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Commentaire de krolik

sur Tricastin : vers une évacuation des populations ?


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krolik krolik 13 octobre 2008 00:04

@Mr Cabanel,

Que Areva gère mal son contrat avec les Finlandais, véritablement ça ne me fait ni chaud, ni froid. C’est leur problème. l’important c’est qu’il y ait un redémarrage de la filière.
Mais en fait, il apparaît que la vente de centrales ce soit un peu comme la vente des imprimantes à jet d’encre. Vous les achetez pour trois fois rien alors que c’est de High-Tech, mais lorsque vous avez imprimé trente pages et que vous voulez renouveler la cartouche : aïe-aïe-aïe !!
Ce qui fait d’ailleurs qu’AReva gagne pas mal d’argent depuis longtemps sans avoir vendu un seul réacteur depuis plus de 25 ans. Bénéfice qui heureusement retourne au budget de l’Etat.

En ce qui concerne le photovoltaïque l’avantage du projet c’est d’être à priori rentable suivant les lois ordinaires de l’économie sans avoir besoin de faire appel au contribuable ou à une surfacturation du kWh par EDF. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, un de ces jours il faudra bien retourner à la "vérité des prix" ; les "bulles" tôt ou tard ça se dégonfle très brutalement. Une fois que les contrats éoliens seront terminés, j’espère qu’ils auront encore de l’argent pour démanteler les socles en béton des ancrages.
Vous ne pensez qu’a vendre le "surplus" comme s’il y avait des surplus partout, alors que c’est surtout la pénurie qu’il faudrait apprendre à gérer avec vous.

En ce qui concerne le directeur de la Criirad. Vous me renvoyez, vers lui. Mais vous êtes gonflé !
Lui n’a rien dit, n’a rien demandé, n’a pas pris part à la conversation. Ce n’est que vous qui répétez que Roland Desbordes est un scientifique reconnu par ses pairs !
Sur le site de la Criirad je n’ai pas vu qu’il était mentionné que Mr Desbordes était un scientifique reconnu par ses pairs.
Je ne demande qu’à vous croire, le tout c’est que vous m’apportiez la preuve factuelle. je vous l’ai dit c’est très simple, vous me donnez la liste de ses publis dans des revues "avec comité de lecture", même anglo-saxonnes c’est à dire en-dehors du bac à sable franco-français.. C’est tout de même simple comme question.
C’est le critère de reconnaissance par "les pairs" utilisé par tous les scientifiques de part le monde.
En attendant je ne peux que constater que sans réponse de votre part, on se doit de considérer Roland Desbordes comme un arnaqueur. On ne peut pas toujours esquiver les réponses, les justifications, "sans frais"..
D’autant que la Criirad est à la tête d’un certain nombre de désinformations considérables :

- l’histoire du phare de l’espiguette !!

- Les fonds récupérés pour l’institut avec Bandashevsky !! Fonds passés où ?

- L’analyse de l’eau de badoit et de St Yorre. Votre réponse transférée de votre illustre scientifique a été transférée à nouveau sur d’autres sites de discussion, et certains en sont encore pliés en deux de rire. Elle va ressortir un de ces jours à la gloire de la Criirad et de l’ASN pendant qu’on y est.

- etc.../... d’autres casseroles comme les précédentes. Il y a des gens qui établissent la liste de longue date.


- je suppose que vous suivez de près les histoires des boutons d’ascenseurs en provenance d’Inde et transitant dans votre patelin.
Je vous joins ci-après un article du Monde à ce propos.
Il semblerait que ce soit une histoire de contamination de la ferraille par du cobalt 60. Autrement l’histoire bis-répétita qui s’était passée à Taïwan il y a plus de 20 ans. Un ferrailleur récupére des ferrailles avec dedans une source de Co60 normalement utilisée pour des radiographies industrielles qui s’est "égarée". le tout est fondu et transformé, réutilisé dans votre cas sous forme d’acier inox.
Vous voyez une fois de plus ce ne sera pas l’électro-nucléaire qui sera mis en cause, mais l’application industrielle ou médicale de l’atome.
Je ne doute pas que vous allez nous faire un article "de voisinage" sur ce sujet.
Maintenant si cela peut rassurer vos voisins qui travaillent dans cette usine et qui à priori se sont pris de bonnes doses. L’expérience montre que :

