Dans l’interview cité, N.Sarkozy la jouait frimeur : il citait le plus GROS livre disponible (avant l’avant dernier Goncourt), le bouquin d’Albert Cohen, en le résumant à sa...quatrième de couvre. Même un étudiant débutant n’aurait pas osé la faire. Il aurait dit c’est comme une « Gorgée de Bière » ou « L’élégance du Hérisson », on aurait ou y croire. Là, c’était flagrant : moins on a de culture, plus on.... Pennac disait chez Pivot « la pire chose qu’on puisse dire à un gamin c’est d’aller lire dans sa chambre » en partant ensuite sur une explication de la sacro-sainteté du bouquin chez ceux qui ne veulent pas lire (et Pennac en sait quelque chose !). Ils préfèrent tous avoir des reliés Skyvertex dorés à l’or fin dans uen vitrine plutôt que de lire des livres de poche. Sarko c’est exactement ça. Chez lui, personne n’avait noté que dans les FRAIS de son appartement, révélés par le Canard, il y en avait pour plus de 12 patates de Bibliothèque, pour plusieurs dizaines de mètres de rayonnage, dans le salon. Comme pour aligner l’Universalis (illlisible) ou les collections reliées cuir ou skaï. Voilà on est, j’ai la définition : on a un président SKAI. Chez les vrais lecteurs, les bouquins sont de poche, et s’entassent partout. Doit-o conclure à un brin de folie, cette habitude de tout vouloir caser à un endroit précis, avec avant tout le souci de l’apparence et de la couverture cuir ? Je laisse ça aux psychologues. Moi, j’aurai préféré, simplement, qu’il lise. Tiens dans le Cohen y’a ça « Devenus protocole et politesses rituelles, les mots d’amour glissaient sur la toile cirée de l’habitude ». Y’avait de la toile cirée à la Lanterne ?