Tous ces pays ont été échaudés par Durban I ; on ne veut pas que cela recommence. C’est normal et c’est pour cela qu’il y a méfiance.
La déclaration de Bernard Kouchner à l’Assemblée Nationale répond en partie à votre question ainsi qu’aux médias alarmistes :
"Il est évident que nous ne
pouvons pas accepter le délit de blasphème, pas plus que nous ne pouvons
accepter qu’un pays ou une religion soit stigmatisé. Sur ce sujet, l’opinion
nationale, mais aussi l’opinion européenne sont très fermes.
Faut-il pour autant nous
retirer de cette conférence ? Le texte qui nous a été présenté il y a
quelques jours a été considérablement modifié dans le bon sens. Ce travail
s’est déroulé sous la plume d’un négociateur russe, aidé par les représentants
d’un groupe de pays. Pour le moment, la notion de blasphème ne figure pas dans
le texte. Celui-ci semble au contraire très acceptable. Il est à nouveau devant
le Comité des droits de l’Homme, à Genève, et il nous sera transmis, dans sa
version définitive, dans deux jours.
Après cette date, à la suite
des experts, un certain nombre de pays rendront leurs conclusions. Si nous
n’avons pas satisfaction, nous nous retirerons de cette commission, et
peut-être poserons-nous la question de notre participation à la conférence, qui
doit se tenir à Genève du 20 au 24 avril."
Il est plus sage d’attendre la suite...