- le débit de dose ayant été faible (faible intensité de la source mais exposition longue à proximité conduisant à une dose importante).
Il s’avère qu’un effet d’hormésis se produit dans cas qui s’opère comme une vaccination et rend les cellules humaines plus résistantes. La relation linéaire sans seuil que l’on dit "additive" dans le temps est remarquablement fausse pour les faibles débits de dose.
C’est ce qui est apparu dans plusieurs cas, y compris à Taïwan sur une population de 20 000 personnes concernées dont certaines étaient même arrivées à se prendre des doses létales 50%, excusez du peu !
Je vous avais mis en partage un papier par le Pr Meyniel de l’Université médicale de Clermont-ferrand sur l’hormésis en général.
Donc suivant vos relations avec vos voisins :

- ou vous leur flanquez la frousse terrible quitte à ce qu’ils se mettent à boire ferme et plongent dans le désespoir comme les liquidateurs de Tchernobyl (et les autres habitants également) et finalement se suicident.

- ou vous les rassurez en leur passant le papier de Meyniel (et sur demande je vous en trouve d’autres dans le même style). Ca peut leur regonfler le moral. Et ça c’est important.
De toutes les façons vous avez là une occasion unique de produire un papier sur AV , "avec expérience réelle" et non plus du dogmatisme folklorique.
@+

Le Monde - 11 octobre 2008 - Hervé Morin
Les pérégrinations radioactives de boutons d’ascenseur
 
Mardi 7 octobre, plus de 200 employés de la société Mafelec à Chimilin (Isère) ont été évacués de cette entreprise qui fabrique, entre autres, des composants pour ascenseurs. Motif : la découverte, dans un atelier, de colis émettant des rayonnements ionisants.
Mercredi, une équipe de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a confirmé que des palettes en provenance d’Inde, pour certaines sur place depuis juillet, engendraient bien des débits de dose significatifs. Leur valeur atteint, à un poste de travail, 500 fois le bruit de fond de la radioactivité naturelle.

Les mesures montrent que le rayonnement a pour origine des composants de boutons d’ascenseur contenant du cobalt 60. Du cobalt indien repéré dans des pièces montées en France à destination des Etats-Unis. Un voyage banal pour l’industrie, un risque potentiel pour les salariés : les résultats d’une évaluation des doses reçues par les employés selon les postes devaient être transmis, vendredi 10 octobre, à l’Autorité de sûreté nucléaire, qui va dresser procès-verbal pour infractions au code de la santé publique.


ALERTE DES DOUANES

Gilles Heinrich, PDG de Mafelec, compte faire toute la lumière sur cette " affaire très importante, dans laquelle une entreprise comme la nôtre est dépassée ". Il souligne que l’agence nucléaire indienne a été alertée et que trois fournisseurs pourraient être concernés, qui ont aussi pour clientes les filiales indiennes de grands constructeurs de systèmes électriques ainsi qu’une société belge.

La chronologie de l’affaire, rapportée par M. Heinrich, mérite d’être détaillée. Le 17 septembre, la société iséroise est alertée sur le fait qu’à Roissy ses colis sont détectés par les portiques de mesure de radioactivité. Son transporteur autorise leur départ. Le 3 octobre, Otis, son client américain, avertit Mafelec que des colis sont retenus en douane pour le même motif. Ils entreront, pour finir, aux Etats-Unis. Mais le 7 octobre, Mafelec décide d’alerter les autorités françaises : les douanes américaines viennent de lui signifier que leurs homologues mexicaines bloquent à leur tour des camions.

M. Heinrich, qui a demandé à l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) de se charger des pièces contaminées, veut coopérer avec les pouvoirs publics " pour comprendre comment ce matériel a pu franchir nos frontières sans lancer l’alerte au plus haut niveau plus tôt ".

Pour l’heure, l’origine de ce cobalt 60, un métal formé à partir des matériaux issus des réacteurs nucléaires, aussi utilisé en radiothérapie, reste mystérieuse. L’Autorité de sûreté nucléaire, avec ses homologues, se prépare à une investigation sur toute la filière. De l’Inde jusqu’à l’Amérique, en passant par l’Isère.

 


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