Bonjour morice
Bon article.
J’ai également été sidéré de voir le résultat d’une manipulation médiatique sécuritaire engendrer une telle régression dans les esprits.
Chaque fait divers dramatique explique au travers de la prévention qu’il faut s’en prémunir puisqu’il peut atteindre chacun. Il en découle donc une liste journalière faramineuse depuis que nous sommes entré dans ce processus à la suite de l’achèvement des débats politique faute d’idées nouvelles après l’écroulement du communisme.
Le tabac, le cancer, le sida, les viols, la pédophilie, les femmes battues, les accidents mortel de la route, les feux de maison, de forêts, les inondations, les canicules, les chiens tueurs, les accidents ménagers mortel, les crimes individuels (dont l’on peut noter que ne sont jamais évoqué ceux des femmes), les infanticides, j’arrête car nous savons que nous avons peur de la mort. Alors chacun de ces événements nous rappelle que nous y avons échappé et dans le même temps qu’il faut éliminer ceux qui y conduisent.
Partant de là la recherche de la cause de la responsabilité ne se pose plus seule la réparation préventive d’une récidive s’impose.
Il est bien normal qu’un cerveau y succombe d’autant que la théâtralisation médiatique utilisant l’affect est imparable.
S’enchaîne de fait une régression des comportements qui avaient conduit à la suppression de la peine de mort et au sens de la peine, au seul bénéfice de la vengeance souvent présenté comme un nécessaire passage pour arriver à faire le deuil d’un traumatisme.
Nous sommes là dans un domaine aussi ancien que notre civilisation puisque les juifs face aux justices expéditives par les règlements de comptes instaurent la loi du talion imposant de ne faire à autrui que ce que l’on avait soi-même subit afin de minimiser la disproportion des réponses affectives.
nous nous sommes dans le processus inverse un durcissement constant des peines qui cache ce soucis pernicieux de l’élimination que satisfaisait la peine de mort.
Ensuite le christianisme révolution la pensée par la notion de pardon comme acte qui rompt l’enchaînement de vengeance même par une affliction identique qui peut toucher une personne non concerné pour en faire souffrir une autre.
Le dernier comportement exemplaire à ce sujet fut celui de familles qui n’avaient pas déposé plainte dans le drame des noyés accidentel du camp du vacance en Bretagne d’ecclésiastique (je n’ai plus en mémoire le nom).
Nous allons nous trouver avec un paradoxe énorme. La science à fait la démonstration que nous ne disposons pas du libre arbitre. Que les réponses que nous donnons le sont toujours aux perceptions reçus par nos sens. Dans ce cadre nous sommes en inter relation permanente et la réponse de l’un tient compte des comportements de tous. Il devient donc impossible d’affirmer la responsabilité individuelle puisque chacun a participé à l’acte produit par l’un.
D’un autre côté si l’on considère que le comportement délictueux est le produit du caractère inné il est encore moins opposable à l’individu, alors pourquoi le punir ou le condamner, c’est le cas évoqué dans l’article.
Si l’on considère que le caractère inné modelé par le modèle culturel devient le tempérament culturel du sujet il faut bien admettre alors qu’il l’a été par tous ceux qui ont définis les critères qu’il a du assimiler, pour contraindre son caractère inné à s’y soumettre.
Alors quels sont les événements qui peuvent conduire un sujet à un acte nuisible à autrui par contrevenante au modèle qu’il a reçu ?
Cela fait des siècles que nous essayons de répondre à cette question sans aucun succès sinon de dire que chacun est responsable de ses actes.
Ceci est aujourd’hui une énorme stupidité née du produit de notre ignorance à saisir qu’entre le temps ou nous percevons un événement relayé à notre cerveau par nos sens se passe un laps de temps de l’ordre de la milliseconde avant que le cerveau ne donne sa réponse.
Ceci relégué notre volonté arbitraire au définitif deuxième rend, mais nous ne pouvons pas le percevoir, et sans les outils de précision dont nous disposons nous l’ignorerions toujours.
La conséquence sur le raisonnement si cette connaissance prospère induira forcément une modification de nos comportements dans la perception de ceux des autres, c’est le sempiternel mouvement qui organise à partir de nos sens la pensée « créatrice » qui passe par trois étapes.
Ces étapes sont, la saturation, l’incubation et l’illumination suivant la conception de Hermann von Helmholtz un physicien physiologiste (1821 1894) suivit par celle de Piaget, l’assimilation, l’accommodation, l’équilibration.
Ceci ne signifie en rien que les individus ne seront pas acteurs de leurs actes et qu’à ce titre il faudra se préserver de ceux qui seront de nature à représenter un danger pour les autres de manière passagère ou permanente.
cela ne signifie pas que l’on ne sera pas affligé par un drame.
Mais la recherche de la solution sera obligatoirement autre chose qu’une punition sans sens que satisfaire des victimes vengeresses que par faiblesse les biens pensants n’osent même plus leur dire qu’être victime n’est pas un statut, mais que comme victime la collectivité leur doit réparation car elle aussi a concouru sans le savoir a la réalisation de l’événement qui l’affecte de manière inégale bien entendu, et les psys de tout ordre auront à trouver d’autres formes de résilience
Les deux facteurs cause de cette régression sont la tolérance zéro et le principe de précaution, des arguments électoralistes antinomiques de l’évolution industrielle et mercantile qui réduit le pare-feu naturel, la pensée philosophique, à une tare et accroît tous les risques par la surpopulation des cités, l’apologie de la violence et ses productions a risques.
Alors pas surprenant que les parents des victimes dans cette affaire réclament la condamnation d’un irresponsable.
Je dis souvent qu’il ne peut être demandé aux victimes de raisonner quand leur souffrance émotionnelle réclame vengeance.
Mais la « responsabilité » n’est pas chez elles mais chez tous ceux qui ont exploité politiquement tous ces drames individuels.
Si chacun d’entre nous devions vivre en pensant aux risques potentiels qui peuvent nous atteindre nous en mourrions d’angoisse car notre système biologique nous supprimerait parce que l’environnement lui serait définitivement hostile.
Mais pour le moment nous n’en sommes qu’au développement de la déprime ?
Cette recherche de la condamnation d’un malade mental m’a conduit inévitablement au nazie qui ont éliminé leurs « fou » dans leurs camps ou aux soviets qui les laisser vivre dans des conditions extrêmes. je trouve dramatique que nous en soyons arrivé là.
Cordialement.