Merci bien pour
cette longue branlette cum verbiage et chiffres de F. Lordon (dont je n’ai lu
que la conclusion, ouf !), tout cela pour aboutir à quoi ? Pour aboutir à dire
(après avoir mis le politique entre parenthèses face à l’économique au début du
troisième paragraphe) que la solution n’est que politique puisqu’il conclut
ainsi :
"Car tout est à
inventer et, pour le coup, cette invention institutionnelle étant entièrement
politique, elle revient entièrement au corps politique — en tout cas à aucun
méta-comité d’experts qui dirait comment organiser les comités d’experts. "
Merci donc à M.
Lordon de faire ce point final. Ca va dans le sens de ce que je viens d’écrire
(un peu plus bas). Pas besoin de bla-bla dépassé puisque ce monde est condamné. Il dit :
« Une longue marche sans doute : celle qui cherche à rendre au corps politique les abstractions de la politique économique. »
Mais pourquoi une si longue la marche et pourquoi se compliquer la vie avec des abstractions ? Pour que l’expert puisse à nouveau y trouver plaisir et celui qui a de l’argent ou du pouvoir s’y fourvoyer à nouveau ? Non, pas de ça. Le vrai progrès c’est de simplifier. Construisons désormais, tant avec le concours du peuple que celui des experts les plus
honnêtes (et non les politiciens corrompus), le système de demain sur des bases très simples, afin que, par la
limpidité et l’équitabilité qu’il procure, chacun puisse y trouver son compte,
sans misère imposée et sans que les uns n’abusent (comme les banques aujourd’hui) d’aucune position stratégique
dans les rouages de ce système pour en profiter en exploitant les autres.