Bonjour et merci pour votre message. Effectivement, la mort encéphalique est un coma dépassé. Le diagnostic de mort se base ici sur l’irréversibilité d’un état. C’est parce que cet état est jugé irréversible que le constat légal de décès anticipé est dit « éthique ». On prévoit la mort de ce patient, pour lequel on ne peut plus rien, et donc on dit qu’il peut devenir donneur d’organes.
Vos questions montrent bien que la mort n’est pas un phénomène qui survient à un instant X, ou T, mais un processus. Se pose alors la question : à quelle mort est-ce que je crois ? Il serait bon d’envisager le don d’organes dans un contexte de fin de vie, votre questionnement le prouve, et non plus seulement de dire aux proches confrontés au don d’organes : « Votre proche est mort, c’est inscrit dans la loi ». Un peu de compassion ! Le donneur potentiel est mort sur le plan légal, mais sur le plan physiologique, c’est un mourant. Alors, encore une fois, à quelle mort est-ce que je crois ?
L’intervention (intrusion) dans le processus de mort pour prélever des organes n’est pas anodin.
On préfère parler de « mort encéphalique » plutôt que de parler de « coma dépassé », afin de masquer une réalité que vous posez pourtant avec vos questions : où placer le curseur entre coma et coma dépassé ? Arrive-t-il qu’on prélève les organes de gens se trouvant dans un coma profond ?
Je ne peux hélàs pas apporter de réponse définitive, dans un sens ou dans un autre, à votre questionnement. Je ne peux que l’appuyer ...