Bonjour Sylvain Rakotoarison.
J’avoue que j’ai été surpris quand j’ai lu son nom.
Tu écris « qui est rédigé par un « observateur-citoyen inquiet et en colère » (voir son nom en bas du texte) Gérard Mermet. Et un sociologue spécialiste des tendances des français et prospectiviste, il a créer un cabinet Francoscopie ont il est à la douzième Edition « Francoscopie 2007 » que j’ai d’ailleurs acheté car c’est un très bon ouvrage de référence en dehors de ces commentaires qui lui appartiennent et dont certains sont excellents. Il est également conseillé des entreprises et des institutions. Au lecture de ses commentaires il se situe politiquement comme un néolibéral proche des concepts d’Alain Minc libéral mondialiste, ce qui ne l’empêche pas d’être un brillant professionnel, mais il n’est certainement pas un observateur citoyen inquiet ou en colère.
Je crois que là où tu ignores qui il est, et tu t’es fait manipulé ou tu fais dans la manipulation, ce qui ne correspond pas à ce que tu as l’habitude de donner à lire même si l’on ne partage pas ton point de vue.
Je te joins un commentaire d’un autre article.
J’ai compris ton message mais les caricatures que tu développes sont pires que celle de l’auteur de l’article, car en plus elles sont inexactes dans leur intrication.
La loi du marché est une tarte à la crème où chacun prend ce qu’il veut. Elle n’est en rien la cause du développement des richesses ni des progrès sociaux. Elle peut prendre toutes les figures que les hommes veulent donner à leur échange, or aujourd’hui nos échanges sont encadrés par une organisation de la production codifiée que caractérise le capitalisme. Celui-ci de nos jours est plus moderne car les profits se réalisent, pas seulement sur les biens durables, mais aussi sur les services, sur la monnaie et sur les biens renouvelables. Mais il ne fut jamais historiquement un agent volontaire du progrès social.
Ce n’est qu’une fois le progrès social développé par les oppositions qu’il génère que ses acteurs réclament que les secteurs sociaux deviennent une source de revenues marchande.
Nous vivons cette situation avec la santé et l’éducation.
Si tu doutes de ce que j’avance trouve moi dans son développement historique une décision qui fut socialisante sans avoir été l’objet d’une lutte.
Je veux bien croire qu’il s’investit en Chine et en Inde pour le bien des habitants de c’est pays. Mais alors puisque la plus part de ces investisseur sont des groupes ou des entreprises occidentales pourquoi ne rémunère t’il pas les salariés qu’il emploie à un salaires semblable au notre, parce que la loi du marché qui les guide est réduire tous ce qui diminue les gains. La réponse tu l’as quand dans un super marché se brade des made in china à 1Euro.
Alors tu es libre de penser que ceux qui n’ont comme souci que réduire tes gains et le coût de ton existence sont des instigateurs du progrès social, la propagande à pour objet d’être persuasive au-delà de la réalité. Et ce n’est pas un péché d’y succomber.
Tu peux aussi penser qu’une gauche néo libéral conduira une politique économique différente d’un gouvernement de droite néo libéral. Si tu en espères une différence elle n’est que dans le souvenir d’une gauche socialisante qui n’est plus depuis 1983. Mais soit rassuré tu n’es pas le seul à ne pas l’avoir vu, mais à partir de 1993 pour le parti socialiste c’était clair, et cela c’est confirmé par des accords internationaux de 1994 sur le commerce.
L"AGCS est un accord cadre signé en 1994, actuellement en cours de renégociation dans les couloirs de l’OMC : C’est un accord visant à la libéralisation des Services planétaires. Ces services sont entre autres, l’eau, l’éducation, la santé, le tourisme, l’énergie, le transport...
- A la vue du document de l’OMC S/C/W/50 35,42,47, Salaire Minimum et Sécurité Sociale sont traités par les négociateurs comme des « obstacles techniques au commerce ».
