En tout cas, encore merci à vous deux pour vos réponses. Je crois qu’un débat apaisé et citoyen sur ce sujet est une bonne chose.
Merci pour vos propres réponses, et veuillez m’excuser pour la mienne, probablement pas très correcte : le débat est long et peut parfois conduire à certaines aigreurs... Merci donc pour votre recadrage cordial 
Dans mon travail, je fais, entre autre, de l’analyse statistique et cartographique des traitements de cancéreux. Les chiffres sont impressionants. Alors bien sur, on ne sait pas vraiment d’ou provient ce taux incroyable de cancer, et rien ne prouve que ce soit du principalement à l’atome.
merci pour ce travail très intéressant ! Doutez, doutons encore et j’espère que vos résultats aboutirons à plus de vérité et de sagesse. Pourriez-vous parler plus en détail de ces résultats, ce serait très intéressant !!
De plus, le bas prix du KWH en France freine considérablement l’investissement sur le marché porteur de l’energie renouvelable.
Là nous ne raisonnons qu’en pur comptable et nous en arrivons à des absudités : il faudrait une énergie plus chère pour se passer du nucléaire et consommer moins. Nous ne raisonnans pas sur le bon domaine : le problème n’est pas un problème de prix. Sur ces questions : énergie à bas coût et peu de gaspillage, la réponse est gouvernementale, stratégique. Evaluer le coût à long terme de la pollution ou le bénéfice d’une énergie peu chère est globalement impossible.
C’est donc une question de volonté politique !
Gardons notre énergie à bas coût, qui nous est un grand avantage, mais réduisons nos dépenses et convertissons nos économies.
Nous raisonnons trop en terme de prix, et cela est malheureusement trop commun. Faisons ce que le consensus de notre société VEUT, et adossons-y les moyens que nous voulons. C’est de la politique, pas de l’économie !
Concernant la question des réacteurs de générations 4, je ne suis pas spécialiste, mais il ne me semble pas que la technique soit actuellement bien au point. J’apprécierais vos lumières sur cette question.
Superphénix fonctionnait et produisait de l’énergie avant son arrêt. De plus, de nombreux projets de réacteurs supportent assez bien l’utilisation du MOX : ils sont en projet, en développement ou même au stade expérimental de par le monde. Ces réacteurs peuvent être utilisés pour produire du dihydrogène (tout comme d’ailleurs le solaire par concentration). Il y a donc de multiples possibilités.
Il faut savoir qu’après l’arrêt de Superphénix, la France a perdu près de dix ans de R&D sur le sujet des surgénérateurs. Il va falloir assumer ce retard (ou plutôt cette perte d’avance).
Il est tout de meme dangereux de parier sur un niveau technique en progression constante durant des siècles.
Vous avez complètement raison. Mais il est trop tard. Nous avons ouvert la boîte de Pandore, et je vois mal toute la population planétaire se passer de pétrole à partir de maintenant. résultat, nous recrachons quotidiennement le carbone de l’atmosphère primordiale, stocké par la vie organique au cours des 4 derniers milliards d’année. Le climat de la terre à l’époque n’avait rien d’affriolant. Nous devons donc éviter cela. Le nucléaire est une partie de la solution. Il va falloir être travailleurs dans les années à venir, pour assurer la survie de nos enfants.
Parfois je vois l’humanité comme un virus, un organisme qui ne vit que par et pour la destruction de son habitat.
Nous abordons ici des notions plus philosophiques, mais l’humanité a quelque chose en commun avec le virus, et avec tous les êtres vivants, c’est d’être programmé pour la survie par 4 milliards d’années de sélection naturelle : il y a des atavismes moins contraignants. Cette sélection naturelle pousse à la compétition, la reproduction, et le contrôle de l’environnement par la suprématie sur les autres espèces. La seule différence est que notre intelligence nous rend terriblement plus efficaces, et que les outils de régulation de la nature deviendront un brin plus violents.
Si nous voulons éviter notre atavisme prédateur et de conflit, il faut pour cela que nous nous détachions de la survie. Quand notre survie ne nous coûtera plus rien, nous nous concentrerons sur des choses plus "futiles", et plus spirituelles. Et alors notre comportement aggressif d’expansion diminuera. On en voit quelques signes dans nos sociétés industrialisées : quand les préoccupations de survie diminuent, la natalité baisse, les domaines culturels explosent, l’aggressivité devient moindre (on ne se bat sur ce forum comme si nous nous battions pour un morceau de pain). ce sont des signes fugitifs, mais ils sont là.
Quand vivre sans le moindre travail (dans le sens travail pour la survie pure) sera possible, alors nous pourrons nous préoccuper d’être humains...