre parce qu’ils sont toujours du côté du manche, les buralistes qui bénéficient du monopole public d’empoisonner la population, etc ?

A défaut de définir le parasite, les platoniciens qui dirigeaient l’Union soviétique avait défini le non-parasite : celui qui voulait fuir l’Union soviétique parce que sa présence était souhaitée ailleurs. En effet, le parasite ne quitte ni sa famille ni son pays, dont il vit. C’est le cas du noble, du nomenklaturiste ou du privilégié en général.

vraitravailleur


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