- Selon le mode 4 de l’AGCS, document S/C/W/50 26,60 - S/C/W/46 p9 - S/C/W/29,note des Etats-Unis, 12.00, l’OMC prône le recours à une main d’oeuvre étrangère à faible coût, personnel embauché avec des CDD, sur la base légale et salariale du pays d’origine"
« En effet, en France de 1886 à 1999 les salariés du secteur agricole sont passés de 47% de la population active à 4,2%. Dans l’industrie c’est la productivité qui s’est accrue, les salariés sont restés stables passant de 25,7% à 24,9% des actifs, avec une crête à 35,9% en 1980. Quant aux services ils ont progressé de 27,3% à 70,9 % des actifs. Cet accroissement de productivité et sans égal puisque nous sommes passé de 1793 heures de travail en 1976 à 1355 en 2000 en produisant beaucoup plus. En effet en 1886, 72 ,7% des français produisaient des biens, en 1999 seulement 29,1% produisent des biens. Il faut bien entendu rapporter ces chiffres aux nombres de français actifs et aux volumes de biens produits. Ces données sont extraites de « Francoscopie 2001 » comme quoi l’on peut donner d’autres lecture aux études de Mermet, tout dépend de a qui l’on veut que profite la richesse. Alors à qui a profité cette productivité ? Justifie-t-elle des mesures drastiques ? Nous n’avons de tout temps jamais eu une capacité de production aussi énorme, en quantité et en qualité, c’est cela qui fait la puissance d’un état. Ce qui fait défaut c’est la quantité de monnaie qui circule, et Mr Sarkozy n’a pas plus les moyens que ces prédécesseurs d’en mettre en circulation et doit donc attendre que ceux qui en disposent veuillent bien venir l’investir en France. Mais quand il le fond c’est avec une recherche de retour sur investissement usuriers qui pousse à réduire les coûts par la réduction des salaires et des charges. Cela dit à ceux qui aime discuter politique je leur conseille l’ouvrage de Mermet il est le seul à être aussi complet, mais il n’est pas la « bible »et il faut avoir d’autres sources, mais il est d’un autres niveau que les infos merdiques télévisuelle.
Pour répondre à l’article.
L’opposition dans notre société est un droit, chose que tu ne dois pas ignorer, et le fait d’être un droit emporte celui de s’organiser en son non, voire de lui en fournir les moyens.
L’opposition qui s’exercerait sans l’exercice d’une pression serait vidée de son sens. L’exercice du rapport de force n’est pas un élément de déstabilisation même s’il provoque des difficultés momentanées. Même s’il coûte, l’on ne peut au nom de l’économie interdire la grève, son coût pèsera inévitablement sur le déroulement du conflit, mais c’est autre chose de dire qu’en son nom la grève n’est pas justifiable.
L’absence de cet élément caractérise toutes les dictatures, sans le savoir ceux qui sont favorable à la limitation du droit d’opposition sans exclusive, sont des personnes qui sans le savoir nous préparent un état totalitaire.
Nous ne sommes pas en situations de pénurie ni de catastrophes pour que notre démocratie ne puisse pas supporter ce qui la caractérise, le droit de tout citoyens de se coaliser de s’associer pour défendre au sein d’organisations ses intérêts particuliers.
Ces dernières années c’est inversé un discours qui considère que le rapport de force ne doit pas apporter de gène aux autres citoyens. Tant et si bien que souvent l’on voient ceux qui l’utilisent rendre leur mouvement populaire, faut-il que la régression des citoyens soit grande ou que leur peur l’égale, pour dans un moment de recul social sans précédent ils veuillent se séparer du seul outil qui peut les aider le droit d’opposition sans restriction.
La gêne engendrait par les pressions exercées, ne constitue pas une privation de liberté pour les autres, cette rhétoriques est d’un usage abusif par tous ceux qui sont de permanents spectateurs des événements et ceux qui ne sont pas concernés, (ou plus nuisible quand c’est l’état qui tient ce discours). En cela il n’y a rien d’anormal ces groupes d’opposant aux grèves et autre constituent les éléments de stabilité, sans cela rien ne pourrait ce faire, et l’opposition n‘aurait pas à convaincre de son bien fondé. Mais leur rôle n’est pas d’empêcher l’exercice de l’opposition.
Bien sur les frontières ne sont jamais précises et s’entremêles car rien n’est jamais simple et il n’y a qu’une bonne dose de citoyenneté pour comprendre où se situent les limites à ne pas dépasser, c’est aussi à ce rôle que doivent veiller les organisations représentatives.
D’expérience toute opposition est toujours l’exercice d’une minorité qui grossit parfois mais ne parvient que rarement à être majoritaire. Le test de Milgram dont parle un article démontre bien que seulement 1/3 des individus ont une capacité transgressive de jugement alors que les 2/3 sont obéissant, et pour que la démocratie ne devienne pas une société obéissante totalitaire ils faut que ce 1/3 soit actif. Ainsi dire qu’une grève ne se justifie qu’en cas de majorité est une ineptie d’ignorant, et le France en compte beaucoup, lire « Francoscopie ». Cordialement désolé pour la longueur .
09/12 02:51 - Kicéça
J’ai un peu honte de répondre à une telle contribution. Vous avez le mérite d’être (...)
01/12 11:27 - lionprince
lionprince à PIERREDANTAN Première chose ce n’est pas vous qui me nourrissez. Je (...)
26/11 08:43 - Emile Red
Proudhon vous oubliez une meilleure compétitivité économique, les dividendes ne sont pas aussi (...)
25/11 22:18 - Parpaillot
@ Tristan Valmour : « J’affirme qu’une Société équilibrée, harmonieuse et pacifiée (...)
25/11 17:34 - Proudhon
Je n’arrête pas depuis des années à essayer de convaincre quiconque que la SCOOP est (...)
25/11 17:32 - Emile Red
Toujours aussi juste et incisif M. Valmour. Ces exemples sont à répéter sans (...)
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